Publié dans Diversité, Identité

Les impacts du racisme sont-ils réels ?

Lors de l’article de lundi sur le racisme, j’en définissais le concept. À la fin, je vous demandais quels étaient les impacts qui y étaient liés. Vérifions si vous avez les bonnes réponses…

L’impact du racisme sur la santé

Selon une étude de l’American Journal of Public Health publié en début d’année, les effets de la discrimination raciale modérée a des impacts sur la santé des gens la subisse. Donc, si la santé est affectée, les autres sphères de la vie sont aussi touchées. La ségrégation que cause le racisme a aussi des effets sur les services reçus. Ils sont plus susceptibles d’être au chômage, d’être incarcérés et d’être malades. L’espérance de vie des immigrants est souvent même réduite comparée à ceux qui n’ont jamais vécu de migration. La santé des nouveaux arrivants est souvent en meilleure santé que les locaux. Par contre, elle se détériore plus rapidement que les autres en raison du conflit culturel qui est inévitable.

L’impact du racisme dès la petite enfance

Plusieurs études sur la capacité des enfants à faire la distinction de race. Les premières datent de 1939. Audale et Feagin, en 2001, nous disaient que dès l’âge de trois ans, les enfants sont capables de différencier les races des individus. Les enfants étant des éponges sans filtre, ils n’ont pas forcément conscience de ce qu’ils peuvent causer comme conséquences. Le premier facteur est le stress qui affecte le bien-être des individus. La discrimination raciale vécue en un très jeune âge influence d’ailleurs le cerveau. Donc, les conséquences sont à long terme. Chez les plus vieux, cette discrimination affecte leurs visions de leur propre ethnie. Évidemment, plusieurs conséquences sont aussi perçues, comme la confiance et l’estime de soi qui sont défaillantes. Par le fait même, ces jeunes sont facilement influençables que d’autres.

L’impact socioculturel et l’impact socio-économique du racisme

Évidemment, ces impacts sont un frein à la participation active de ceux qui en sont victimes. Comme il a été déjà été vu, dès l’enfance, il est possible de faire de la discrimination raciale. Mais même les adultes font en sorte de discriminer les plus jeunes, même inconsciemment. Donc, dès un jeune âge, les conséquences sur l’identité sont importantes. Le sentiment d’appartenance à sa communauté d’origine est donc influencé par cette discrimination. Le rôle des parents est donc important à cet âge.

Le rôle des parents sur l’impact du racisme

En effet, selon une étude de Howard University de Washington DC, la réaction des parents face aux discriminations vécue par leurs enfants est importante. Si les parents sont eux aussi victime de racisme, ils deviennent moins sensibles aux besoins de leur progéniture et de leur offrir un environnement adéquat. Au contraire, bien que cela peut être difficile, il est important d’être sensible à ce que vit l’enfant. Comment ? En démontrant de l’affection et préparant l’enfant à vivre de la discrimination au courant de sa vie. Il ne faut pas oublier que les enfants sont en apprentissage constant. Ils ne savent pas forcément comment expliquer les souffrances qu’ils ressentent. Cela peut causer de la détresse psychologique. De là l’importance d’une attitude positive venant des parents, car l’enfant n’y est pour rien.

L’impact du racisme au quotidien

Le racisme est quelque chose qui se vit au quotidien. Son impact se vit donc, lui aussi, au jour le jour. Les endroits les plus susceptibles de vivre le racisme ? La rue, l’école, le travail, dans les lieux administratifs, dans les moyens de transport, bref tous les endroits publics. Cela peut-être des coups, des insultes, des violences, des inégalités sociales, des contrôles identitaires plus nombreux que d’autres, recherches d’emplois plus difficiles. On dénombre aussi une sous-représentation des minorités dans les médias ou en politique. Le racisme peut être intersectionnel, c’est-à-dire, que certaines personnes cumulent plusieurs aspects discriminatoires. On pense à toutes les personnes racisées qui souffrent de handicap, se définissant comme LGBT ou ayant une identité religieuse qui n’a pas la côte !

L’impact du racisme sur l’identité

Une étude de l’Indiana University mentionne le lien entre l’identité ethnique de femmes filipino-Américaines et leur santé mentale. En effet, un sentiment d’appartenance fort à son groupe ethnique assure que le fait que la dépression est loin. Car le fait d’appartenir à un groupe qui où les membres se soutiennent, il y a une certaine fierté ethnique et des pratiques culturelles qui sont présentent. Forcément, cela fait en sorte que les membres sont plus impliqués dans la collectivité. Cela fait donc en sorte de diminuer les discriminations envers les diverses minorités.

L’impact du racisme en résumé…

Les discriminations envers les minorités culturelles sont fréquentes. Elles ont plusieurs impacts sur la vie des gens, et ce dès le plus jeune âge. Par contre, il y a des solutions pour faire en sorte de diminuer les effets négatifs. Comme mentionné, l’attitude positive des parents auprès de leurs enfants est importante. Celle des adultes, de façon générale, l’est tout autant. En préparant l’enfant au fait qu’il soit éventuellement discriminé est un bien nécessaire. Il est aussi important de savoir s’impliquer auprès de gens de sa communauté ethnique afin de construite une identité et un sentiment d’appartenance très fort. Bref, bien que parfois la discrimination soit inévitable, il y a des solutions qui existent. Et il ne faut pas avoir peur pour aller chercher de l’aide, si nécessaire.

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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