Publié dans Journée internationale, Réflexion

Un enfant, ça travaille ou non ?

Les enfants, dans la culture occidentale, sont des trésors. On les surprotège même un peu trop. On le remarque quand on compare ce que vivent actuellement les jeunes versus ce que l’on a vécu il y a tout juste quelques décennies. Mais ailleurs dans le monde, la situation des enfants n’est pas toujours rose. D’ailleurs, demain le 12 juin, c’est la journée mondiale contre le travail des enfants.

La journée mondiale contre le travail des enfants : initiative de l’Organisation internationale du Travail

Depuis 2002, le 12 juin est consacré à la sensibilisation au travail des enfants. Il s’agit d’une initiative de l’Organisation internationale du Travail (OIT), une agence de l’ONU ayant des représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs de 187 États. L’égalité entre les trois parties est importante, car cela a un impact sur la manière d’appliquer les décisions prises ensemble. La mission de l’OIT a deux objectifs. Premièrement, la promotion des droits au travail. Deuxièmement, elle vise à encourager la « création d’emplois décents, de développer la protection sociale et de renforcer le dialogue social dans le domaine du travail. » La fondation de l’OIT date de 1919, soit après la Première Guerre mondiale. Le but : le principe universel à l’accès à un travail décent. En 1946, après la Deuxième Guerre mondiale, l’OIT se joint à l’ONU comme première agence spécialisée.

Une journée mondiale contre le travail des enfants, mais pourquoi ?

Parce qu’il y a une incompréhension par rapport au concept du travail réalisé par les enfants. Selon l’ONU, cela regroupe plusieurs facteurs qui privent les jeunes non seulement de leur enfance, mais des droits qui y sont associés. On parle de dignité, de réaliser leur plein potentiel, d’aller à l’école et être en bonne santé physique et mentale. Donc, cette journée fait donc référence aux travaux qui sont dangereux pour l’enfant et qui affectent leur développement d’une manière ou d’une autre. Dans le meilleur des mondes, il faut privilégier l’éducation au travail. Ou du moins, ne pas faire en sorte que le travail nuit à l’éducation. Dans certains cas, on parle d’enfants esclaves ou séparés de leurs familles. Forcément, ils se trouvent seuls avec eux-mêmes à risque de développer des maladies graves qu’ils ne peuvent soigner. Les conditions de travail des enfants dans certains pays sont condamnables. C’est variable selon les situations.

 

Le travail des enfants : idées pour son abolition

L’OIT a créé en 1992 un programme international pour l’abolition du travail des enfants. L’objectif est son élimination progressive en renforçant les habiletés des pays concernés pour régler la situation. La manière de procéder ? En faire la promotion. Déjà, beaucoup de pays ont une législation concernant le travail des enfants. Dès 1999, l’OIT a publié une Convention (182) sur les pires formes de travail des enfants. Cette publication a permis d’attirer l’attention sur une problématique à régler. L’une des solutions apportées est d’inciter sur le fait de faire commencer le travail des enfants le plus tard possible. D’ailleurs, un enfant est une personne de moins de 18 ans selon la Convention. La proposition d’un âge légal est mentionnée dans la Convention (138) sur l’âge minimum. En fait, cela est variable selon les pays. En gros, tant que l’école est obligatoire, les enfants ne peuvent travailler. Mais en moyenne, vers 15 ou 16 ans selon les cas.

Les actions contre le travail des enfants

L’OIT suggère de nombreuses actions pour contrer le travail des enfants. Entre autres, pour les gens travaillant dans l’aide humanitaire, il est important de faire en sorte d’aborder cette thématique avec les pays concernés. Cela peut se faire en abordant l’éducation ou en parlant de protection sociale. Mais aussi en axant sur l’accès au travail des adultes. Les droits fondamentaux des enfants doivent aussi être abordés. La protection des enfants contre le fait qu’ils peuvent être enlevés dans le but d’être exploités. Le dialogue semble une bonne solution afin de sensibiliser les gens à la cause. Mais c’est un travail de longue haleine. Pour y arriver, il faut avoir une collaboration entre les différents acteurs. Les gouvernements ont aussi un rôle à jouer auprès des entreprises présentes sur leur territoire.

Le travail des enfants… où exactement ?

Selon le Directeur général de l’OIT, Guy Ryder, les zones les plus touchées sont celles où des conflits et des catastrophes s’y trouvent. Par conséquent, les premières victimes sont les enfants. Pourquoi ? Parce que dans ces cas-là, la destruction des infrastructures a un impact sur la vie des gens. Car, il ne faut pas oublier que les structures humaines volent, elles aussi, en éclats. Pour ces raisons, les enfants se retrouvent dons dans les plus vulnérables. Principalement, s’ils sont migrants. En 2009, il existait près de 60 pays où l’on trouvait des enfants au travail. On parle de pays principalement en Asie et en Afrique, mais aussi en Europe orientale et en Amérique du Sud. On trouve principalement les enfants dans les domaines suivants : le textile, l’agroalimentaire, l’industrie du sexe et l’industrie minière.

Le travail des enfants, présent partout ?

Malgré tout, les enfants travaillent dans tous les pays du monde. Enfant, je gardais mes voisins à 12 ans, même s’il y avait de l’école le lendemain. Et je n’étais pas la seule dans la classe. En sixième année, la grande majorité de la classe avait pris le cours de gardien·ne averti·e. C’est sûr que ce n’est rien de comparable à ce que vivent des millions d’enfants dans le monde. Par contre, même ici, en occident, il y a beaucoup de jeunes qui travaillent dans des milieux désagréable pour eux. Dans la série Fugueuse, on peut le voir une réalité à laquelle on ne pense pas forcément. Combien de jeunes filles se trouvent mêler à la prostitution ou à vendre de la drogue parce que victime de proxénète ? Comme quoi que l’on ne voit pas tout quand on a le problème sous le nez !

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.