Publié dans Réflexion

LE TOUR DU MONDE DES GENS HEUREUX… ÊTRE ENSEMBLE

Être heureux, c’est ce que propose Meik Wiking dans son nouveau livre Le livre du lykke [lu-keu] publié en français en 2018, chez first éditions. La version originale date de 2017. Selon ses dires, pour être heureux, il y a six points à considérer. Évidemment, cela selon la situation de chacun d’entre nous, mais selon l’Institut de recherche sur le bonheur de Copenhague (le site est en anglais seulement), il s’agit des principaux axes pour être heureux. Faisons un tour du monde de ces six points pour voir les différences et les ressemblances qui nous unit. Il s’agit d’une série de six textes. Le premier texte parle du fait d’être ensemble.

Le livre du Lykke (prononcer lu-keu) le tour du monde des gens heureux de Meikf Wiking
Le livre du Lykke (prononcer lu-keu) le tour du monde des gens heureux (c) Myrianne Lemay

Être heureux, ensemble au Danemark

Il existe au Danemark, un modèle d’habitation qui ressemble aux Coops d’habitation au Québec. La différence ? Ces endroits sont créés pour permettre aux gens d’avoir de l’intimité et vivre en communauté. En danois, on appelle ces communes des bofællesskab, une communauté d’habitation. Donc, la disposition circulaire des maisons fait en sorte que l’aire commune ait une place centrale dans le quotidien des gens. L’idée vient, entre autres, de Bodil Graa et date des années 1970. Le but, à l’époque, était de donner plusieurs parents aux enfants. Chaque commune a des maisons privées placées autour d’aires communes comme un jardin, une aire de jeux, une cuisine et une salle à manger. Donc, les familles peuvent passer du temps ensemble et compter sur les voisins. Idem pour les personnes âgées. Selon La Grande Expérience (2013) de Max Pedersen, les statistiques prouvent que la majorité se sente en sécurité et en sont satisfaites.

 

(c) HorsensFolkeblad

Être heureux, ensemble en Australie

À Perth, une famille a eu comme idée de créer un aspect communautaire à sa ruelle pour être heureuse. Cela me fait penser un peu aux ruelles vertes que l’on a au Québec. Il y a donc eu une rencontre initiale où les gens pour faire du remue-méninges pour savoir quels projets les gens voulaient réaliser. Un premier projet s’est réalisé pour les jeunes. Par la suite, des ainé·e·s ont manifesté de l’insécurité par rapport aux divers cambriolages qui avaient lieu dans le secteur. Une liste de contacts a circulé pour y inscrire les informations personnelles, mais aussi les compétences et les besoins des habitants de la ruelle. Bref, cette liste a permis de créer un réseau dans le voisinage. Au fils du temps, divers projets naquirent, comme une chorale, un jardin communautaire, une bibliothèque, un four à pizza et une petite ferme. Cette idée a permis de développer un esprit communautaire et solidaire entre voisins.

(c) Gaïa Presse

Être heureux, ensemble aux Pays-Bas

Les Néerlandais ont eu l’idée en 2006 de fêter les voisins, car pour eux, pour être heureux, il est préférable d’avoir un bon voisin, qu’un ami distant. L’idée de fêter avec ses voisins vient de la France et s’est rependue dans le monde. Aux Pays-Bas, c’est la journée nationale des voisins. Au Québec, c’est la fête des voisins. L’événement a lieu fin mai, début juin selon les cas. Le but est simple : rapprocher les gens d’un même quartier qui sont voisins d’un même secteur. L’initiative veut que ce soit les participants qui organisent les activités, car c’est un événement qui appartient aux citoyens. Par contre, la municipalité et les organismes aident à la promotion et à la communication des activités. Comme toutes les fêtes, il faut de la nourriture, des jeux et des activités de toutes sortes. Le but est des connaître ses voisins et de développer une solidarité entre eux.

Pixabay (c) Alexa_foto

Être heureux, ensemble aux États-Unis

Être heureux après la faillite que Détroit a vécue en 2013, c’est quoi ? En fait, les citoyens ont eu l’idée de changer graduellement les mentalités en favorisant la verdure à la voiture. Les jardins communautaires ont la cote. En février 2017, 1 300 jardins étaient parrainés par Detroit Garden Ressource. Il ne faut pas oublier que les jardins communautaires permettent la rencontre de gens ayant les mêmes intérêts que nous. De plus, cela permet de récolter nos propres fruits et légumes et réduire notre empreinte écologique. Il y a des surplus ? C’est l’occasion de donner au suivant, car plusieurs associations et organismes survivent grâce aux dons. L’impact est donc triple : sociale, économique et écologique.  Et ce n’est pas les espaces qui manquent pour cultiver un potager : toits plats, balcons, bords de trottoirs, etc.

Pixabay (c) skeeze

Être heureux, ensemble au Japon

Au Japon, le moai est favorisé pour être heureux. Le quoi ? Le moai. C’est le fait de se réunir dans un but commun. À Okinawa, s’en ai même une tradition. En fait, le but est de créer des liens qui dure pour la vie. À la naissance d’un enfant, une association se fait entre les différents membres afin de l’aider à faire son entrée dans la communauté. Qu’importe les épreuves, le moai est présent. Après des recherches, j’ai aussi trouvé le concept d’ikigai. Le mot est divisible en deux parties : iki et gai. Il s’agit en fait de la motivation à se lever le matin et, par le fait même, de trouver un sens à sa vie. Le bonheur y est trouvé par le fait même. Pour les gens d’Okinawa, le bien commun est important, ce qui laisse place à la transmission familiale et communautaire.

 

(c) HelloCare Okinawa: The Healthiest Place on Earth https://hellocaremail.com.au/okinawa-healthiest-place-on-earth/

Être heureux, ensemble au Mexique

Le jour des Morts est une fête importante au Mexique. C’est l’occasion d’être ensemble et être heureux. En fait, la fête des morts durent plusieurs jours qui s’étalent de fin octobre à début novembre. Durant ces jours, les morts sont autorisés à visiter amis et famille, qui eux, apportent nourriture et boisson sur les tombes de leurs connaissances afin de festoyer. Il s’agit de célébrer la vie avec la communauté… qui inclut les défunts. Ce n’est pas férié, mais les écoles et certains centres administratifs sont fermés. L’événement fait partie du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO et de l’Inventaire du patrimoine culturel français. Traditionnellement, on commence avec les enfants défunts, appelés angelitos et par la suite, on passe aux défunts adultes. La dernière journée sert à guider les défunts vers leurs tombes. Pour l’occasion, des autels sont créés et installés dans les habitations. Cela symbolise les différents lieux visités par l’âme des défunts.

Pixabay (c) Andi_Graf

Être heureux, ensemble en Afrique de l’Ouest

Pour y être heureux, c’est un peu comme au Danemark avec ses communes d’habitations. Il y a un proverbe qui dit qu’il faut un village pour élever un enfant. Il faut donc comprendre de ce dicton, c’est qu’il s’agit d’un honneur de s’occuper des autres, donc, cela nous rend heureux. Et que l’éducation d’un enfant n’est pas réservée qu’aux parents, mais à tous ceux qui sont en contact avec lui. Ce qui n’est pas rien. Cela a peut-être plus d’importance ou d’impact dans les plus petites communautés, car tout le monde se connaît. Mais même dans les grands centres la force du réseau se fait sentir. Ce proverbe est africain, mais est valable pour toutes les sociétés dans le monde.

Ce qu’il faut comprendre du fait de passer du temps avec autrui, c’est qu’il y a beaucoup de positif. Oui, parfois, certaines personnes nous tombent sur les nerfs, mais ça vaut la peine de les endurer pour un moment. Il y a des sources d’apprentissages dans toutes les situations.

Dans le prochain texte, dans deux semaines, on parlera de la notion de l’argent avec le bonheur. Mais en attendant, est-ce que vous avez des exemples de bon moments passés avec autrui ?

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.