Termes clés pour comprendre les migrants

En 2017, on a entendu parler énormément des migrants. Parfois en bien, parfois non. Par contre, on s’entend pour dire que les mots qui les caractérisent sont vraiment flous. Alors, en voici quelques uns pour bien comprendre leur situation.

Premièrement, on doit faire la différence entre émigration et immigration. Le premier terme est le fait de quitter son pays d’origine pour aller vivre dans un autre pour toujours. L’immigration, c’est l’inverse. C’est celui qui vient s’installer définitivement dans un nouveau pays après avoir quitté celui qui l’a vu naître. La distinction entre les deux est mince, car bien souvent le migrant est les deux à la fois. Mais qu’est-ce qui pousse les gens à migrer? Plusieurs raisons.

Il y a évidemment les guerres, le climat, l’économie, etc., qui font que les gens demandent asile dans un autre pays. On pense aux Syriens ou Haïtiens qui sont venus s’établir ici. Ils sont venus en tant que réfugiés. Mais qu’est-ce qu’un réfugié ? Selon la Convention relative au statut des réfugiés datant de 1951, les deux premiers articles, il s’agit de toute personne qui craint « avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ; ou qui, si elle n’a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle à la suite de tels événements, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner. »

Une demande d’asile est le fait de demander l’admission au pays en attendant que les autorités décident si oui ou non on accepte le demandeur. Mais avant d’en arriver à la demande d’asile, certains sont arrivés au pays de manière irrégulière en contrevenant d’une manière ou d’une autre à la réglementation établie. La situation n’est jamais illégale, mais bien irrégulière. Malheureusement, dans certains cas, il y a du trafic illicite de migrants qui peut se produire. Les gens qui aident à la migration de ces gens le font directement ou non dans le but d’en tirer des profits financier ou matériel. Bien souvent, on entend parler des passeurs. C’est eux, moyennant de l’argent, font en sorte que les migrants ont de faux papiers pour passer les frontières. C’est ce qui est illicite dans les démarches migratoires ! Et la ligne est mince entre le trafic illicite et la traite des personnes, qui elle, utilise la menace ou la force envers des personnes qui sont en étant de vulnérabilité.

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(c) Pixabay PublicDomainPicture

Deux possibilités s’offrent au demandeur d’asile. La naturalisation ou le rapatriement. Dans le premier cas, il s’agit d’un acte fait par une autorité nationale qui à la suite d’une demande offre la nationalité du pays où la demande a été faite. Les conditions étant variables d’un État à l’autre, mais dans le cas de réfugiés, la naturalisation doit être facilitée. Dans le cas de rapatriement, l’État doit s’assurer que le retour des gens concerné se fasse dans les meilleures conditions possibles vers leurs pays d’origine. Le rapatriement est aussi utilisé pour les diplomates et fonctionnaires internationaux lors de moments de crise. Exemple, un ambassadeur qui se retrouve dans un pays en guerre peut avoir droit au rapatriement.

Dans la majorité des cas, la situation est régulière, c’est-à-dire que le migrant est conforme à la situation dans laquelle il se trouve. Plusieurs cas se situent ici, mais on pense en premier lieu au migrant économique ou au rapatriement familial. Bien qu’il n’y ait pas de définition claire, on s’entend pour dire que la migration est un processus décisionnel volontaire de la part de gens qui la prennent. La grande majorité des migrants le sont en pour des raisons économiques, que ce soit dans un sens ou dans l’autre. Lorsque le migrant quitte son pays d’origine pour aller travailler ailleurs, on parle de fuite des cerveaux. Cela peut être bénéfique comme ne pas l’être, car plusieurs pays sont touchés par ce phénomène. Mais s’il y en a qui quitte le pays, plusieurs autres viennent s’établir pour, entre autres, se trouver du travail. Il y a donc possibilité d’équilibre… si on laisse la chance aux migrants économiques de faire leur part.

Source

OIM, Glossaire de la migration, série consacrée au droit international de la migration no.9, 2007

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