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Journée Internationale des personnes handicapées 5 points à connaitre

En 1992, les Nations Unies ont proclamé le 3 décembre comme journée internationale des personnes handicapées. Nous oublions trop souvent certains principes comme celui qui dit que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Mais est-ce le cas pour les personnes ayant un handicap ? C’est ce que nous allons voir, maintenant !

handicapés et amoureux de la vie

Statistiques québécoises sur le handicap

Les statistiques concernant les handicapés trouvés datent de différentes années. Au Québec seulement, près de 10% des personnes de plus de 15ans, en 2012, avait une forme ou une autre de handicaps. Cela représentait 616 740 personnes. Ce que nous pouvons comprendre, c’est qu’il y a un peu plus de femmes que d’hommes qui ont une incapacité et que le nombre augmente avec l’âge. Dans la majorité des cas, cette incapacité est légère.

Dans le cas des moins de 15 ans, c’est l’inverse. Les garçons sont majoritaires et la tranche d’âge la plus touchée est les 5-9 ans suivis des 10-14 ans. Il y a peu de différence entre le nombre de cas légers à modérer et le nombre de cas les plus graves. Mais si nous catégorisons selon les sexes, les filles sont majoritairement des cas légers et les garçons sont majoritairement les cas les plus lourds.

L’accessibilité universelle et le handicap

Selon l’organisme Kéroul, « l’accessibilité de la Ville de Montréal est nécessaire pour l’inclusion sociale de toute sa population. Les résidents ont en effet besoin d’infrastructures et de services adéquats pour vaquer à leurs occupations quotidiennes et se réaliser. » Cela est sans compter les retombées économiques et touristiques que cela peut rapporter ! Comme il a été mentionné, l’accessibilité universelle touche toutes la population, la mère de famille avec de jeunes enfants, une personne qui a une jambe brisée ou toute personne ayant vivant toute autre incapacité temporaire.

Récemment, Kéroul a présenté à la Ville de Montréal un mémoire sur le sujet. Une consultation avait été faite pour faire en sorte que Montréal soit inclusif. On y trouve deux axes transversaux, soit la communication et la formation. Deux axes d’intervention sont aussi mentionnés, soit l’accessibilité des lieux municipaux et des espaces publics et la cohésion sociale et des services aux citoyens concernant l’accessibilité universelle.

La culture et le handicap

Chaque handicap à sa culture. Par exemple, lorsque l’on est en contact avec des déficients intellectuels, ils ont leur propre humour. Par expérience, il ressemble étrangement à celui que l’on avait enfant, mais c’est leur réalité. Idem pour les sourds. D’ailleurs l’expression « culture sourde » est très utilisée. Elle englobe « un ensemble de représentations, de savoirs, de pratiques, de règles sociales, de comportements et de valeurs propres au groupe social constitué par l’ensemble des sourds et de leurs proches qui communiquent avec une langue des signes et partagent un même référentiel, des mêmes lieux associatifs, des mêmes habitudes. » Ils ont aussi leur propre catégorisation communicationnelle : ceux qui parlent et ceux qui signent. Même dans le langage des signes, il y a des différences selon les langues et la géographie. Un sourd québécois va en Ontario ou en France, il n’utilisera pas les mêmes signes pour s’exprimer. D’ailleurs, en France, la culture sourde se voit davantage dans la sphère publique qu’au Québec.

Le handicap en entreprise

Selon l’Office des personnes handicapées du Québec, il y a plusieurs avantages à embaucher des gens ayant un handicap. En voici quelques-uns :

  • Accroître le respect des employés face à la différence ;
  • Améliorer la culture organisationnelle ;
  • Compter sur un personnel stable ;
  • Créer un climat d’entraide ;
  • Démontrer une responsabilité sociale de l’entreprise en adoptant des pratiques qui permettent aux personnes handicapées de participer pleinement à la vie de l’entreprise ;
  • Développer l’esprit de loyauté au sein du personnel.

Évidemment, il y a plus. Mais pour pouvoir engager une personne avec un handicap, il faut s’assurer de plusieurs points, comme l’accessibilité universelle ou le fait qu’elle ait un horaire particulier selon sa condition. Plusieurs initiatives existent déjà favorisant l’insertion professionnelle des handicapés. À vous de voir les possibilités pour aider à trouver la perle rare qui pourra travailler pour vous.

Handicap et immigration

Il peut être difficile pour une personne de handicap de vivre sa propre communauté. Alors, imaginez lorsqu’il y a un historique de migration. Il existe une association qui travaille justement à aider les familles et les gens en situation de handicap qui sont issus des communautés culturelles. Il s’agit de l’association multiethnique pour l’intégration des personnes handicapées (AMEIPH).

Leur mission est de contribuer au développement du plein potentiel et augmenter le pouvoir d’agir de personnes en situation de handicap issues d’immigration et leur famille, en favorisant leur inclusion dans sa société d’accueil. Elle souhaite être une leader dans le domaine de l’insertion des personnes handicapées en contexte migratoire.

Pourquoi une telle association ? Parce que les personnes issues de l’immigration et qui vivent une situation de handicap ont plusieurs barrières à abattre : des barrières personnelles ou systématiques dues à leurs conditions. Non seulement elles peuvent être victimes de racisme, mais de capacitisme.

Bref, avoir un handicap n’est pas une chose aisée. Plusieurs facteurs sont à considérer pour bien les comprendre, mais surtout pour les aider à s’intégrer. Ici, ce n’est qu’une piste de réflexion pour faire avancer les choses, mais j’espère avoir inspiré quelqu’un avec ce texte.