La journée mondiale de l’art existe depuis 2012. Elle est née de l’initiative de l’International Association of Art et l’UNESCO est en soutient à cette instigation. Elle est célébrée le 15 avril de chaque année depuis 6 ans. Pourquoi ? C’est la date de naissance de Léonardo Da Vinci.

Mais pourquoi une journée mondiale de l’art ?

 

Parce que l’art est un moyen d’expression totalement humaine. Il permet la concrétisation des émotions ressenties par l’art. En effet, il parle autant aux sens, aux émotions qu’à l’intellect. La définition de l’art est vague, mais on sait que c’est l’opposition à ce que la nature ou la science peut offrir. Aussi, l’art est défini par l’époque, le lieu et même la culture. Donc, personne ne vous donnera la même définition de l’art. Mais selon le Petit druide des synonymes et des antonymes 5 catégories de synonymes : le talent, la technique, le métier, l’éloquence et la beauté. Sinon, en antonyme, on parle d’incompétence et de maladresse… Moins rassurant 🙂

Street Art (c) dimitrisvetsikas1969 Pixabay

Mais le fait de consommer l’art est aussi un acte réfléchi : on pose un regard, on se nourrit et on réfléchit sur ce que l’artiste veut livrer comme message. Il n’est pas toujours compréhensible, je suis d’accord. Ils ont au moins le mérite d’alimenter les discussions. Mais certains manifestes sont très clairs et permettent une réflexion plus poussée.

La journée mondiale de l’art célèbre quel art ?

 

L’art n’ayant pas de définition précise est donc très large. Dans certains milieux, on préconise la peinture sur tableau. Pour d’autres, ce sont les sculptures ou la poésie. Mais selon plusieurs facteurs, l’art est malléable, transportable et accessible à tous. Dans certaines régions du monde, l’art urbain est présent partout, alors que dans d’autres, il y a une réglementation sur ce sujet. Mais actuellement, dans l’art populaire, on dénombre 11 catégories d’art. Ils sont présents partout dans le monde.

  1. L’architecture ;
  2. La sculpture ;
  3. Les arts visuels ;
  4. La musique ;
  5. La littérature (poésie, dramaturgie) ;
  6. Les arts de la scène (théâtre, danse, mime…) ;
  7. Le cinéma ;
  8. Les arts médiatiques (télé, radio, photo)
  9. La bande dessinée, manga et les comics ;
  10. Les arts numériques ;
  11. Les arts culinaires.
art de la table

Intérieur (c) Koleida Pixabay

Mais pour Étienne Essiau, il en a que 7 qui se situent dans le représentatif et l’abstrait. On y parle donc de

  1. Sculpture/architecture ;
  2. Dessin/arabesques
  3. Peinture représentative ou pure
  4. Musique dramatique ou musique
  5. Pantomime/danse
  6. Littérature et poésie/prosodie pure
  7. Cinéma ou photo

La journée mondiale de l’art dans le monde.

 

L’objectif de la journée mondiale de l’art étant de « souligner l’importance et la valeur de l’art comme agent de construction de la paix dans le monde, de la fraternité, de la liberté d’expression, du dialogue pluriculturel et multidisciplinaire » il est donc normal que ce soit fêter partout dans le monde. En France, cette journée est célébrée en grand, car il semble avoir une diversité d’activités pour l’occasion. L’an dernier, les Jeux de la Francophonie avaient aussi marqué le coup lors de leur passage en Côte d’Ivoire. D’ailleurs pour eux, il était normal de le faire, car l’événement allie autant le sport que la culture. En plus de ça, autant l’un que l’autre favorise les rencontres, l’ouverture et les échanges interculturels. J’ai eu beau chercher ce qui se fait dans le monde, je n’ai rien trouvé d’autre sur le sujet. Peut-être que ce n’est pas assez connu!

Quoi faire pour commémorer cette journée mondiale de l’art ?

 

Oui, la journée mondiale de l’art était hier, mais l’art est quelque chose que l’on consomme tous les jours sans forcément sans rendre compte. Par contre, il y a des activités que l’on peut faire spécifiquement pour cette journée.

  1. Parler de la journée aux différents milieux où la pratique de l’art est présente ;
  2. Demander aux différents milieux de diffusions d’offrir des visites gratuites principalement le 15 avril, mais aussi les dates avoisinantes si possible. Par exemple, lors de long week-end, comme cette année ;

Organiser des activités artistiques dans votre secteur. Cela peut être une activité créative comme une exposition artistique ou une conférence. Vous avez un an pour y penser.

Comme il a été dit dans cet article, l’art est un moyen d’expression et d’interaction. Des organismes utilisent l’art comme moyen d’intervention culturelle et interculturelle. Je pense entre autres à Culture pour tous qui démocratise la culture via diverses activités. Je pense aussi à l’organisme PaalMtl qui intervient auprès des enfants, notamment en développant leur créativité en parlant de la diversité culturelle.

Bref, que l’on veuille ou non, l’art est présent dans notre quotidien. Il permet d’en apprendre sur l’autre et sur notre environnement, car il permet une réflexion et une ouverture vers ce qui est extérieur à nous !

Et vous, quel type d’art vous parle le plus ?

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Aujourd’hui 16 novembre, c’est la journée internationale de la tolérance. Mais qu’est-ce que c’est la tolérance ? Selon Antidote, deux solutions sont possibles. Premièrement, il s’agit du « respect de la liberté d’autrui, de ses manières de penser et d’agir ; respect des opinions politiques et religieuses d’autrui même si on ne les partage pas. » C’est aussi le « fait de s’abstenir d’interdire ou d’exiger quelque chose alors qu’on le pourrait ; liberté qui résulte de ce fait. » Les définitions du Petit Robert 2009 abondent dans le même sens. Mais dans les faits, l’est-on vraiment ?

En fait, j’ai l’impression du contexte. Dans bien dans des cas, nous le sommes. Mais chacun d’entre nous avons des points que nous tenons réellement à coeur. Personnellement, je suis vraiment intolérante au manque de respect, qu’importe la forme. Je suis quelqu’un de patient, mais il se peut que si la personne n’est pas correcte avec moi, j’essaie de l’éviter dans le but de ne pas créer de conflit. Car, quand je me fâche, je traumatise un peu les gens tellement que ça n’arrive pas souvent.

Mais quel type de tolérance a-t-on au Québec ?

Selon Claude Gélinas, anthropologue à l’Université de Sherbrooke, il y en a au moins deux. Le premier est plus pragmatique, c’est-à-dire, qu’on n’a pas le choix de l’accepter. Le deuxième est plus intégratif, c’est-à-dire qu’on va plus loin que juste l’accepté mais aussi à l’intégrer dans la société, car on y voit une valeur réelle, utile pour notre identité collective. Les Québécois se situent majoritairement entre les deux. La tolérance est présente et précieuse quand on se compare avec d’autres sociétés.

Pour Gélinas, la tolérance vient avec la connaissance. Lorsque l’on ne connaît pas certains aspects de l’autre, on a tendance à se méfier de lui. Pour miser sur la tolérance, il faut miser sur l’éducation et la connaissance de l’autre. Cela évite de prendre les préjugés et de se les approprier maladroitement.

Comment procéder?

Pour y arriver, il existe des stratégies à long terme. Dans l’enseignement, il faut laisser de la place pour la prise de conscience en matière de différence. L’aspect anthropologique n’est pas assez enseigné au primaire et au secondaire. Le cours d’éthique et culture religieuse est un bon pas vers la bonne voie, mais on aurait pu éviter de parler de religion. Le but de ce cours est de parler des points communs que l’on peut avoir, mais c’est l’expression de ces points qui font la différence entre deux personnes.

À plus court terme, il faut multiplier les espaces de rencontres et de dialogue entre les citoyens issus de cultures différentes. Le rôle de l’État est de faciliter la création de ces espaces, car c’est au contact de la différence qu’on apprend à accepter ce qu’elle est et faciliter la convergence citoyenne.

Il faut avoir une expertise en la matière d’animer ces groupes de discussions. Pour cela, il y a les médiateurs interculturels. Ils n’ont pas pour mission de trouver eux-mêmes les solutions, mais d’amener les parties à le faire par elles-mêmes. Il s’agissait d’une recommandation de la commission Bouchard/Taylor.  L’État peut aussi avoir pour mission de favoriser ce type d’emplois. Le rôle de l’État est de soutenir l’action citoyenne, car la meilleure façon de favoriser un cadre de vie qui accepte l’interculturalité, les prises de décision ne doivent pas venir de l’État lui-même, mais des citoyens. L’État est là pour appuyer les projets citoyens.

Mais la représentation des immigrants au sien de l’État?

Pour Jorge Frozzini, professeur à l’université du Québec à Chicoutimi, il y a clairement un vide à ce niveau. Cette omission provoque un manque d’accès aux conditions d’implications à la vie active et à la volonté politique. Il y a un lien entre les deux, si l’un n’est pas stimulé, l’autre ne l’est pas non plus. L’équité des relations a aussi son importance. Il faut que les relations entre les différentes strates de la population soient égalitaires pour avoir droit à un partage des pouvoirs. Il s’agit d’un principe fondamental pour que l’implication de la diversité dans les institutions soit un succès. Si la relation est dominant/dominé, la place de la minorité est prise par quelqu’un d’autre qui est censé être influent dans une communauté qui n’est pas la sienne. La tolérance peut être néfaste, car la personne qui tolère se trouve en position de domination. C’est à éviter. Ce qu’il faut faire, c’est reconnaître l’autre comme un égal. Il est donc important de changer les termes, mais aussi nos comportements vis-à-vis l’autre.

Ce que l’on peut comprendre, c’est que la tolérance a un impact sur la vie des gens. Qui dit tolérant, dit éduqué, donc, ouvert d’esprit. Par contre, il existe un manque systémique par rapport aux immigrants. Bien qu’individuellement, chacun d’entre nous tolère l’autre, est-ce que le Gouvernement ou toutes autres instances le font ? C’est une question mérite réflexion.