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Top 5 des répercussions sociales du bénévolat

Demain 5 décembre, c’est la journée internationale des bénévoles. Elle existe depuis 1985 afin de souligner l’impact économique et social des bénévoles sur les communautés où ils interviennent. Non seulement cela a un impact sur les organismes qui ont recours aux bénévoles, mais aussi sur les personnes qui font du bénévolat. Voici un top 5 des répercussions sociales du bénévolat.

Réseau social

Le fait de faire du bénévolat nous permet d’élargir notre réseau social. Cela nous permet de rencontrer des gens qu’on ne connaîtrait pas dans un autre contexte. Cela favorise donc l’intégration dans la société des gens. Plusieurs types de personnes peuvent s’impliquer dans divers organismes. On des parents, des professionnels de tous les horizons, des retraités, des jeunes, des immigrants. Ce qui est merveilleux dans tout ça, c’est que ces rencontres ont habituellement un intérêt commun pour une cause ou un public cible. Cela nous permet d’échanger, de discuter et de voir le monde autrement.

Apprentissages

Le bénévolat est source de plusieurs apprentissages. Tout d’abord sur soi-même. On prend confiance en soi, en son potentiel et en ses compétences. On développe de nouveaux intérêts pour des sujets que l’on a ne soupçonnaient pas avant de s’impliquer. On apprend aussi sur les autres personnes avec qui on travaille, mais aussi notre société, voire même ce que l’on qualifie d’ailleurs. En gros, on peut apprendre une nouvelle langue, une nouvelle culture, de nouveaux mets, etc. Ce n’est pas rien comme apprentissage, car cela peut être bénéfique à long terme.

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crédit: pixabay

Compétences professionnelles

Lorsque l’on fait du bénévolat, forcément, on acquiert des compétences qui nous seront utiles plus tard. On l’inverse, être bénévole nous permet de transmettre nos compétences avec d’autres. Que ce soit des professionnelles avec des ados comme mentors, des enfants qui enseignent l’informatique à des retraités ou une équipe multidisciplinaire qui organise un événement quelconque, il y a une transmission de savoir qui se fait.

Bienfaits

Il y a des bienfaits à s’impliquer bénévolement dans un projet. Que ce soit à court ou long terme, le bénévolat est bénéfique autant pour la personne et l’organisme. Pour la personne, c’est une source de motivation, car on sait qu’en fin de compte, on fait la différence dans la vie de quelqu’un que l’on ne connaît pas. Elle permet d’améliorer notre santé physique et mentale, car le bénévolat nous permet d’être actifs et c’est aussi une source de valorisation.

Pour l’organisme, au niveau économique, l’impact est énorme. Souvent les budgets sont restreints et cela a un impact sur le salaire du personnel, mais aussi sur la réalisation de projets. Alors, le fait d’avoir recours à des bénévoles, l’argent peut aller directement au projet.

Qualité de vie

Le bénévolat a un impact sur la qualité de vie de bien des gens. Sans personne qui s’implique dans sa communauté, beaucoup de services n’existeraient pas. Des gens dans le besoin n’auraient pas accès aux ressources auxquelles elles ont droit. On a qu’à penser aux itinérants, aux immigrants, aux personnes âgées, aux malades et j’en passe. Donc, le bénévolat a un impact, non seulement sur la vie des bénévoles, mais aussi pour les bénéficiaires.

Le bénévolat favorise aussi le sentiment d’appartenance et brise l’isolement. Que ce soit une mère au foyer, un nouvel immigrant, un travailleur autonome, le fait de sortir de sa zone de confort est donc une façon d’améliorer sa vie, mais, comme mentionner plus haut, aussi celles des autres.

Pour s’impliquer, les ressources ne manquent pas. Il existe des programmes qui favorisent l’implication sociale. Il y a une quinzaine d’années, j’ai fait le programme Katimavik et en 2009 l‘Éco-Stage. Ce sont des expériences qui m’ont été importantes dans ma vie. Aussi l’implication scolaire est une belle façon d’avoir des expériences professionnelles, de développer nos compétences et de forger notre personnalité. Mais plusieurs organismes sont à la recherche de la perle rare qui souhaite s’impliquer dans un de leur projet. En fait, le bénévolat est bénéfique pour soi-même, mais les gens qui nous entourent.

Publié dans Identité, immigration

L’implication citoyenne, ou l’art de s’intégrer à sa nouvelle société.

Dans plusieurs lectures ou conférences que j’écoute actuellement, on mentionne que l’immigrant doit s’impliquer pour réussir son immigration. C’est un fait, les gens que je connais qui sont les mieux intégrer sont ceux qui s’impliquent activement dans leur nouvelle société.

Le mieux pour les nouveaux arrivants est de se faire un bon réseau de contacts. Mais pour ça, il faut savoir où aller. Évidemment, il y a les organismes d’aide aux immigrants. Il y en a énormément dans la région de Montréal, mais aussi partout au Québec. Par contre, il faut savoir où les chercher! Plusieurs facteurs font en sorte que les immigrants ne vont pas forcément vers ces organismes. Et cela explique aussi pourquoi ils ne s’impliquent pas comme on le voudrait. Tout d’abord, si l’immigrant ne maîtrise aucune des langues officielles, il aura du mal à se créer un réseau fort et durable. Sans compter que le plus important quand on arrive n’est pas forcément de retourner sur les bancs d’école apprendre une nouvelle langue. La survie passe avant tout. Cela signifie se trouver un toit, un travail, de quoi manger, etc. Il suffit de se rappeler la pyramide de Maslow. Le besoin d’appartenance vient seulement en troisième position. C’est donc dire qu’avant que l’immigrant se sente bien intégrer dans sa nouvelle société, il doit combler les besoins psychologiques et de sécurité avant tout. Aussi, c’est à se questionner à savoir si les organismes sont adéquatement préparés à aider les nouveaux arrivants.

Dans une conférence qui a eu lieu en mai 2016 à l’UQAM dans le cadre du Sommet citoyen pour l’harmonisation des droits universels et l’harmonisation des relations interculturelles Bob White parlait de l’approche citoyenne. Qu’est-ce que c’est? François Rocher explique dans le cadre de l’approche citoyenne, l’individu est perçu comme étant un membre actif de sa communauté. Donc, il est impliqué à sa construction. Pour cela, il doit comprendre les normes de sa société. Pour que cela se fasse chez les immigrants, il faut que la base de la pyramide de Maslow soit comblée. Bob White demande aux organismes qui travaillent auprès des immigrants de les questionner sur le sujet. Pour lui, l’approche citoyenne en est aussi une culturelle. Il faut donc comprendre ce que représente la citoyenneté et l’implication dans la société pour eux. Dans certaines cultures, la femme reste à la maison pour s’occuper des enfants et c’est l’homme qui va à l’extérieur pourvoir aux besoins de la famille. Forcément, pour eux, l’implication citoyenne ne se fera pas comme quelqu’un qui vient d’un pays où les deux sexes sont impliqués activement dans la société.

Bob White recommande aussi aux intervenants de se questionner afin de mieux s’outiller et de faire en sorte que la cohésion sociale entre les divers organismes, les immigrants et la société d’accueil. Aussi, il est important que le sentiment d’appartenance soit développé pour que l’immigrant puisse participer. Si ce dernier sent qu’il n’est pas le bienvenu dans sa nouvelle société, il n’y participera pas. Il préférera rester avec les siens, là où il se sentira utile! Donc, le meilleur moyen de faire en sorte que quelqu’un s’implique dans sa nouvelle société, c’est, premièrement, combler ses besoins primaires et deuxièmement, être guidé par quelqu’un de sa nouvelle communauté. C’est possible, mais il faut que nous aussi on s’implique comme citoyen!