Publié dans Femmes, Intervention

L’intervention féministe : son origine et sa définition

Il y a deux semaines, je vous parlais des différents mouvements féministes. Cette semaine, je poursuis avec l’origine de l’intervention féministe. On est maintenant dans le vif du sujet !

Je rappelle que l’information vient d’une formation en ligne que j’ai faite sur l’intervention féministe. Elle est proposée par l’institut de formation en matière de violence faite aux femmes. Malgré tout, les notions vues peuvent s’appliquer, dans certains cas, à tous types d’interventions.

Soit dit en passant, l’organisme est Ontarien. Il délivre des attestations de formation selon les normes ontariennes. Je ne sais pas si elles sont identiques à celles du Québec. Ou ailleurs au Canada. C’est à vous de voir. Par contre, rien n’empêche de suivre les formations offertes, car elles peuvent être transférables.

La naissance de l’intervention féministe

L’intervention féministe est née dans les années 1960. Aux États-Unis, plus précisément. Elle se nommait alors thérapie féministe. Son but était de pallier aux manquements que les femmes avaient au niveau psychologique.

Elle conteste aussi l’approche très masculine de la psychologie et psychiatrie traditionnelle. Forcément ces méthodes d’intervention étaient discriminatoires envers les femmes !

Dans les années 1970, l’intervention féministe est de plus en plus politique et militante. Et elle cible trois points :

  • Ce que les femmes vivent en privé est aussi vécu collectivement. Les solutions doivent donc en être le reflet.
  • Pour y arriver, l’implication de la société est donc primordiale pour remédier à la problématique. Les structures sociétales et les individus sont la cible de ces changements.
  • Dois favoriser l’autonomie des femmes.

Qu’est-ce que l’intervention féministe ?

Il y a deux volets à considérer pour intervenir auprès des femmes :

  1. Offrir un soutien et un accompagnement ;
  2. Revendiquer les droits des femmes.

Il y a plusieurs principes directeurs qui aident à l’intervention. Mais ils ne remplacent pas la pratique et l’expérience terrain ! L’image suivante représente un résumé de ces principes.  En fait, l’égalité entre les femmes est importante. Ce sont deux femmes qui se parlent. Elles ne se définissent pas comme une victime ou une intervenante. Mais comme individu.

Image tiré de la formation offerte par l’Institut de formation en matière de violence faites aux femmes (c) Capture d’écran Myrianne Lemay

Le respect est aussi important. Certaines décisions peuvent surprendre l’intervenante. Mais combinés ensemble, le respect et l’égalité favorisent l’autonomie de la femme. Cela inclut le fait d’être consciente de sa situation, de cheminer vers une solution en la cherchant activement.

Les caractéristiques d’une bonne intervenante féministe ?

Il va de soi qu’elle est féministe !  Elle croit que les femmes ont des droits et milite dans ce sens. Elle croit au potentiel des femmes auprès desquelles elle travaille. Comme je l’ai mentionné, elle favorise l’égalité entre elle et ses clientes. En plus d’être flexible. Car il faut dire que même si l’intervenante est professionnelle dans le cadre de son travail, elle n’est pas experte pour les autres femmes. Chaque femme possède sa propre expertise par rapport à sa propre vie.

C’est pour cela que l’intervenante féministe place la femme au cœur de son intervention. Personne n’a le même parcours. Le vécu par rapport à une situation diffère donc d’une personne à l’autre. Il est aussi important de considérer toutes les variantes qui affectent la vie d’un individu.

Impact de l’intervention féministe

Oui, il y a des conséquences à l’intervention féministe. En fait, elle fait une critique sociopolitique des différentes problématiques qui peuvent être vécues par les femmes.

Mais l’impact le plus important est le fait de favoriser l’autonomisation des femmes. Donc, à être autonome par rapport à ce qu’elles ont vécu par le passé. Cela passe par l’offre de soutenir les femmes dans leur cheminement vers ce qu’elles jugent le mieux pour elles.

L’intervention féministe augmente aussi la solidarité féminine. Car il s’agit en fait d’une proposition aux femmes de s’unir dans les revendications collectives qui les concernent. Ces revendications se font principalement auprès des décideurs. Que ce soit politique ou systémique. Le but : retrouver l’équilibre des pouvoirs entre les hommes et les femmes.

Ainsi se termine le deuxième texte de la série sur l’intervention féminisme. Revenez bientôt pour en connaître plus sur le sujet.

Je rappelle qu’il y a possibilité de transférer certains principes d’intervention auprès d’une clientèle variée Si vous êtes intervenants, c’est à vous de voir ce qui peut se faire auprès de votre clientèle 😉