Cette semaine a eu lieu la journée internationale du livre pour enfants. Pour cette raison, je ne vous parle pas d’un livre en particulier, mais de l’importance de la lecture pour les enfants.

Pourquoi une journée pour

les livres pour enfants ?

Le 2 avril a été retenue pour cette journée, car Hans Cristian Andersen est née cette journée. C’est qui lui ? Un écrivain danois qui a écrit des contes… pour enfants. Comme la petite sirène, la fille aux allumettes et le vilain petit canard. Cette journée consacrée aux livres pour enfants est parrainée par l’UNESCO et l’international Board on Books for Young People. Les buts de cette journée sont de combattre l’analphabétisme, de permettre l’accès des livres aux enfants ainsi que leur donner le goût de lire. On célèbre cette journée depuis 1967.

L’importance des livres pour enfants

La lecture est à la base un divertissement. Mais, on le sait, c’est beaucoup plus. Elle permet l’apprentissage du langage, donc à s’exprimer. Aussi, elle permet de structurer notre pensée, de façonner notre esprit critique, de voir autrement le monde qui nous entoure. Aussi la lecture est un espace de création. Elle développe l’imaginaire des jeunes et leur permet de s’évader dans un monde qui est autre. Mais elle peut être aussi une manière de s’identifier et de réflechir. La lecture est aussi une forme de socialisation, car il existe un échange entre les jeunes. Ils cherchent des informations, donnent des conseils et partagent des lectures qu’ils ont faites. Que ce soit en temps réel ou sur les médias sociaux.

Aussi, le temps passé avec les plus jeunes qui ne sont pas en âge de lire est important. Cela permet de créer des liens socioaffectifs entre l’adulte et l’enfant. En lisant avec lui ou en lui posant des questions sur ce qui se passe dans l’histoire, vous faites en sorte qu’il soit partie prenante de l’histoire. Le fait aussi de lui consacrer du temps, lui sécurise, le réconforte et lui permet de se sentir important. C’est un moment à intégrer dans la routine du dodo, mais aussi une occasion de discuter avec lui de ce qui se passe dans sa vie et d’enrichir son vocabulaire. Pour les plus petits, si vous ne pouvez pas sortir dehors, une histoire mimée est assez efficace pour brûler un peu d’énergie.

Quelques chiffres concernant la lecture chez les enfants

Dans La Presse, en mai 2017, on apprend que les jeunes lisent beaucoup. Un sondage pancanadien, mené par scholastic auprès de 1939 parents et enfants canadiens, mentionne que 86% des jeunes de 6 à 17 ans, donc en âge de lire véritablement, lisent par plaisir. En moyenne, ils consomment 23 livres par années. Donc, le fait qu’il y ait de plus en plus la présence d’écrans dans notre quotidien n’a pas forcément un impact sur le temps passé à lire. Par contre, la moitié des jeunes ont de la difficulté à trouver le bon livre à lire. Pour Monique Fauteux, directrice du marketing aux Éditions Scholastic, cette donnée est importante et prouve que l’on doit accompagner les parents et les enfants dans les choix littéraires des jeunes.

Initiatives concernant les livres pour enfants

Au Québec, il un programme gratuit qui existe ! Il s’agit d’une naissance, un livre. En fait, lorsqu’un enfant naît, vous pouvez aller l’inscrire dans une bibliothèque participant au programme. Il faut le faire dans la première année de vie. Non seulement l’enfant recevra un livre gratuit, mais aussi un magazine Enfants Québec (ok pas mal plus pour les parents), des fiches des lectures et un disque de chansons des éditions de La Montagne secrète.

Aussi, le Metropolis bleu organise beaucoup d’événements littéraires durant le mois d’avril. La mission est de réunir les gens des arts et des lettres autour des plaisirs de la littérature. Ainsi, la créativité sera exploitée, mais l’interculturalité est aussi ciblée. Des programmes éducatifs et sociaux sont disponibles en ligne, mais peuvent aussi être dispensés en classe.

Lorsque j’étais au primaire, et même dans mes cours d’anglais au secondaire, on avait le club scholastic qui envoyait des feuillets de commandes dans les écoles. On pouvait commander les livres que l’on voulait et les recevoir quelques semaines plus tard. J’adorais faire ça. Je crois qu’on le faisait trois ou quatre fois par année. Encore aujourd’hui, le programme existe, mais en ligne.

Mes livres pour enfants coup de cœur

Les amis de Gilda la Girafe (c) texte Lucie Papineau
Illustration Marisol Sarrasi

Lorsque j’étais éducatrice en CPE, je trainais mes livres personnels dans les groupes que je visitais. C’était ma manière d’attirer les enfants à moi lorsque j’étais de passage dans le groupe qu’un cours laps de temps. Mais même lorsque j’étais régulièrement dans les mêmes groupes, je les amenais, car cela apportait de la nouveauté dans le groupe. Les livres que j’adorais apporté avec moi sont ceux de la série consacrée à Gilda la Girafe et ses amis. Oscar le ouistiti est sans doute le plus populaire. Cette série est de Lucie Papineau et est publiée chez Dominique et compagnie.

 

Frisson l’écureuil (c) Mélanie Watt

 

 

Autre série de livres que j’adorais lire aux enfants était celle de Frisson l’écureuil. Ce personnage me faisait vraiment rire, alors lire ces histoires me faisait vraiment plaisir. La série est de Mélanie Watt.

 

 

 

Mais si vous voulez trouvez des livres écrits par des auteur•e•s racisé•e•s, la librairie Racines librairie Racines est l’endroit par excellence à Montréal pour en trouvez.

 

 

En conclusion

Comme vous pouvez le constater, la lecture commence à très jeune âge. Évidemment, les livres ne sont pas tous donnés, j’en conviens. Par contre, les bibliothèques sont là pour ça. Il n’y a aucuns frais, à moins d’avoir des retards J En plus, cela fait une belle activité à faire en famille. Les écoles le font spontanément si elle est proche d’une bibliothèque municipale. En fait, les livres sont une source impressionnante de développement. Elle ne s’arrête pas à l’apprentissage du vocabulaire, mais a un impact sur le développement global de l’enfant. Ce n’est pas pour rien que dans les cours d’éducation à l’enfance, il y a un cours de documentation enfantine et stimulation du langage présent dans le cursus. Donc, n’hésitez pas à questionner vos éducatrices à ce sujet, elles seront vous répondre et vous conseillez sur le sujet.

 

 

 

Quels sont vos coups de cœurs parmi les livres de vos enfants ?

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Les top 5 du lundi

Aujourd’hui, comme toutes les années depuis pratiquement 30 ans, c’est la journée mondiale des droits de l’enfant. Qu’est-ce que ça implique ? Beaucoup de choses que l’on peut regrouper en cinq catégories de droits. Voici donc ce qu’il faut retenir.

Les droits civils

Ici, on retrouve les droits qui concernent la vie de façon générale. Cela implique tout d’abord, le fait d’avoir le droit à la vie. Ce qui va de soi quand même, mais historiquement, cela signifie le droit de ne pas être tué. L’option actuelle est beaucoup plus positive, n’est-ce pas ? Mais cela implique tout simple d’être protégé des meurtres ou de la violence sous toutes ses formes. Par exemple, le cas tristement célèbre de Guy Turcotte ou le fait de subir les bombardements à répétition en Syrie. De plus, l’enfant a le droit à une identité qui lui est propre par l’attribution d’un nom et d’une nationalité, parfois double ou triple, selon le cas. Les enfants de mon mari ont cette triple nationalité. Ils sont nés au Québec de parents Maroco-Algériens.

Évidemment, qu’importe l’âge, l’enfant à le droit à une vie privée. Sauf peut-être bébé, car là, on s’entend, ils dépendent complètement de l’adulte à tous les niveaux. Mais dès qu’ils gagnent en autonomie et en maturité, ils ont droit à un minimum de vie privée ! Ils ont le droit à la protection sous toutes ses formes, en particulier lorsque la situation l’exige, comme dans le cas d’un handicap ou d’un problème de santé. Par le fait même, tout enfant ne peut être discriminé, dans le cas contraire, il peut avoir accès à la justice.

Les droits économiques

Ici, nous pouvons regrouper trois droits importants. Évidemment, un enfant doit être protégé contre toutes formes d’injustices, comme le travail forcé. On le sait, dans plusieurs pays, cette situation est plus que fréquente. Cela signifie que dans ces cas, qu’un niveau de vie décent n’est pas respecté. Ce qui est dommage pour l’enfant, car cela fait en sorte que sa sécurité est en danger. Par ce fait même, la sécurité sociale doit permettre aux enfants de combler ses besoins essentiels, tels que le fait de pouvoir se nourrir, de s’éduquer et d’être soignés. Dans bien des cas, le manque de ressources financières a donc un impact sur la vie globale de l’enfant.

Les droits politiques

Tout comme les adultes, les enfants ont le droit d’avoir des opinions. Ils peuvent choisir par eux-mêmes quoi dire et comment l’exprimer sans que personne ne leur dise comme procéder. Ils ont aussi droit à la liberté de penser, de conscience et de religion. Donc, si un enfant n’est pas en accord avec les décisions de ses parents, il peut le dire. Du moment que le tout se passe dans le respect de soi et des autres. Donc l’argument de la crise d’adolescence, on repassera. Cela va donc de soi que, si l’enfant peut émettre son opinion, il a aussi le droit d’être protégé en raison de ce qu’il dit. Donc, il ne peut subir de mauvais traitements en raison d’un désaccord avec l’autorité, ni de voir ses droits et libertés être restreint ou même en être privé. On parle des droits fondamentaux, évidemment, pas du droit à l’utilisation de l’internet ou du cellulaire. On peut très bien faire sans. On est quelques-uns avoir traverser notre enfance et notre adolescence.

Les droits sociaux

Tout enfant a le droit d’être nourri et logé par sa famille. En cas de besoin, l’enfant doit être vu par des médecins. Comme dans les autres droits nommés ci-haut, l’enfant doit même être protégé. Ici, il est question de protections contre toutes formes d’exploitations, notamment celles qui touchent à la sexualité, contre l’enlèvement et la drogue, mais aussi contre l’enrôlement avant l’âge de 15 ans en cas de guerre. En matière d’enlèvement, en Amérique du Nord, nous avons l’alerte Amber qui est « un système qui permet d’alerter la population, par tous les moyens médiatiques possibles, pour diffuser de l’information rapidement. L’alerte AMBER est déclenchée lorsqu’un enfant est enlevé et que l’on craint pour sa vie. » Source : http://www.alerteamber.ca/

Les droits culturels

Les droits culturels impliquent le droit à l’éducation. Techniquement, l’éducation primaire doit être gratuite et obligatoire pour tous. Évidemment, dans certains milieux, ce n’est pas le cas, comme dans les milieux aisés. Mais dans les milieux défavorisés ou en voie de développement, cela doit aller de soi. Aussi l’enfant a le droit à des loisirs, car il s’agit là aussi d’une source de formation immense. Et on n’a pas à débourser une quantité phénoménale d’argent. Aller jouer dehors, au musée (les expositions permanentes sont souvent gratuites), les bibliothèques ou les maisons de la culture sont des sources d’apprentissages sur lesquelles on peut compter.

Comme vous pouvez le constater, les enfants doivent être protégés. C’est normal, ils sont parmi les êtres les plus vulnérables de la planète. Cela revient dans plusieurs droits. Il y a aussi une interrelation entre les divers droits. Bien que pour plusieurs adultes, ses droits vont de soi, pour beaucoup de gens, dépendant des régions, cela n’est pas le cas. Dans les secteurs à risques, on constate que les pays les plus pauvres sont très présents. Je n’ai pas de solutions parfaites à vous suggérer pour régler la situation universellement, mais je sais que chaque petit geste compte, même si ce n’est que localement.

Quelles catégories de droits vous touchent le plus ? Pourquoi ?

Une chose que tout le monde a en commun est le fait d’avoir une langue maternelle. Celle apprise à la maison par les parents. Mais forcément, dans une société multiculturelle, il va de soi d’apprendre d’autres langues, d’être polyglotte. Le minimum est d’apprendre l’anglais comme beaucoup de québécois le font. Mais lorsqu’on est issu de l’immigration, c’est souvent bien différent. À la base, il faut savoir parler la langue du pays vers lequel on souhaite s’installer.

Mais personnellement, comme j’essaie d’apprendre l’arabe, j’ai mes petits trucs. Bien que ça ne fasse pas de moi quelqu’un qui parle couramment cette langue, j’arrive quand même avoir des discussion très de base avec les gens. Il faut dire que ce n’est pas une langue qui est facile à parler et qui a un vocabulaire très riche. C’est probablement une des langues les plus complète qui existe en raison du fait que la bouche et la gorge sont utilisées pour l’utilisation des lettres. Pour vous donner une idée, dans mon Coran, j’ai cette image qui explique la provenance des lettres arabes.

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L’emplacement des lettres arabes dans la bouche et la gorge. Photo prise dans mon Coran.

Mais ne vous inquiétez pas, mon Coran n’est pas exclusivement en arabe. J’ai pris un qui a, oui les sourates en arabes, mais qui a une traduction et une page en phonétique. Donc je peux lire le Coran en arabe et comprendre ce qu’il y est écrit grâce à ça. C’est une des manières que j’ai pour apprendre la langue. Si mon mari récite à la maison, je peux donc suivre en prenant la page de la phonétique. Si je suis seule et que je lis la phonétique et qu’un mot me semble familier, j’essaie de trouver l’équivalent en français ou j’essaie de trouver le mot dans la partie en arabe, car j’arrive à lire les lettres. Par contre, si j’essaie de lire en arabe exclusivement, j’ai énormément de difficultés car je n’arrive pas toujours à bien prononcer les lettres ou j’en confonds. Donc, je me trouve meilleure à lire et écouter l’arabe que de le parler.

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Ce à quoi ressemble mon Coran. Il s’agit de la première sourate Al Fatiha.

Pour ce qui est de l’écoute justement, ce que je fais est évidemment écouter des émissions en arabe avec mon mari. Lorsque je crois comprendre un mot, je lui répète ce que je crois avoir entendu, mais ce n’est pas une réussite à chaque fois. Par contre, ça me permet d’apprendre des mots qui ne sont pas forcément issu de la religion.

Personnellement, je trouve important, en tant que convertie d’apprendre, même un peu, la langue arabe. Cela me permet mieux de comprendre lorsque je suis entourée de musulmans et qu’il est question de religion. Par contre, ce n’est pas tout le monde qui ont cette mentalité. Je connais des arabes qui ne veulent pas que leurs enfants apprendre la langue des parents, sauf si c’est pour réciter le Coran. À mon avis, et je ne suis pas la seule à le penser, il est important de comprendre l’arabe quand on est musulman. Car forcément, ça nous oblige à apprendre notre religion et mieux la comprendre. Je ne dis pas de la maitriser parfaitement, mais de comprendre certains mots clés. Et comme je viens de le mentionner, les recherches prouvent que ceux qui sont enclin à la radicalisation sont les jeunes de la deuxième génération qui ne maitrise rien de la culture de leurs parents ni de leur religion.  En plus, c’est tellement facile, quand on est enfant d’apprendre une autre langue. Beaucoup plus facile qu’une fois adulte.

Pour l’instant, je n’ai pas d’enfant, mais il est déjà entendu avec mon mari qu’il allait parler en arabe avec nos enfants, si on en avait. Je sais que c’est le cas aussi de beaucoup de familles multiculturelles. Il existe une langue parlée avec chaque parents  et la langue commune du couple. Parfois s’ajoute la langue de la société d’accueil… L’avantage de cela: avoir des enfants ouverts sur le monde et qui auront des opportunités a en plus finir.

Pour les convertis qui me lisent, voici de quoi à l’air mon Coran. Il existe aussi des exemplaire en d’autres langues, à moins que je me trompe.

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Mon Coran

 

Comme promis un peu plus tôt, je vais vous donner quelques ressources que je connais. Aujourd’hui, celles que je vous donne ont un lien, plus ou moins direct, avec la famille.

Défi’lle et des ailles

Il s’agit d’un organisme qui promeut la situation des femmes, mais particulièrement celle des filles. Étant soutenu par des femmes musulmanes, cet organisme contribue donc à leur développement social, culturel et spirituel dans le but que l’intégration des femmes musulmanes dans la société québécoise leur soit avantageuse. Par conséquent, la famille est aussi impliquée dans les démarches. Les principaux objectifs sont d’œuvrer auprès des filles musulmanes âgées de 10 à 20 ans et de leur famille. Il se veut aussi un lieu d’échange, de communication et de soutien qui permet de développer leur épanouissement social et spirituel dans un milieu de vie comme Montréal. S’adresse particulièrement aux musulmans.

Concertation Femme

Ce lieu se veut accueillant, serviable et chaleureux en favorisant les rencontres, les échanges et le partage entre les femmes de diverses origines. La clientèle ciblée est les femmes ayant des difficultés importantes et nécessitant l’aide appropriée. La sensibilisation à la violence faite aux femmes et l’aide aux victimes sont leurs buts principaux. D’ailleurs, vous pouvez trouver des documents sur ces sujets en différentes langues sur leur site internet. Plusieurs activités sont offertes aux femmes, dont celle qui me les a fait connaître qui se retrouve à être une série d’ateliers qui sera donné cet automne sur l’éducation des filles nées ici de femme venue d’ailleurs.

Photo de Concertation-Femme.

Dans la même veine, le Bouclier d’Athéna, vient en aide aux femmes victimes de violence familiale ou sexuelle. Les services sont offerts en plusieurs langues. Les services sont donc adaptés linguistiquement, mais culturellement. Ce qui est important pour que la femme se sente en confiance et ainsi entrer en contact avec les intervenantes.

RePère

Cet organisme ce veut spécifique aux pères et à la paternité. Plusieurs ateliers, activités et services leur sont offerts. Les principaux objectifs sont le soutien aux pères en difficulté, de leur permettre de définir leur paternité et de valoriser leur rôle de père. Comme l’organisme le dit si bien, « un père c’est important », alors pourquoi ne pas les valoriser en tant que personne en leur donnant les outils nécessaires au développement de leurs compétences. La vision de Repère est de favoriser la coparentalité, car la responsabilité d’un enfant se prend à deux et que le père doit être présent dans la vie de ses enfants. L’approche systémique est favorisée. Et pour être encore plus précis, l’organisme Racines vient en aide aux familles marocaines en difficulté établie ici au Canada. Pour beaucoup de familles originaires du Maroc, les difficultés liées à la relation de couples sont importantes et ont un impact sur la vie familiale et celles des enfants. Il est donc important de les aider. De plus, il ne faut pas oublier qu’être un père immigrant implique deux choses importantes. Premièrement, il est le père et cela vient avec des responsabilités. Dans les différentes cultures orientales, le rôle du père est valorisé, car c’est lui qui est le pourvoyeur. La mère reste à la maison à s’occuper des tâches ménagères et l’éducation des enfants. Les deux rôles ont leur importance et sont complémentaires. En occident, la définition des rôles est différente. Il y a une répartition des tâches et des responsabilités font en sorte qu’il y ait une redéfinition des rôles. Ce qui peut désarçonner n’importe quel homme ayant une vision plus traditionnelle de la vie de famille. Le deuxième point, qui est intimement lié au premier, est l’employabilité. En effet, il est difficile de trouver un travail lorsqu’on est immigrants. Forcément lorsque l’on est chef de famille, ce que l’on veut en premier, c’est de subvenir à ses besoins de base (protection, logement, nourriture, vêtements, l’éducation, etc.). Alors que faire lorsque l’on ne trouve pas de travail et qu’on est surqualifié? L’estime de soi est donc touchée et ébranle donc la confiance en ses capacités parentales.

La dernière ressource est beaucoup plus générale. Il s’agit de la Clinique de psychiatrie transculturelle du CSSS du Cœur-de-l’Île. Il s’agit d’un service de consultation, d’évaluation et d’intervention qui accueillent les gens issus de l’immigration et de la diversité culturelle ayant des problèmes de santé mentale ou d’adaptation culturelle. L’ethnopsychiatrie est le principe qui teint les interventions de la Clinique. Pour demander de l’aide, vous pouvez contacter directement la Clinique ou demander aux intervenants des Centres jeunesse, des CLSC, des organismes communautaires et médecins. Bien que située à Montréal, la Clinique est ouverte aux demandes provenant de l’extérieur de Montréal.

N’hésitez pas à demander de l’aide si vous en avez besoin ou si vous connaissez des gens qui ont besoin d’aide, partagez les informations.

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