Publié dans Femmes

Le travail invisible, vous connaissez ?

Dernièrement, je vous parlais de la charge mentale. Autre sujet qui peut être en lien, c’est celui du travail invisible.

La définition du travail invisible

Qu’est-ce que le travail invisible ? C’est le travail habituellement fait à la maison. Souvent par les mères au foyer. Celui pour lequel elles ne sont pas payées. Comme le ménage, les repas, l’éducation des enfants, aidante naturelle… Il y a 25 ans ce travail invisible valait plus de 11 000 milliards de dollars américains. C’est le salaire qu’auraient dû avoir toutes les femmes travaillant à la maison à s’occuper des membres de sa famille.

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(c) Rawpixel

Depuis plusieurs années, lAssociation féminine d’éducation et d’action sociale (Afeas) milite à l’amélioration des conditions de vie des Québécoises qui s’occupent de leur famille.

D’ailleurs, le premier lundi du moins d’avril est habituellement réservé à parler de ce sujet. Mais je vous en parle aujourd’hui, car le combat se fait au quotidien.

Mais pour être plus précise…

Lorsque l’on parle de travail invisible, c’est en fait un travail qui n’est pas reconnu officiellement. En plus de cela, ce travail est fait bénévolement. Et comme je l’ai dit, ce sont les femmes qui se trouvent dans cette catégorie. Parce que l’on considère normal qu’elles fassent certaines tâches. Comme le fait de s’occuper des enfants ou de ses parents malades.

Il ne faut pas oublier que ce travail rapporte à la société malgré tout. Les femmes contribuent donc à la richesse économique de leur société. Il s’agit d’une problématique assez rependue. Au Québec, c’est 20% des femmes qui travaillent bénévolement d’une manière ou d’une autre.

Il faut donc reconnaître cette réalité, mais aussi trouver un moyen de compenser monétairement ce que les femmes font comme travail.

Travail invisible, l’exclu du combat féministe

C’est ce que raconte le livre Travail invisible, portrait d’une lutte féministe inachevée de Camille Robert et Louise Toupin. Je ne l’ai pas encore lu, je me fie donc à ce que j’ai trouvé comme informations pour aborder ce sujet.

En 1995, selon le Programme des Nations unies pour le Développement, les femmes assuraient la moitié du travail mondial. Pas très étonnant! Elles représentent la moitié de la population mondiale ! À cette époque, seul le tiers de ce travail était rémunéré. Mais comme le travail invisible est en nette progression, la situation ne va pas en s’améliorant.

En partant de cette prémisse, Robert et Toupin mentionnent que le mouvement féministe, au Québec comme ailleurs, ne prend pas en compte le travail domestique. Ce qui est important pour les féministes, c’est l’intégration des femmes dans la société. En restant à la maison à éduquer ses enfants ou en étant aidante naturelle, la contribution sociale n’est pas la même.

Des solutions au travail invisible ?

Il y en a plusieurs ! Premièrement en rendant visible la problématique de la charge mentale. La reconnaissance du travail des femmes, qu’importe son origine est aussi à considérer. Il faut aussi reconnaître le fait que les besoins diffèrent selon notre culture. Le travail invisible est donc normal pour certaines femmes et pourrait permettre l’intégration des femmes en raison des diverses occupations qu’elles ont. En tant que société, on doit reconnaître que les femmes sont majoritaires comme aidantes naturelles. Alors, il faut faire en sorte de les aider.

Un point à considérer, c’est le fait que les stages, au Québec, sont bénévoles dans beaucoup de domaines majoritairement féminins. Personnellement, aucun de mes stages dans le domaine socioculturel n’était payé. Même à la maîtrise !

Aussi, dans les pays défavorisés, il est important de remplacer le travail domestique des fillettes par le fait d’aller à l’école.image-from-rawpixel-id-378677-jpeg.jpg

Ce qu’il faut retenir ?

Que la solidarité entre les femmes est le maître mot pour reconnaître le travail des femmes. Qu’importe ce qu’elles font.