Publié dans Diversité, Identité, immigration, Réflexion

Les Maghrébins, histoire de leurs migrations au Québec

Montréal, ville multiculturelle

Selon un article du Journal de Montréal, les musulmans qui viennent s’établir au Québec proviennent en très grande majorité de l’Afrique à 63,37 %. Vient par la suite l’Asie (32,11%), l’Europe (3.52%), d’Amérique (1%) et l’Océanie (0,78%).  Dans le cadre de cet essai, il sera principalement question des Maghrébins, car non seulement ils font partie du groupe majoritaire dans le phénomène du flux migratoire lié aux musulmans au Québec, mais parce que je côtoie cette communauté depuis plusieurs années.

Qui sont les Maghrébins ?

En résumé, ils sont à la fois Africains, Arabes et majoritairement musulmans, plus rarement juifs ou chrétiens. Ils sont à un carrefour identitaire et culturel qui couvre la Mauritanie, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et la Libye. Le colonialisme français à laisser des traces lors de son passage dans ces pays. Exception faite de la Libye, qui a été colonisée par l’Italie durant plus ou moins trente ans, mais qui a marqué le pays à sa manière. Ce qui en fait un peuple riche d’une culture qui les unit et qui les différencie tous. Mais lorsque l’on parle de Maghrébins, on parle surtout du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie, car leur présence se fait sentir davantage que la Mauritanie ou la Libye. En 2016, on estimait à 1000 le nombre de Mauritaniens présents dans l’ensemble du Canada. Selon le recensement de 2016, le nombre de Libyens au Canada tournerait autour de 3750. Alors que dire du nombre d’entre eux qui vivent à Montréal !

Pourquoi quitter son pays ?

En fait, il existe plusieurs facteurs qui poussent les gens à migrer d’un pays à un autre. Dans l’Atlas des migrations, un équilibre mondial à inventer, Catherine Wihol de Wenden évoque principalement des raisons d’inégalités économiques, sociales, culturelles, alimentaires, etc. ou bien de crises politiques, démographiques ou environnementales. Évidemment, cela provoque plusieurs problématiques autant dans la société d’origine (l’exode des cerveaux) que dans la société d’accueil (chômage élevé).

La réalité du monde Arabe

Une région du globe la plus affectée est celle du monde arabe. Il s’agit de l’une parmi tant d’autres. La révolution de 2010/2011 a fait beaucoup de migrants dans de nombreux pays du monde arabe. Deux raisons permettent d’expliquer cette révolution : la croissance de la démographie et le taux de chômage élevé. Mais plusieurs autres événements, comme la guerre civile en Algérie à la fin du 20e siècle, ont un impact direct sur l’immigration du monde arabe. Mais le Maghreb est aussi une terre de transit pour d’autres migrants venant d’Afrique subsaharienne. Les voies empruntées varient selon la destination. Mais il est aussi vrai que le Maghreb est l’un des pôles d’attraction migratoire. Les Africains y vont pour fuir, les Chinois pour y investir.

La réalité du Proche-Orient

Le Proche-Orient, autre partie du monde arabe gravement atteinte de conflits qui perdurent dans le temps. On pense notamment à la Syrie et à la Palestine. Ces deux pays ont un nombre important d’expatriés. Selon Wihol de Wenden, la Palestine en a 5 millions depuis 1948 et la Syrie 4 millions depuis 2011. Ces gens se trouvent dans les pays voisins ou ailleurs dans le monde. Les conflits armés sont diversifiés et ils incluent les aspects ethnoculturels, religieux ou identitaires. Pour ces raisons, des minorités sont victimes de conflits qu’ils n’ont pas cherchés, et ce, à cause de leurs différences.

Pourquoi choisir le Québec ?

Toujours selon Wihol de Wenden, au Canada, 25% des Canadiens sont nés à l’étranger. Pourquoi ? Parce que, depuis 1967 la politique migratoire a changé. Il n’y a plus de favoritisme et les portes sont ouvertes à tous. Ce qui a une influence sur les différents flux migratoires. Par exemple, en 2011, 63% de l’immigration concerne le regroupement familial suivi de loin par l’immigration économique à 25%. Loin derrière, les réfugiés sont estimés à 12% de l’immigration vers le Canada. Le Canada, comme le Québec, choisissent les immigrants en fonction de points. Par contre, la ressemblance s’arrête là. En effet, le Québec, qui a sa propre loi de l’immigration depuis 1971, encourage davantage le fait de parler français et la qualification que le reste du Canada qui avantage le capital humain. Donc, toutes personnes parlant français sont favorisées au Québec, ce qui explique la présence de Maghrébins au Québec.

La présence de Maghrébins au Québec

Ces derniers sont dans la Belle Province depuis plusieurs décennies. Il est possible de remonter jusque dans les années 1970 pour trouver des traces de cette immigration. À cette époque, il s’agissait surtout d’étudiants. Surtout ceux qui venaient pour faire des maîtrises ou des doctorats ! Du moins, c’était l’objectif initial. Car bon nombre d’entre eux se sont mariés ou trouvé un emploi. Et beaucoup devaient aussi rembourser des dettes étudiantes. Mais ce ne sont pas les seuls. Rachida Azdouz mentionne dans son texte Les québécois d’origine maghrébine publié dans Histoires d’immigrations au Québec, qu’il y a des électrons libres qui sont venus s’établir ici. Ces électrons, expressions aussi utilisées par Bouchra Manaï, sont des artistes, des jeunes couples, des gens qualifiés en quête de liberté et d’opportunité que l’Europe ne peut leur offrir.

L’arrivée de masse des maghrébins au Québec

Par contre, dès les années 1990, plusieurs vagues massives d’immigrations ont lieu à partir du Maghreb. Actuellement le troisième bassin de recrutement en matière d’immigration, le Maghreb a permis en premier lieu des immigrants de l’Algérie. Pour cause de guerre civile. Le Maroc et la Tunisie ont, eux aussi, envoyé de leurs compatriotes pour diverses raisons. Depuis 1996, le Québec a fait le choix de séduire les Maghrébins à cause de leurs qualités : ils sont jeunes, scolarisés et parlent français ! Et cela a tellement fonctionné qu’une fois au Québec, plusieurs points négatifs se font remarquer : chômage, précarité, socialisation défaillante, etc.

Montréal et les Maghrébins, une histoire d’amour

Comme mentionné au début d’article, 90% des quelques 300 000 musulmans, toutes origines confondues, habitent Montréal. Pour le Maghreb, en 2011, Statistiques Canada estimait à 90 630 maghrébins dans l’agglomération montréalaise. Sur l’Île, on trouve des maghrébins cinq arrondissements : Ahuntsic-Cartierville, Côté-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce, Ville St Laurent, Saint Léonard et Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension.

Le Petit Maghreb

D’ailleurs dans cet arrondissement, il y a un secteur appelé Petit Maghreb. Cet endroit se situe principalement sur la rue Jean Talon, entre le boulevard Saint-Michel et le boulevard Pie IX, mais déborde sur la rue Bélanger. On y trouve différents commerces : restaurants, boutiques de vêtements, boucheries, cafés, etc. L’arabe y est entendu comme tous les dialectes maghrébins. Pour Bouchra Manaï, ce secteur, qui s’est construit grâce aux histoires des immigrants, fait partie intégrante de l’histoire, urbaine et sociale, de Montréal. Les Maghrébins agissent de façon identique aux immigrants les ayant précédés : ils se regroupent afin de marquer leur territoire, leur identité.

La construction du Petit Maghreb

En effet, l’arrivée des Maghrébins à Montréal s’est fait par étapes. Il y a eu celle déjà mentionné des électrons libres, qui correspond à l’arrivée des premiers immigrants. Ces électrons s’installèrent partout dans la ville, car il n’y avait pas encore d’endroit à eux. À ce moment l’identité maghrébine n’est pas encore défini. Ce sont les précurseurs qui ont fait en sorte que le Petit Maghreb se construit graduellement, un commerce à la fois. Comme les maghrébins ne trouvent pas d’emplois dans leurs domaines d’étude, ils se reconvertissent dans le commerce. Le Petit Maghreb explose entre 1998 et 2004, à l’époque des pionniers, époque où l’économie se développe à grand V. Les montréalais découvre aussi un endroit où il est possible d’acheter des produits exotiques. À partir de 2005, l’époque des développeurs du Petit Maghreb débute. C’est à partir de ce moment que ce dernier marque son territoire grâce à la socialisation. La dernière étape est la stabilité. Depuis 2011, le quartier est là pour rester. Mais le secteur garde une saveur très touristique, car il permet de voyager à petit prix.

La construction de l’identité et le Petit Maghreb

L’avantage d’un secteur comme le Petit Maghreb concerne la sociabilité. Les plus jeunes peuvent s’y développer une identité nouvelle au contact des anciens. Quant à ces derniers, il utilise le secteur pour le quotidien, comme les achats de pains et autres. Par contre, dans beaucoup de cas, les hommes se rencontrent dans les cafés, les femmes à la maison. Comme au bled. Mais les choses changent graduellement.

Bref, les maghrébins aiment bien vivre à Montréal, mais il y en a quand même qui vivent ailleurs. Êtes-vous capable de me dire où ils vivent ???

Références

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Les réalités des peuples autochtones dans le monde

Je vous ai déjà parlé de la journée nationale des autochtones qui avait lieu le 21 juin dernier au Canada. Vous pouvez relire le texte ici. Par contre, aujourd’hui, 9 août, c’est la journée internationale des peuples autochtones. Car, en effet, des autochtones, il y en a partout. Voici un aperçu de qui ils sont.

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La représentation mondiale des autochtones

Les autochtones représentent 5% de la population mondiale. Hé oui !  En gros, c’est plus ou moins de 370 millions de personnes à travers le monde. Au moment d’écrire ces lignes, on peut compter plus de 7 640 000 d’individus. La présence autochtone se fait sentir dans 90 pays. Malgré le fait qu’ils ne soient pas si nombreux par rapport à la population mondiale, ils représentent 15 % des marginaux que compte la planète. Ce qui est beaucoup par rapport au nombre lié à leur population. Selon Wikipédia, la grande majorité des autochtones sont en Asie, si on exclut la Russie. On y dénombre entre 150 et 200 millions d’indigènes. On en ajoute environ 1 million si on inclut la Russie. L’Amérique latine, incluant le Mexique, arrive en deuxième position avec environ 45 millions d’autochtones. Par la suite, on trouve l’Océanie, l’Amérique du Nord, l’Afrique, l’Europe et l’Arctique.

La diversité culturelle des autochtones

Étant donné que les autochtones sont présents à peu près partout sur le globe, il y a une très grande variété culturelle. On parle de langues (environ 7000 selon l’ONU et 4000 selon Wikipédia), de cultures (5000), de traditions. Malgré les différences, il existe aussi des points communs. Comme le respect des ancêtres, des traditions et de l’environnement. Il est aussi question des valeurs culturelles et socio-économiques et du mode de vie ancestral. La principale lutte des autochtones est celle qui concerne leurs droits fondamentaux. Aussi, cette culture autochtone s’apprend grâce à l’éducation intergénérationnelle. Comme dans beaucoup de cultures traditionnelles, ce type d’éducation favorise la transmission de savoirs ancestraux importants comme la langue, mais aussi la vie en communauté en apprenant le respect des ainé·e·s.

Quelle est la lutte des autochtones ?

Comme je viens de le dire, 15% de la population marginalisée est autochtone. Ces derniers se battent pour la reconnaissance des droits des fondamentaux. Ils luttent aussi contre les discriminations et injustices qui les accablent. Cela inclut, selon l’ONU, leur identité, leur mode de vie, tout ce qui concerne le territoire et les ressources naturelles. Cette marginalisation créée aussi des mouvements migratoires pour ces peuples. Ce qui signifie, encore une fois, les droits des autochtones est bafoué, car ils perdent leurs terres ancestrales. La migration se fait des régions rurales vers les régions urbaines. Par exemple, selon l’ONU, en Amérique latine, entre 40% et 80% de tous les peuples autochtones vivent dans des zones urbaines. C’est variable selon les pays. Bien que dans certains cas, l’aspect socio-économique a des répercussions positives, il reste que le lien avec les traditions immémoriales est de plus en plus perdu.

Que fait la communauté internationale pour ça ?

Pour l’instant peu de choses. Par contre, il y a une reconnaissance dans le fait que les peuples autochtones doivent être protégés par des mesures particulières. C’est déjà beaucoup. Aussi, 20019 sera l’année internationale des langues autochtones. Il s’agit d’une belle reconnaisse pour ces peuples, car la langue, qu’importe laquelle, a un impact dans le quotidien des gens. C’est une partie de l’identité qui se trouve à être reconnue, donc protégée. C’est aussi une porte ouverte aussi à la reconnaisse de la diversité et au dialogue interculturel. Une des raisons pour laquelle l’an prochain les langues autochtones ont été mise à l’honneur, c’est que beaucoup d’entre elles disparaissent graduellement. Leurs disparitions ont des conséquences dans beaucoup de domaines, comme l’environnement, l’éducation, l’inclusion, la technologie, etc. D’où l’importance de créer des activités qui permettent la rencontre avec les peuples autochtones.

En bref…

En gros, malgré les multiples différences, il y a beaucoup de similitudes au sein des différentes communautés autochtones. Elles subissent de nombreux préjudices en lien avec leurs droits fondamentaux. Évidemment, cela affecte leur culture et leur identité. On constate que la problématique semble être assez rependue dans le monde. Ce qui fait réfléchir à comment on pourrait corriger les erreurs du passé. Car, qu’importe l’endroit dans le monde, les autochtones se retrouvent à être sous la domination des peuples majoritaires de leurs pays. Dans certaines régions, ils ne sont même pas considérés comme un peuple distinct. Ce qui explique les revendications des autochtones et la sensibilisation qu’il est possible de faire pour les aider.

 

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5 type de musique porteuse de culture

Aujourd’hui 1er juillet, non seulement c’est la journée québécoise du déménagement et la fête du Canada, mais aussi la journée mondiale du Reggae. Un style de musique associé à Bob Marley, mais porteur de beaucoup d’une histoire et d’une culture qui sont vraiment intéressantes. Comme c’est le cas pour plusieurs types de musique. C’est ce que l’on voit aujourd’hui.

Reggae

La raison pour laquelle on célèbre le Reggae aujourd’hui, c’est qu’il aurait été créé un 1er juillet… en 1968. Donc, le Reaggae a 50 ans cette année, en raison du fait que Toots a chanté Do The reggae cette année-là. Mais les spécialistes ne sont pas tous en accord avec cette idée. Mais il est clair qu’il s’agit d’un style musical des années 60 né en Jamaïque et qui est considéré comme un mouvement de résistance contre l’Amérique. Bob Marley restera associé à jamais à ce style de musique. En fait, ce dernier est le résultat d’un métissage culturel. Évidemment, on pense aux dreadlocks, au rastafarisme et à la non-violence. Aussi, lorsque l’on parle de culture, on y retrouve dans le Reggae des racines des Caraïbes et d’Afrique. Pourquoi l’Afrique ? Les esclaves… Pour l’origine du mot, il y a trois possibilités :  regular people, raggedy ou streggae. En bref, le Reggae offre un message à la fois politique et religieux qui prêche le retour en Afrique de la population noire.

Le Gospel

Le Gospel est associé au trafic d’esclaves noirs venant d’Afrique vers l’Amérique du Nord. Dans les champs de coton, il y avait quelqu’un qui improvisait un chant que les autres esclaves répétaient en chœur. Graduellement, ces chants deviennent une manière de communiquer, de manière codée, entre esclaves. Avec le temps, les esclaves noirs s’intéressent de plus en plus à la religion chrétienne. Donc, les chants deviennent religieux et furent appelé Negro Spiritual. Lors de l’abolition de l’esclavagiste, dans les années 1800, le Negro spiritual élargit son public grâce aux chorales des Universités noires. Au cours des années, les pasteurs utilisèrent cette musique pour attirer les gens vers les Églises. Ainsi donc naquit le Gospel. Il s’agit d’une musique émotive qui touche les gens grâce à ses mots et à sa rythmique. Aujourd’hui, le Gospel se commercialise et il se chante de plus en plus en concert. Des chorales s’organisent plus seulement dans les Églises, mais aussi ailleurs, comme dans les écoles. Martin Luther King l’a déjà utilisé comme moyen de revendication concernant la défense des droits des Noir·e·s.

Le Jazz

Autre musique associée aux Noir·e·s. Le Jazz tire son origine d’un mélange de musiques Afro-Améraicaines. On pense entre autres Negro Spiritual et au Gospel. Donc, le Jazz transmet lui aussi, d’une certaine manière, un message lié à la condition des Noir·e·s en Amérique. Le Jazz apparaît au début du 20e siècle. Au fil des décennies, on voit apparaître différents styles de Jazz. Le lieu de naissance a aussi son impact dans le développement musical de Jazz. On pense au ragtime, au stride et au swing. Plus on avance dans le temps, plus le jazz se diversifie. Plusieurs grands noms sont associés à ce style de musique. On pense à Miles Davis, John Coltrane ou Nina Simone. Au Québec, Oscar Peterson est un pianiste jazz qui a une influence importante sur la scène musicale. Le Jazz produit en Europe possède une sonorité différente de celui, car il est teinté par les différents styles de musique qui sont présente dans les vieux pays.

Musique arabe

On reconnaît facilement la musique arabe. Elle a une sonorité et des instruments propres à elle. Les Arabes habitant un grand territoire, leur musique est donc très diversifiée. La musique est influencée aussi par la religion. Les pratiquants musulmans écouteront des chants religieux sans musique, alors qu’un juif ou un chrétien peut se permettre d’écouter de la musique. Il est vrai qu’il y a une ambiguïté à ce niveau. Il faut comprendre que la majorité des Arabes habitent autant en Afrique du Nord qu’en Asie, principalement près de la méditerranée. L’influence de la langue est aussi à considérer. On pense à l’arabe ou au persan. Même la manière de jouer d’un instrument se différencie de la musique occidentale. Un·e pianiste peut vous l’affirmer, mais il est possible de jouer plusieurs notes à la fois sur un piano. Dans la musique arabe, chaque instrument ne joue qu’une seule note à la fois. Les instruments les plus utilisés ? Le Oud (guitare) le nay (flûte) et les percussions, évidemment. En Algérie, dans lors de mariages, quand les mariés circulent en voiture, des percussionnistes les accompagnent dans une autre voiture. Impossible de les manquer, car c’est un peu comme le klaxon ici.

Musique asiatique

Une des plus anciennes musiques du monde est probablement celle venant d’Asie. De plus, elle possède une richesse musicale, instrumentale et orale. On peut faire un lien avec la musique arabe, en raison des Perses et des Turcs qui habitent aussi le territoire asiatique. Il y a donc une influence entre les différents pays asiatiques. La musique asiatique possède des codes précis qu’il faut respecter, mais qui sont variables selon où le musicien habite. Par contre, la dévotion se ressent dans la musique jouée. Dans sa forme populaire, la musique s’associe aux danses et au théâtre. Les musiciens peuvent être à un type d’activité ou à une classe sociale. Ce que l’on peut remarquer, c’est le rythme syncopé de la musique asiatique et la présence important des percussions. La musique ne s’enseigne pas dans les écoles ou conservatoires. Il existe peu de partitions, car la musique asiatique se transmet oralement et de façon quotidienne.

On le voit, la musique est vécue différemment selon l’endroit où l’on habite. Elle est influencée par plusieurs facteurs, mais reste très présente dans le quotidien des gens.

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La journée mondiale de l’art, ça vous dit quelque chose ?

La journée mondiale de l’art existe depuis 2012. Elle est née de l’initiative de l’International Association of Art et l’UNESCO est en soutient à cette instigation. Elle est célébrée le 15 avril de chaque année depuis 6 ans. Pourquoi ? C’est la date de naissance de Léonardo Da Vinci.

Mais pourquoi une journée mondiale de l’art ?

 

Parce que l’art est un moyen d’expression totalement humaine. Il permet la concrétisation des émotions ressenties par l’art. En effet, il parle autant aux sens, aux émotions qu’à l’intellect. La définition de l’art est vague, mais on sait que c’est l’opposition à ce que la nature ou la science peut offrir. Aussi, l’art est défini par l’époque, le lieu et même la culture. Donc, personne ne vous donnera la même définition de l’art. Mais selon le Petit druide des synonymes et des antonymes 5 catégories de synonymes : le talent, la technique, le métier, l’éloquence et la beauté. Sinon, en antonyme, on parle d’incompétence et de maladresse… Moins rassurant 🙂

Street Art (c) dimitrisvetsikas1969 Pixabay

Mais le fait de consommer l’art est aussi un acte réfléchi : on pose un regard, on se nourrit et on réfléchit sur ce que l’artiste veut livrer comme message. Il n’est pas toujours compréhensible, je suis d’accord. Ils ont au moins le mérite d’alimenter les discussions. Mais certains manifestes sont très clairs et permettent une réflexion plus poussée.

La journée mondiale de l’art célèbre quel art ?

 

L’art n’ayant pas de définition précise est donc très large. Dans certains milieux, on préconise la peinture sur tableau. Pour d’autres, ce sont les sculptures ou la poésie. Mais selon plusieurs facteurs, l’art est malléable, transportable et accessible à tous. Dans certaines régions du monde, l’art urbain est présent partout, alors que dans d’autres, il y a une réglementation sur ce sujet. Mais actuellement, dans l’art populaire, on dénombre 11 catégories d’art. Ils sont présents partout dans le monde.

  1. L’architecture ;
  2. La sculpture ;
  3. Les arts visuels ;
  4. La musique ;
  5. La littérature (poésie, dramaturgie) ;
  6. Les arts de la scène (théâtre, danse, mime…) ;
  7. Le cinéma ;
  8. Les arts médiatiques (télé, radio, photo)
  9. La bande dessinée, manga et les comics ;
  10. Les arts numériques ;
  11. Les arts culinaires.
art de la table
Intérieur (c) Koleida Pixabay

Mais pour Étienne Essiau, il en a que 7 qui se situent dans le représentatif et l’abstrait. On y parle donc de

  1. Sculpture/architecture ;
  2. Dessin/arabesques
  3. Peinture représentative ou pure
  4. Musique dramatique ou musique
  5. Pantomime/danse
  6. Littérature et poésie/prosodie pure
  7. Cinéma ou photo

La journée mondiale de l’art dans le monde.

 

L’objectif de la journée mondiale de l’art étant de « souligner l’importance et la valeur de l’art comme agent de construction de la paix dans le monde, de la fraternité, de la liberté d’expression, du dialogue pluriculturel et multidisciplinaire » il est donc normal que ce soit fêter partout dans le monde. En France, cette journée est célébrée en grand, car il semble avoir une diversité d’activités pour l’occasion. L’an dernier, les Jeux de la Francophonie avaient aussi marqué le coup lors de leur passage en Côte d’Ivoire. D’ailleurs pour eux, il était normal de le faire, car l’événement allie autant le sport que la culture. En plus de ça, autant l’un que l’autre favorise les rencontres, l’ouverture et les échanges interculturels. J’ai eu beau chercher ce qui se fait dans le monde, je n’ai rien trouvé d’autre sur le sujet. Peut-être que ce n’est pas assez connu!

Quoi faire pour commémorer cette journée mondiale de l’art ?

 

Oui, la journée mondiale de l’art était hier, mais l’art est quelque chose que l’on consomme tous les jours sans forcément sans rendre compte. Par contre, il y a des activités que l’on peut faire spécifiquement pour cette journée.

  1. Parler de la journée aux différents milieux où la pratique de l’art est présente ;
  2. Demander aux différents milieux de diffusions d’offrir des visites gratuites principalement le 15 avril, mais aussi les dates avoisinantes si possible. Par exemple, lors de long week-end, comme cette année ;

Organiser des activités artistiques dans votre secteur. Cela peut être une activité créative comme une exposition artistique ou une conférence. Vous avez un an pour y penser.

Comme il a été dit dans cet article, l’art est un moyen d’expression et d’interaction. Des organismes utilisent l’art comme moyen d’intervention culturelle et interculturelle. Je pense entre autres à Culture pour tous qui démocratise la culture via diverses activités. Je pense aussi à l’organisme PaalMtl qui intervient auprès des enfants, notamment en développant leur créativité en parlant de la diversité culturelle.

Bref, que l’on veuille ou non, l’art est présent dans notre quotidien. Il permet d’en apprendre sur l’autre et sur notre environnement, car il permet une réflexion et une ouverture vers ce qui est extérieur à nous !

Et vous, quel type d’art vous parle le plus ?

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Le bonheur : 5 points vécus différemment selon la culture

Le 20 mars dernier, c’était, entre autres, la journée internationale du bonheur. Cette journée existe depuis quelques années seulement. En fait, l’ONU l’a reconnue en 2013 pour être précise, car elle reconnaît que le bonheur est une aspiration universelle et qu’elle devrait être considérée dans les objectifs politiques. Selon une étude américaine, la culture et l’éducation ont une importance dans notre définition du bonheur. Honnêtement, je le vois avec mon mari. Nous n’avons aucunement la même définition du bonheur et du bien-être. En effet, en Amérique, le bonheur est souvent associé au fait d’être actif. À l’inverse, dans les cultures plus traditionnelles, le calme en est le synonyme. On peut même mesurer le bonheur grâce à l’indice de développement humain (IDH).

Le bonheur est dans le travail ?

Pour le peintre allemand Wolfgang Mattheuer, « Le bonheur, c’est du travail bien fait. » En effet, pour beaucoup de créateurs, il y a une liberté dans le travail. Dans la culture allemande, si on parle, par exemple, des blogues, le professionnalisme est important. Il y a la volonté d’offrir de la qualité aux lecteurs ce qui implique la récompense d’entrer en relation avec eux. Cela crée donc un lien entre le temps investi dans la création et le rendement créatif.

On peut aussi remarquer que le travail est important dans la société occidentale. Étant plus individualiste, l’épanouissement personnel passe par celui-ci. Plus on travaille, plus on a de l’argent, plus on dépense et plus on est heureux. Bien que ce ne soit pas la philosophie de bien des gens, la majorité d’entre eux pensent ainsi. Il y a le dicton pour le prouver « l’argent fait le bonheur » malgré le fait qu’il ne « pousse pas dans les arbres. » D’ailleurs, les Respectables chantaient quelque chose du genre au tournant du millénaire.

Le bonheur est dans les loisirs ?

Dans la culture allemande, le bonheur est à portée de main. Les loisirs sont une source de bonheur indéniable. Pour les Allemands, c’est donc au quotidien qu’ils vivent les loisirs. Il y a plusieurs raisons de pratiquer un loisir : par amateurisme, par plaisir, par créativité et par divertissement. En Allemagne, il y a une culture du loisir. Ils constituent des associations pour se regrouper afin d’échanger et de s’entraider.

L’avantage du loisir, c’est de prendre du temps pour soi. De s’arrêter. Le monde actuel est effréné, tout va vite. Pour y arriver, on n’a pas le temps de prendre une pause de temps en temps.  Peu importe nos intérêts, il est facile de choisir un loisir qui nous ressemble. Certains se pratiquent davantage seuls, d’autres en groupe. C’est à chacun d’entre nous de choisir ce qui fera notre bonheur.

Le bonheur est dans la spiritualité ?

L’aspect spirituel du bonheur est relatif d’une culture à l’autre. Ludwig A. Feuerbach, philosophe allemand, disait que pour rendre les autres heureux, il faut d’abord se rendre heureux. Il faut donc travailler sur soi, avoir une vie spirituelle qui nous est propre afin de rependre le bien-être autour de soi. On parle de méditation, de contemplation, de philosophie, bref, de transmission, d’une manière ou d’une autre de la spiritualité. Les Malgaches aussi la religion est importante. C’est leur source principale de bonheur. Ils sont constamment en communication avec Dieu. Leurs principales valeurs sont la justice, l’équité et le fait de croire en un monde meilleur.

En Chine, la modestie est une valeur importante de la religion. La définition du bonheur est donc influencée par trois religions : le confucianisme, le bouddhisme et le taoïsme. Ces dernières sont présentes en sol asiatique depuis des lustres. Non seulement l’aspect spirituel influence le bonheur des Chinois, mais aussi plusieurs aspects de leur vie. Dont la manière de démontrer leurs émotions et d’entrer en relation avec les autres.

Aussi, j’entends de nombreuses converties à l’Islam dirent qu’avant leur conversion, elles se croyaient heureuses et qu’elles nageaient en plein bonheur. Une fois qu’elles ont connu l’Islam, une paix s’est installée en elle de sorte, qu’elles ont trouvé le véritable bonheur.

Le bonheur est dans la relation avec les autres ?

Le fait d’être entouré de gens que l’on aime est une source de bonheur immense pour beaucoup de gens. L’être humain est un être sociable, donc forcément, lorsqu’on est en présence de personnes appréciées, il y a un déclic qui se fait au niveau cérébral. L’identité des proches est non seulement importante, mais la période passée avec eux est gage de souvenirs. Par exemple, les Chinois trouvent le bonheur auprès des membres de leur famille. Si les parents sont encore vivants et que la fratrie est en bonne santé, tout va bien. La Chine est une société collective, donc le groupe passe avant chacun de ses membres. C’est similaire dans les communautés traditionnelles. On pense notamment à l’Asie, mais aussi à l’Amérique latine et l’Afrique.

Le bonheur est dans le temps ?

Ce qui influence le bonheur est la notion au temps. Principalement celui qui est passé. La nostalgie d’une époque révolue est donc très présente. On se rappelle notre enfance, qui était l’époque de liberté et de plaisir. Mais en même temps, est-ce que l’on peut être heureux de façon continuelle ? Je crois que chacun d’entre nous est, en quelque sorte, le fabricant de son bonheur. Il est certain qu’il est influencé par ce qui nous entoure, ce que l’on vit et l’époque dans laquelle on est. Rappelez-vous quand vous étiez. Étiez-vous heureux d’entendre votre mère dire que c’était l’heure du bain ? Et maintenant, le même mot vous fait penser à quoi ?

Le secret du bonheur est dans la sauce

En fait, plusieurs facteurs influencent notre conception du bonheur. Tous les points mentionnés sont de bonnes réponses. En fait, il y en a autant que d’être humain. Il y a des gens qui sont doués pour le bonheur. D’autres, non. On dirait que le malheur s’acharne sur eux. Bref, d’une culture à l’autre, la notion de bonheur est différente. Bien qu’il s’agisse d’un sujet universel.