Publié dans Diversité, Réflexion

La diversité corporelle : parce qu’elle existe aussi!

Je viens de réaliser que je ne vous ai jamais parlé de la diversité corporelle. Pourtant, si on parle de diversité et d’identité sur un blogue, il est normale d’en parler. La première chose que l’on voit de quelqu’un, c’est son corps. Il fait partie de son identité. Qu’importe sa forme. Qu’importe sa couleur. En occident, on sait, les différents médias projettent des images plus ou moins réelles des corps humains. Surtout ceux des femmes. Cela a un impact sur la perception que les gens ont d’eux-mêmes. Et si cette perception était différente selon les cultures ?

La Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée

Au Québec, nous avons une Charte prônant la diversité corporelle saine. Elle reconnaît le fait que la perception actuelle de la beauté a un impact sur la santé et l’estime des filles et des femmes. Comme on le sait, les habitudes liées à l’alimentation se développent selon différents facteurs : biologiques, psychologiques, familiaux et socioculturels. Les médias et l’industrie de la mode ont donc un impact majeur sur cette perception souvent faussée de notre corps.

Image tiré du site de la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée. Cliquez sur l’image pour accéder au site!

Les 7 actions de la Charte

La Charte préconise 7 actions pour la diversification des corps dans la société. Les gens ayant signé la Charte soutiennent donc ces idées :

  1. La promotion d’une diversité d’images corporelles diversifiée en ce qui a trait aux tailles, aux proportions et en âges.
  2. Avoir de saines habitudes alimentaires et un poids corporel sain.
  3. Dissuader les comportements excessifs en matière de contrôle du pondéral et de l’image corporelle.
  4. Refuser de favoriser la minceur extrême.
  5. Garder une attitude vigilante et diligente afin de minimiser les risques de maladies alimentaires.
  6. Favoriser de saines habitudes alimentaires et des images corporelles saines.
  7. Faire connaître la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée auprès de toutes personnes et organismes pertinents. 

La grossophobie

J’entends de plus en plus parler de ce terme. Surtout auprès des féministes. Il s’agit d’un néologisme qui traite des attitudes et comportements négatifs qui discriminent les personnes en surpoids léger ou moyen ainsi que les obèses.

Par exemple, le regard que posent certaines personnes sur les gens en surpoids. Ou quelqu’un qui dit que si l’on perd du poids, on serait plus beau ou en santé. Ne pas donner un emploi parce que la personne peut nuire à l’image de l’entreprise est un autre exemple.

Bref, lorsque l’on subit la grossophobie, on se fait constamment rappeler qu’on n’est pas dans la norme. Par des inconnus. Mais aussi par des gens qui sont très proches de nous. Par exemple notre conjoint ou des membres de la famille.

La grossophobie est une discrimination invisible. Elle commence à être prise au sérieux par les féministes. Et ce dans plusieurs domaines.

L’anorexie

On entend parler davantage d’anorexie. Qui ne se souvient pas du documentaire La peau et les os de Johanne Prégent. Pour vous donner une idée depuis combien de temps on parle de l’anorexie : le documentaire date de 1988.

L’anorexie peut être qualifiée de mentale ou de nerveuse. Pour Aneb Québec,

« l’anorexie nerveuse est un trouble de santé mentale se caractérisant par une brusque perte de poids résultant de régimes drastiques, de jeûnes, de vomissements provoqués, d’utilisation de laxatifs ou d’exercice physique excessif. »

Une distorsion de l’image corporelle est aussi présente.

Cette maladie peut toucher tout le monde. Qu’importe l’âge, le sexe, l’origine, la religion ou l’orientation sexuelle. Même si on pense que ça touche les femmes, les spécialistes notent que 5 à 10% des cas sont des hommes.

L’organisme Aneb Québec permet de télécharger ce document avec des recommandations de lectures. En français et en anglais, s’il vous plaît!

La diversité corporelle dans l’art

On le sait, l’art est une manière de rendre compte du temps qui passe. Des modes qui ont déjà été populaires à certaines époques.

On peut donc voir les différentes manières dont les gens s’habillaient. Mais aussi la diversité des corps. D’ailleurs, le musée des Beaux-arts de Montréal a fait une exposition sur le sujet en 2016. Vous pouvez lire l’article du Métro sur l’exposition en question. Sinon, sur tou, il y a une conférence de Nathalie Bondil sur la diversité corporelle. Elle est la directrice et conservatrice du Musée des Beaux-arts de Montréal.

La diversité corporelle, une question de culture?

J’ai fait des recherches sur le sujet, mais je n’ai rien trouvé en particulier. Par contre, par expérience, je sais que les Québécois assument moins le fait d’aimer des femmes rondes. Je ne dis pas qu’il y en a pas, mais dans ma vie, ils se sont faits rares.

Par contre, dans d’autres cultures, je sais que les femmes rondes sont valorisées. Je me trompe peut-être, j’ai remarqué que les Africains (noirs ou arabes) ont cette tendance. Ou du moins, c’est ce que j’ai vécu bien à une autre époque. Pourtant, je ne fréquentais pas tant que ça le milieu africain. C’est après ma conversion que je m’y suis mise plus sérieusement, sans vouloir aller vers les hommes. Mais bref, c’était une autre époque.

Mais ce que je veux dire, c’est que oui, tous les goûts sont dans la nature. Alors, il ne faut pas désespérer en passant qu’on a un physique moche. Une personne est beaucoup plus qu’un corps.