Publié dans immigration

Qu’est-ce qui définie une migration ?

Depuis longtemps la migration fait partie de nos vies. Par contre, le phénomène a changé. Il est désormais plus encadré, plus politisé. Surtout plus médiatisé qu’auparavant. Et pour cause. La migration n’a pas toujours bonne figure.

Mais qu’est-ce que la migration aujourd’hui?

C’est ce que l’on voit maintenant… L’article est tiré d’une conférence de 2018.

QU’EST-CE QUE LA MIGRATION ?

La migration est un déplacement d’un territoire à un autre. Il y en a différents types : locale, régionale, nationale ou internationale. Tout dépend des facteurs qui nous poussent à quitter notre terre natale pour une autre. C’est un phénomène qui est aussi vieux que l’humanité, car dans beaucoup de nations, les êtres humains se déplaçaient selon l’environnement dans lequel ils évoluaient.

Mais avec le temps, beaucoup de peuples se sont sédentarisés. Par contre, l’exode existe encore aujourd’hui. Bien qu’auparavant, la migration était une contrainte, les gens devaient bouger un minimum pour s’abriter ou s’alimenter, aujourd’hui, on peut compter deux catégories d’exode. La première est pour des raisons économiques et la deuxième, pour des raisons de contraintes. Mais avant d’aborder ces notions, il est important de comprendre certains termes qui sont en lien avec ce phénomène.

Quelques définitions

Tout d’abord, l’émigration. C’est l’action d’émigré, le fait de quitter son pays d’origine pour aller vivre ailleurs. C’est l’inverse de l’immigration, qui elle, réfère au fait de s’installer dans un pays qui n’est pas le sien. Forcément, un migrant se trouve à être les deux à la fois. En fait, selon l’étape à laquelle la personne se situe dans son processus, elle peut porter plusieurs noms. On pense à émigrant·e/émigré·e ou immigrant /immigré. Il y a plusieurs raisons qui poussent les gens à passer à l’acte et qui définissent ce que nous sommes par rapport aux autres. Mais avant de comprendre ces raisons, il faut comprendre les différents statuts qu’il est possible d’avoir au Canada.

LES STATUTS D’IMMIGRATION

Lorsque quelqu’un arrive au Canada, il est à la base un étranger. Mais avant d’être citoyen à part entière, cette personne doit traverser diverses étapes qui la définissent aux yeux de ses concitoyens. Il y a deux moyens d’entrer au Canada, soit que l’on est résident temporaire, soit on est résident permanent.

Résidence temporaire

Pour le résident temporaire, il est question entre autres des touristes. Quoique pour certains pays, un visa est exigé pour venir au Canada. Sont aussi inclus dans les résidents temporaires, les étudiants et les travailleurs. Ils ont accès durant une période déterminée selon le cas et doivent détenir un permis pour travailler ou pour étudier. Les réfugiés peuvent entrer dans cette catégorie, selon la situation. Car ces derniers peuvent aussi être entrés comme résident permanent. C’est vraiment du cas par cas. Mais la résidence permanente inclut aussi les travailleurs économiques, comme les gens d’affaires ou les travailleurs qualifiés. Le regroupement familial est aussi fréquent dans cette catégorie.

Résidence permanente

Certains arrivent comme résidents temporaires et demandent une résidence permanente. Par exemple, un étudiant étranger qui décide après ses études de rester au Canada. C’est seulement après une certaine période comme résident permanent qu’il peut faire sa demande de citoyenneté. Personne ne peut arriver sans papier et avoir ses papiers canadiens. Il y a toujours des étapes à franchir avant de les posséder.

LES RAISONS

En fait, lorsqu’un immigrant décide d’arriver dans un pays donné, il y a des décisions qui se sont prises auparavant. Elles différents d’une situation à l’autre, mais pour beaucoup, l’espérance d’une vie meilleure est souvent à la base de ces choix de vie. On dénombre deux catégories de raisons. La première touche les raisons économiques. Soit souvent des étudiants ou des travailleurs qualifiés qui font ce passage à l’acte. On parle aussi de parrainage, de rassemblement familial. La deuxième catégorie est celle de la migration sous contrainte. Les gens fuient un régime politique, un conflit ou toute autre situation qui nuit à leur vie. Ici, ce n’est pas un choix, mais une obligation.

Raisons économiques

Ceux qui arrivent au Canada pour des raisons économiques viennent pour y travailler et s’établir à long terme. C’est un choix. On parle des travailleurs autonomes, d’entrepreneurs, de gens qualifiés pour un domaine en particulier ou même d’investisseurs. Les différentes catégories sont détaillées sur la page du Programme des résidents permanents : catégories de l’immigration économique.

Il faut dire que pour quelqu’un souhaitant s’établir au Québec, doit passer par deux processus d’immigrations : soit celui du Québec en plus du Canada. Car au
Québec, il y a 4 objectifs qui sont ciblés :

  1. La promotion de l’immigration francophone ;
  2. Maximiser les retombées économiques de la sélection des immigrants ;
  3. Gérer le nombre d’immigrants selon les besoins du Québec et sa capacité à les intégrer ;
  4. Sélectionner les immigrants qui sont les plus aptes à s’intégrer à la situation du Québec.

En ce qui concerne le regroupement familial, au Québec, il y a des aussi des étapes à respecter pour parrainer un ou des membres de la famille. Cela inclut aussi l’adoption d’un enfant à l’étranger, qui elle, a ses caractéristiques qui lui sont propres. Évidemment, le garant doit être majeur et vivre au Québec comme citoyen ou résident permanent. Les membres proches peuvent être parrainés et la durée du parrainage est variable selon la situation.

Souvent, on parle aussi d’immigration humanitaire. Qu’est-ce que c’est exactement ? Selon le ministère de l’Immigration, de la diversité et de l’inclusion, c’est un « principe de solidarité internationale » qui répond « aux objectifs des conventions régissant la protection des réfugiés. » Ceux qui viennent s’ établir au Canada ou au Québec comme réfugiés le font pour des raisons de contraintes.

On pense à la guerre, comme c’est le cas des réfugiés syriens. On pense aussi aux raisons politiques, comme le cas des Haïtiens venus des États-Unis. Il y a aussi les changements climatiques qui ont un impact sur les migrations actuelles. Par exemple, l’ouragan Katrina en Louisiane en 2005 a causé des réfugiés climatiques. Une minorité souhaitait retourner dans le lieu dans lequel ils vivaient. La grande majorité a décidé d’aller vivre ailleurs. Comme mentionné, les contraintes forcent à prendre une décision. Dans le cas de la Louisiane, les contraintes que l’on peut énumérer à la suite du passage de Katrina concernent le manque de ressources : financière, emplois, logements, etc. Mais évidemment, la Louisiane ne fait pas exception. Des réfugiés climatiques, il y en a partout et la situation risque de s’aggraver avec le temps et dans différents endroits du monde.

Bref, avant de juger ou de dire à quelqu’un de retourner dans son pays, il faut se réfléchir un peu. Il se peut très bien que la personne soit née ici ou arrivé très tôt au Québec dans sa vie. Il se peut que ses parents aient fuit la guerre tout autre situation difficile.

Avez-vous déjà parlé à quelqu’un issu de l’immigration ? Si oui, qu’avez-vous appris de cette rencontre?

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.