Quelques définitions sur des notions essentielles

La semaine dernière, je vous avais parlé du Guide du mieux vivre ensemble, ma laïcité., ma religion. Mon identité. Ce livre m’a donné l’idée de définir avec vous quelques notions qui peuvent vous permettre de comprendre les choses. Vous êtes prêts?

Accommodement

Selon le Larousse 2018, il s’agit d’un arrangement à l’amiable. On parle d’harmonisation son comportement avec une situation vécue. Selon Le petit druide des synonymes et des antonymes, il est question de s’habituer à l’autre, de s’adapter à lui. Est-ce que cela signifie que c’est réservé qu’aux minorités culturelles ? Et non, ce n’est pas que pour eux. Dans ce cas-là, les deux doivent s’accommoder. Mais si on parle d’une personne malade ou ayant un handicap, est-ce que c’est la même chose ? Non, parce que la personne étant dans cette situation n’a pas choisi d’y être. Pas tout à fait! Comme dans le cas de certains migrants.

Je suis d’accord que certaines demandes ne sont vraiment pas raisonnables et c’est le cas de certaines minorités. Par contre, au Québec selon le Comité des droits de la personne et des droits de la jeunesse, ce n’est que 35% des demandes d’accommodement qui ont comme motif la religion! En ce qui concerne l’accommodement lié à un handicap, on parle de 48% des demandes. On a qu’à penser à l’accessibilité universelle!

Assimilation

Ici, il est question d’intégration, mais cela va plus loin que juste s’intégrer. En psychologie, on parle de reconstitution identitaire afin de se sentir semblable aux autres. Est-ce que c’est une bonne chose? Je ne sais pas. Selon une étude menée en 2013, ce n’est qu’une minorité des allophones qui s’assimilent (10%) ou qui vivent un repli identitaire (30%). La grande majorité (60%) s’intègre parfaitement à leur nouvelle société d’accueil en faisant un savant mélange de ce qu’ils connaissent et de nouveautés.

Discrimination

La discrimination est le fait d’isoler un groupe par rapport à un autre selon des signes distinctifs. On pense à la race, au sexe, à l’âge ou à la scolarité, en fait tout ce qui fait qu’il y est une démarcation entre deux groupes. Un synonyme assez puissant est la ségrégation. Juste à l’écrire, je pense à toute l’histoire des noirs aux États-Unis ou à l’apartheid en Afrique du Sud. Selon Wikipédia, à la base, la discrimination était neutre. Par contre, lorsque l’on associe à un aspect social, elle a une connotation négative. Il est vrai que dans certains domaines, il faut savoir mettre de côté certaines choses. Mais lorsque l’on discrimine pour des raisons non justifiables, est-ce vraiment de la discrimination?

Injustice

Ça, je crois qu’on en a tous vécu à un moment ou un autre dans notre vie. Souvent, cela réfère à un acte qui nous semble inéquitable entre deux personnes. On croit, à tort ou à raison, qu’il y a eu une erreur de jugement ou du favoritisme et cela nous affecte personnellement. On vit de la colère, de l’humiliation… ça affecte notre confiance et on se remet en question. La justice est un principe moral impliquant le respect de ce qui est conforme au droit. Donc, il est tout à fait normal qu’on soit atteint en tant que personne et qu’il faille lutter pour qu’elle nous soit rendue.

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Laïcité

Un mot malmené ici! Selon Patrice Banon, du Guide du mieux vivre ensemble, ma laïcité., ma religion. Mon identité, mentionne qu’il s’agit d’un « système qui permet à une diversité de religions de cohabiter » et que tous concitoyens ont des droits égaux. En fait, selon le Larousse 2018, il est question de la séparation entre la religion et la politique. Ce qui fait que, dans certains cas, la ligne est mince et que den d’autres cas, la séparation est flagrante. La laïcité est souvent associée aux différents milieux où la religion catholique est majoritaire, mais ou d’autres religions sont présentes. La France et le Québec se disent laïques, car dans la politique, il y a une réelle volonté de séparer l’État de la religion. Par contre, dans les faits, c’est autre chose, car on fait souvent référence à l’identité religieuse des autres pour se définir.

Liberté d’expression

George Orwell disait que de « parler de liberté n’a de sens qu’à condition que ce soit la liberté de dire aux gens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre. » Il n’a pas tort. Du moment que cela soit fait avec respect et qu’on sache distinguer la limite à franchir. Ce qui n’est pas toujours simple. Il ne faut faire attention à ne pas tomber dans l’injure ou dans la provocation à la haine. On ne peut pas être d’accord avec l’idée d’autrui, mais respecter son opinion est aussi important que le respect de la sienne. Et si l’on veut que l’on se fasse respecter en tant qu’individu, il faut respecter l’autre aussi. Il n’y a pas d’autre choix, car cela peut éventuellement causer des débordements… que l’on voir trop souvent, malheureusement.

Neutralité

Je ne sais pas pour la France, mais au Québec, la laïcité et la neutralité sont des notions souvent confuses dans la tête des gens. En fait, la neutralité en matière de religion est un sujet sensible. La neutralité réfère au fait de rester neutre dans un contexte précis. Donc, on ne doit pas prendre parti pour un parti plus qu’un autre. Est-ce que la religion fait en sorte que quelqu’un manque de jugement, s’il porte un signe quelque conque. Non, si la personne a obtenu son poste, c’est que les ressources humaines ont jugé qu’elle était capable de remplir les fonctions qui y sont liées… ou qu’il y a quelque chose de louche qui est caché (pots-de-vin, l’enfant du boss, etc.)

Préjugés

Les préjugés sont des jugements provisoires qui sont créés à partir d’idées préconçues et souvent sans prise de conscience. C’est là que les phrases toutes faite du genre « on sait bien, vous autres…» et autres commentaires irréfléchis interagissent avec la réalité. Personne ne sait ce que peuvent les autres et il est impossible d’être dans leurs souliers même que cinq minutes. Les préjugés ne sont que des suppositions sur quelque chose que l’on ne connaît pas réellement.

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