Publié dans Journée internationale

Orphelins de guerre, un survol de ce que c’est…

Comme on le sait, il y a toujours eu des guerres et forcément des victimes (orphelins, veuves, les soldats eux-mêmes, etc.). La journée mondiale des orphelins quelques jours après la journée mondiale de la paix, qui elle, est le 1er janvier. L’ONU en est l’initiatrice et est liée à la convention des droits de l’enfant. Bref, même en temps de guerres ou de conflits armés, tous droits de l’homme, en particulier ceux des enfants, doivent être respectés.

Ce que l’on sait aussi, c’est que tous conflits armés ont des conséquences. Autant pour ceux qui sont dans l’armée que pour les civils. La grosse différence, c’est que les soldats sont volontaires à défendre leur pays. Pas les civils, surtout les enfants !

Orphelin de guerre, quelques statistiques

Lorsque l’on parle des orphelins de guerre, il est surtout question des enfants des soldats tués en contexte de conflits armés. On s’est intéressé à cette problématique lors de la Première guerre mondiale en 1914-1918. Statistiquement parlant, cela représente plus d’un million d’enfants qui ont perdu leurs pères et 600 000 femmes qui ont perdu leurs maris. Seulement lors d’une seule guerre de 4 ans. Alors imaginez lorsque l’on cumule toutes les guerres vécues jusqu’à présent et si l’on ajoute toutes les victimes civiles.

Situations des orphelins de guerre

Les orphelins de guerre vivent quotidiennement un drame. Leur situation particulière fait en sorte qu’il y a un bouleversement dans la famille et qu’ils se trouvent en situation de précarité. Il y a 100 ans, les femmes ne travaillaient pas. Elles devaient le faire du jour au lendemain pour subvenir aux besoins de leurs enfants. Certaines retournaient vivre chez leurs parents, d’autres se remarier. Il y en a même qui plaçaient leurs enfants dans la parenté afin de s’assurer qu’ils soient en sécurité.

Aujourd’hui, les familles des soldat·e·s en payent aussi le prix. Mais la situation est différente. Elles sont moins nombreuses et le marché du travail est plus ouvert qu’il y a 100 ans. Par contre, elles sont plus petites, les relations familiales sont parfois absentes. Mais il y a des réseaux qui se construisent rapidement et les mobilisations se font dans le temps de le dire. Surtout quand il y a des enfants d’impliquer.

Orphelins de guerre dans le monde

L’appellation « orphelins de guerre » est arrivée dans notre vocabulaire durant la Première Guerre mondiale. Cette guerre se déroulait seulement en Europe malgré le fait que tous les pays y étaient impliqués. Par contre, aujourd’hui comme à l’époque, les orphelins de guerre font aussi partie des civils. Des enfants qui n’ont pas demandé d’être impliqués dans les conflits de grandes personnes. Une initiative canadienne a fait en sorte de permettre aux gens de comprendre la situation de jeunes juifs venant vivre au Canada suite à l’Holocauste. Il s’agit d’une exposition d’un musée virtuel qui permet de vivre ce que ces jeunes réellement vécus durant la Deuxième Guerre mondiale.

Les actions pour les orphelins de guerre

Évidemment, dès le début la Première Guerre mondiale, un élan de solidarité s’est fait sentir pour les orphelins de guerre. Cela s’est fait sentir principalement en Europe. Au Canada, à part Les amputés de guerre, qui s’occupaient des soldats blessés, je ne connais pas d’organisations qui se consacrent aux orphelins de guerre. Il faut dire qu’au Canada, il n’y a pas eu de conflits comme en Europe ou en Afrique. D’où la différence. Bref, plusieurs associations furent créées, comme des orphelinats. Des collectes de dons furent organisées même dans les écoles.

En 1917, en France, une loi fut votée pour s’assurer de protéger les orphelins de guerre. Ils auront le statut de pupille, un statut reconnu par un tribunal civil et qui doit être inscrit sur l’acte de naissance. Cela va de pair avec des organismes qui évidemment les protègent.

Les orphelins de guerre, une souffrance collective ?

Bien que la souffrance soit avant toute familiale, elle est aussi collective. Il faut penser qu’en premier lieu, ce sont des parents qui meurent au combat, loin de leur famille, dans un contexte assez triste. Mais qu’importe qui meurent lors de guerre, c’est un citoyen à part entière qui laisse un trou dans sa communauté. Sans vouloir faire la promotion de l’armée, il n’en demeure pas moins que derrière les combattants qui sont au front, il y a des humains qui ont vu des atrocités ailleurs dans le monde… du moins quand ils reviennent au bercail.

Bien que l’expression orphelin de guerre semble plus utilisée en Europe, le phénomène est planétaire. Il y a eu tellement de conflits dans l’histoire que ce type de manifestation a toujours fait partie de l’histoire. Par contre, ce qui a changé, c’est la manière de s’occuper de ces prunelles.

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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