Publié dans Alimentaion, Journée internationale

Novembre, le mois du véganisme

Le mois de novembre est associé au végétalisme. J’avoue qu’on entend davantage parler du mois de la prostate que du fait d’être végane. Alors, je me suis dit que c’était l’occasion de parler d’alimentation, les médias parleront en masse de la prostate. Désolée aux hommes qui me lisent. 1 Mais être végane s’applique à tous ceux et celles qui peuvent le pratiquer.

(c) Pixabay Mittmac

Qu’est-ce qu’être végane ?

Être végane est une manière de vivre, car c’est le refus de consommer quoi que ce soit qui provient de l’animal. Que ce soit alimentaire, divertissement ou ce qui a trait à la mode. Donc, quelqu’un qui se dit végane ne mange aucun produit (viande, lait ou autres), ne va pas, par exemple, au zoo et ne porte aucun produit (vêtement ou cosmétique) provenant d’un animal ou de son exploitation.

L’exploitation animalière est le nerf de guerre des véganes. Ils ne cautionnent pas le fait qu’un animal ait été torturé ou utilisé pour que l’humain l’utilise comme il le veut. Mais ce n’est qu’un point parmi tant d’autres. Car pour certaines personnes, le fait de ne pas consommer de produit animal est aussi bon pour la santé humaine et l’environnement. Quoiqu’il reste un choix personnel, pour bon nombre de végétaliens, c’est aussi un acte de militantisme très fort.

Véganisme, végétarien, végétalien…

Parce qu’il y a des points communs, mais aussi des différences. Les trois courants, dans un degré différent les uns des autres, refusent, la base de s’alimenter avec des produits venant d’animaux. Voici donc l’occasion de faire la différence entre les trois.

 Végane

Comme mentionné plus haut, être végane s’est refusé la présence d’un animal dans son quotidien. Par choix personnel ou pour militer contre la torture et l’exploitation animales. Donc, aucun produit animal n’est utilisé dans l’alimentation, l’habillement ou autre sphère de la vie.

Végétarien

Le végétarisme exclut seulement la consommation de viande animale. Il en existe plusieurs formes, allant de l’ovo-lactovégétarisme qui permet la consommation de produits laitiers, les œufs. Le lacto-végétarien, quant à lui, ne consommera que du lait. Les œufs sont exclus de l’alimentation sous toutes ses formes. C’est le cas du végétarisme indien. L’inverse existe aussi. Certains s’autorisent la consommation d’œufs, mais pas des produits laitiers. Il s’agit de l’ovo-végétarisme. Dans ces trois cas, la consommation de miel est permise.

D’autres variantes existent, comme le crudi-végétalisme et le fruitarisme. Le premier cas ne mange que des aliments crus, en excluant le lait et le miel. Dans le deuxième cas, ce sont les végétaux qui sont consommés. Ainsi que le miel.

Végétalien

La ligne est mince entre le végétalisme et le véganisme. La principale différence est le fait que le végétalien ne va pas aussi loin dans ses revendications que le végane. Il se contente souvent que rien consommer de produits alimentaires. Donc, ne mange aucune viande ni poisson, produits laitiers, œufs ou miel. L’éthique végétalienne se résume principalement au refus de tuer les animaux ou de les faire souffrir. Il y a aussi l’aspect religieux qui influence la consommation de viande. On pense au jaïnisme, à l’hindouisme, au bouddhisme ou au sikhisme qui ne consomment aucun produit alimentaire provenant des animaux.

Véganisme, sa petite histoire

Il s’agirait d’un concept ancestral, mais la première fois que le mot venant a été utilisé, c’est en 1944. Donald Watson serait le premier végane officiel de l’histoire. Il serait celui qui a utilisé le mot pour la première fois. Il a en plus cofondé la Vegan Society, la même année. Mais cela a pris plus ou moins 20 ans avant que le concept fasse sens avec le message que les véganes veulent véhiculer. La polémique tourne davantage autour de la vitamine B12, qui provient de la consommation animale. Ce n’est que récemment que les diététistes permettent le véganisme comme mode alimentaire, notamment avec l’existence des suppléments alimentaires.

Véganisme : ses fondements

Les raisons de pratiquer le véganisme diffèrent d’une personne à l’autre. Cela peut être pour des raisons de santé, culturelles ou idéologiques. Dans ce dernier cas, il s’agit d’une démarche personnelle d’empathie et de compassion envers les animaux. Les véganes veulent le bien-être de l’espèce animale. L’écologie est aussi un facteur important de la réflexion menant à véganisme. Tout comme la spiritualité peut l’être. Bref, il existe plusieurs courants philosophiques, comme le réformiste, l’abolitionniste ou féministe.

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Les fondements du véganisme (c) Pixabay Mittmac

Le véganisme en bref

Le véganisme n’est pas pour tout le monde. Il faut tenir compte de la santé de la personne aussi. Par exemple, si quelqu’un est allergique aux protéines végétales, c’est plus difficile pour lui, d’avoir une alimentation complètement végétale. Tout comme l’inverse est aussi vrai. Des gens ne tolérant pas les protéines animales doivent avoir une alimentation plus végétale. Il ne faut pas mettre sa vie en danger seulement par conviction. Par contre, pour ceux qui sont en pleine santé, ils peuvent faire ce qu’ils veulent, du moment qu’ils sont à l’aise avec ce qu’ils font. Il est vrai que la production de viande peut être nocive pour l’environnement et qu’elle coûte cher. Par contre, comme toute chose, il faut modérer. On pense aux lundis sans viande, par exemple. D’ailleurs, le site des lundis sans viande est vraiment complet. Vous y trouvez des recettes et des activités intéressantes pour en apprendre plus sur le sujet…

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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