Publié dans Lectures

NoirEs sous surveillance ou l’esclavagiste au Canada

Actuellement, je lis le livre NoirEs sous surveillance. Esclavage, répression, violence d’État au Canada. J’avoue que je prends du temps pour le lire. Par manque de temps, mais aussi parce que je trouve le sujet difficile. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’un sujet qu’on abordait rarement à une époque, mais qui aujourd’hui prend toute sa place.

Le livre de Robyn Maynard a été publié en 2018 chez Mémoire d’encrier. Il a d’abord été écrit en Anglais et traduit par Catherine Ego. Au total, il y a 456 pages. Mais inquiétez-vous pas, plus de 130 pages sont consacrées à l’index et aux sources. Ça nous laisse quand 320 pages de contenus sur tout ce que les noirEs du Canada ont pu vivre depuis le colonialisme.

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Livre NoirEs sous surveillance de Robyn Maynard

Je vous donne le lien de chez Les Libraires à la fin de l’article. Je tiens à dire que même j’ai déjà reçu un livre de mémoire d’encrier , ce n’es pas le cas pour ce livre. Je l’ai payé avec mes sous.

Pourquoi parler du vécu des NoirEs au Canada est important ?

Parce qu’on en parlait pas tant que ça avant. Du moins, quand j’ai eu mes cours d’histoire en secondaire 4, on ne parlait pas de ce sujet. Ce n’est qu’à l’université, quand j’ai fait mon baccalauréat, que j’en ai entendu pour la première fois. J’avais une session d’été où j’avais suivi mes cours à option. Dont 1 cours d’histoire et 2 cours en lien avec l’immigration. On avait abordé la question de l’esclavage noirEs.

Mais en effet, très peu de gens savent qu’il y a déjà eu de l’esclavage en Nouvelle-France. Durant 200 ans. Elle ciblait principalement les autochtones et les noirEs. On a toujours su que les premiers colons avaient une relation douteuse avec les autochtones. Encore aujourd’hui. Mais quand on entend parler des noirEs, c’est surtout l’histoire d’esclavagiste aux États-Unis. Pourtant l’histoire états-unienne a des conséquences au Canada. La ségrégation a eu lieu dans les 2 pays.

Les thèmes de NoirEs en sous surveillance

Pour l’instant, j’en suis au 3e chapitre. Jusqu’à présent, j’ai lu le chapitre sur la diabolisation des corps. Qu’est -ce que c’est ? Brièvement, c’est le fait de considérer que la personne est un objet. Donc, au moment de l’esclavagiste, il y a quelques siècles, les blancs étaient propriétaire de noirEs. Ces derniers n’étaient donc pas libres d’aucune façon de leurs corps, de leurs pensées ou de leurs actions.

Dans le deuxième chapitre, il est surtout question du capitalisme. Car les blancs se font de l’argent sur le dos des noirEs dans bien des cas. L’autrice fait notamment une critique du multiculturalisme.

Dans le chapitre que je lis actuellement la question de la justice. Plusieurs statistiques sur les différents crimes sont présentées. Évidemment, elles sont en défaveur des noirEs et des autochtones. 

Je vous dirais que de lire tout ça fait mal. Aucun blanc ne pourra comprendre pleinement le passé coloniale du point de vue des autochtones et des noirEs. Cela ne signifie pas qu’on ne peut pas avoir d’empathie envers ces peuples.

D’autres sujets ?

La violence sous toutes ses formes. La violence policière est évidemment très présente aussi. Le chapitre 4 aborde ce type de violence envers les femmes noires. D’ailleurs, il est aussi question de misogynie envers les femmes noires. Les derniers chapitres traitent d’immigration et d’éducation. Bref, le livre touche à toutes les facettes de la vie des noirEs.

Ce que j’aime de NoirEs sous surveillance ?

Premièrement, c’est une noire qui a écrit le livre. Souvent, les livres que j’ai lus sur le sujet étaient rédigés par des blancs. Pas que la lecture de ces documents n’était pas pertinent. Mais comme je viens de le dire, un blanc qui parle à la place des noirEs, c’est un exemple de domination. Le fait que là, c’est une noire qui prend la parole et qui se base sur des experts noirEs du Canada a un impact positif sur ma perceptions du sujets.

Et les sources, ce n’est pas ce qui manque dans le livre. Le travail de recherche concernant ce sujet précis a dû être très long. Je vous rappelle que l’index et les références ont plus de 100 pages. Donc, si vous voulez approfondir le sujet, vous pourrez le faire sans aucun problème.

 

En terminant, je pourrais dire que j’ai une relation amour/haine avec ce livre. Il est pertinent à lire. Mais il n’est pas accessible à tout le monde. Je dirais qu’il faut que les gens soient déjà sensibilisés à cette thématique. Mais sinon, je le recommande à ceux qui s’y intéressent.

Et vous, que connaissez-vous de l’histoire des noirEs au Canada?

Pour acheter le livre, c’est par ici.

 

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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