Publié dans Diversité, Réflexion

La diversité existe-elle vraiment ? La pyramide de Maslow en réponse.

Dernièrement, en lisant un commentaire sur Facebook à la suite d’un article traitant d’une initiative issue de la diversité, je me suis posé une question. Est-ce qu’à force de vouloir faire accepter la différence chez l’autre, on oublie nos similitudes ? Car, à la base, on est tous des êtres humains, avec des besoins et des émotions. La différence est dans la manière de les vivre. Ce qui m’a fait penser à la pyramide d’Abraham Maslow, que certains ont sûrement vu dans un cours en lien avec la psychologie ou autre. Je me souviens de l’avoir vu au début de mon secondaire et je me demande si je ne l’avais pas vu dès la fin de mon primaire. C’est assez vague. Mais grâce à cela, on peut avoir que toute personne a les mêmes besoins. Sommes-nous si différents des autres, en fin de compte ?

La pyramide de Maslow

Pour ceux qui ne savent ce qu’est la pyramide de Maslow, il s’agit en gros d’un classement de besoins. Ces derniers sont placés selon un ordre où les prioritaires sont situés à la base de la pyramide. Évidemment, les moins importants sont en haut. Il y a 5 types de besoins :

  1. L’aspect physiologique
  2. La sécurité
  3. Le sentiment d’appartenance
  4. L’estime de soi
  5. L’accomplissement

Personne n’a les mêmes besoins que les autres au même moment. Il se peut que vous n’ayez pas envie de manger à la même heure que votre conjoint, parce que vous n’avez tout simplement pas vraiment faim. Ou que vous soyez un plus grand dormeur que lui. Et c’est normal. Personne n’est fait sur le même moule après tout. C’est la manière d’exprimer ses besoins qui fait que nous sommes tous pareils : tous différents les uns des autres.

Le premier aspect de Maslow : la physiologie

Ici, il est question des soins de base : manger, dormir, boire et, surtout, respirer. Bref, tout ce que l’on a besoin pour vivre. Surtout respirer, c’est primordial. 😂 Si on ne comble pas ces besoins primaires, nous ne pouvons pas être fonctionnels. On le sait, lorsque certains manquent de sommeil ou ont faim, le comportement change. Ils sont plus agressifs ou réfléchissent moins bien. Alors, imaginez quand votre quotidien se résume à vivre dans la rue ou dans toutes autres situations qui nous privent de ces besoins. Ce n’est pas évident ! C’est l’une des raisons qui poussent certaines personnes à quitter leur pays d’origine pour un monde meilleur. D’où le fait de porter attention à ce point lorsque nous accueillons des réfugiés. Il est important de vérifier leur état de santé afin de pouvoir travailler les autres points. Quoique dans leur cas, le sentiment de sécurité est nécessaire pour avancer dans l’épreuve.

Le deuxième aspect de Maslow : la sécurité

Vient ensuite le sentiment d’être en sécurité. Cela peut être variable d’une personne à l’autre. Momentané comme être permanent. Être en sécurité, ça signifie qu’il n’y a pas de peur ni de craintes. Donc quelqu’un qui a grandi dans un contexte de violence ou de guerre n’a rien à voir avec la peur qu’un enfant peut avoir des chiens par exemple. Dans un cas de violence ou de guerre, le manque de sécurité est permanent, en raison du fait qu’on ne sait pas quand les coups et les attaques peuvent arriver. Que ce soit de la violence conjugale ou d’une guerre civile, on se retrouve pris dans un contexte traumatisant à long terme. Cela peut affecter la vie pour un certain moment. Un enfant qui a peur d’un chien parce que c’est la première fois qu’il voit un, c’est complètement autre chose. Le rassurer et lui laisser le temps de l’approcher à son rythme est préférable que de lui imposer. À moins qu’il se fasse mordre… là c’est autre chose.

Le troisième aspect de Maslow : le sentiment d’appartenance

En tant qu’être humain, on souhaite tous faire partie d’une communauté, d’un groupe. On s’identifie à nos semblables. Si on me demande si je suis plus québécoise que musulmane, je ne peux pas choisir, car je suis les deux. Et l’un n’empêche pas l’autre. Pourtant, comme d’autres Québécois, je mange de la poutine une fois de temps en temps. Mais comme d’autres musulmans, je fais mes 5 prières par jour et je vais à la mosquée quand je peux y aller. Et comme d’autres convertis, je baragouine l’arabe comme je peux. Les gens ont besoin de catégoriser selon des critères qui leur est propre. Cela fait en sorte que parfois, il y a des confusions. Comme le fait que si tu es musulman, forcément, tu es arabe. Ou tu viens d’ailleurs. Et non ! Ce qui influence notre appartenance au groupe, ce n’est pas la nationalité, le teint ou la religion. C’est une question de bien-être.

(c) Pixabay Pasja1000

Le quatrième aspect de Maslow : l’estime de soi

L’estime de soi est quelque chose que doit apprendre à coup de bravo quand on est enfant. Ou d’expériences positives tout au long de notre vie. L’échec fait partie de l’aventure. Mais si on les cumule et que personne ne vient nous encourager à continuer, ça se peut que ce soit plus pénible pour certains. L’estime de soi est quelque chose que l’on cultive d’abord pour soi-même, mais qui se fait en partenariat avec les gens autour de nous. Si nous sommes entourés que de personnes négatives, qui détruits constamment nos efforts pour avancer, cela a un impact qui se fait ressentir à long terme. Par contre, lorsque nous sommes avec des gens qui nous apprécient, forcément, nous sommes beaucoup plus épanouis. Cela paraît dans notre manière d’être et d’agir. Et aussi sur nos relations avec les autres. Nous avons une attitude différente en raison de ce que nous pensons des gens autour de nous.

Le cinquième aspect de Maslow : l’accomplissement

Avouez que quand vous réussissez quelque chose que vous croyez impossible pour vous, la fierté vous sort de partout ! Ça, c’est l’accomplissement. Qu’il soit purement personnel ou collectif, le fait de réussir quelque chose permet de s’épanouir davantage. On a l’impression que rien ne peut nous détruire à ce moment n’est-ce pas ? Même si l’accomplissement peut sembler minime, il est important pour la personne qui l’accomplit. Pensez au premier pipi dans la toilette de votre enfant ou la première fois qu’il ou elle s’habille par lui-même (même s’il y a du progrès à faire 😂). Ou à votre ado qui a de la difficulté dans une matière et que tout d’un coup, il a un score impressionnant dans un examen. Il s’agit d’un accomplissement pour la personne qui ne doit pas être négligé. Cela a un impact sur son estime de soi.

Comme vous le voyez, les besoins peuvent être interreliés. Ils ont été placés dans un ordre précis, mais en écrivant ce texte, je me dis qu’il y a une interconnexion entre les 5. Bon, à part pour les besoins physiologiques, je me dis que les besoins peuvent peut-être bouger selon le contexte, l’histoire de la personne. Rien n’est vraiment fixe avec l’être humain…. Par contre, ce que l’on sait, c’est que les besoins sont similaires d’une personne à l’autre. Juste exprimer différemment. Alors, la diversité se situe exactement ?

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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