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Maman est une étoile : un livre sur la vie, sur la mort

Comme certains le savent, mon ex-mari est décédé d’un cancer il y a quelques années. Peu de temps après cet événement, j’ai lu le livre Maman est une étoile (270 pages), de Mylène Moisan, journaliste pour Le Soleil à Québec. À quelques reprises, elle avait écrit quelques articles sur Jolyane Fortier et sa famille. Je n’avais pas suivi l’histoire à ce moment. Je l’ai fait lors de la lecture du livre, en 2015, l’année de sa parution aux Éditions La Presse.

 

Maman est une étoile de Mylène Moisan (c) Myrianne Lemay

Maman est une étoile : le sujet du livre

Je ne sais pas la raison précise, mais à la lecture de ce livre, j’ai tellement pleuré. Il faut dire que le sujet du livre est la cohabitation de la naissance d’enfants, de la maladie et de la mort. Le tout en l’espace de quelques années. Comme on peut le constater à sa lecture, ce genre d’épreuve peut être difficile pour le couple, mais pour la famille et les amis. Mais que dire des enfants. Dans le cas de ce livre, ils n’ont pas 5 ans. Le plus vieux des garçons démontre beaucoup de réactions à la suite du décès de sa mère. Malgré la préparation qu’elle avait faite au préalable auprès de ses enfants.

Maman est une étoile : se préparer à sa mort

Jolyane avait tout prévu avant son décès. Elle avait expliqué aux enfants, qu’elle allait partir parce qu’elle était malade. Lors de son départ, elle irait vivre sur une étoile. Les amies de Jolyane ont d’ailleurs acheté une étoile pour que les enfants puissent la voir en vieillissant. Mais ce n’est pas tout. Elle a tout fait pour s’assurer de rester présente malgré tout dans la vie de ses fils. Comme des témoignages des gens l’ayant côtoyé dans sa vie, des albums photos, différents vidéos et des CDs de chansons.

Maman est une étoile : comment parler de la mort aux enfants ?

Les enfants ressentent qu’il y a une période de stress qui se vit. Ils ne savent pas comment exprimer ce qu’ils ressentent et ne comprennent pas tout ce qui se passe, la mort est un peu floue. Entre 3 à 5 ans, la compréhension de la mort est limitée, il faut donc savoir utiliser les bons mots pour qu’ils comprennent. Idéalement, on évite de parler de « s’endormir », « partir » ou de voyage, car mourir n’est rien de ça et que cela risque de porter plus de confusion sur la mort. Le mieux est de dire la vérité sur la mort et qu’il ne verra plus la personne décédée. Rassurer l’enfant dans ce qu’il ressent est aussi important. Le fait de faire participer les enfants aux rites funéraires est un choix personnel, mais qui leur permet de comprendre la mort. C’est le moment de faire ses adieux.

Maman est une étoile : la perception culturelle de la mort

Chaque culture a sa vision de la mort.  En voici trois.

Les religions monothéismes

Pour les trois religions monothéistes (le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam) les célébrations se passent en famille dans un moment de partage qui permet le passage entre deux états : la vie et la mort physique, car la vie se poursuit après la mort.

L’hindouisme

Pour les hindoues, la croyance veut que l’âme de la personne décédée se réincarne sous une autre forme. L’incinération facile cette réincarnation. Plusieurs rituels encadrent les différentes étapes de la mort. Cela inclus, entre autres, de nourrir le défunt, qu’un homme fasse dont de sa chevelure. En Inde, les cendres sont rependues dans le Gange et finissent par y disparaître.

Les Navajo

Pour les Navajo, la mort se prépare dès l’enfance. Les garçons s’y préparent dès 6 ans en capturant un animal en forêt. Quelqu’un fait une gravure qui le représente. Répété à plusieurs moments de la vie, un totem se créer à l’image du défunt et qui symbolise ses exploits. Les plus jeunes de la communauté se privent de nourriture quelques jours afin de méditer à la mémoire de la personne décédée. Pour ces derniers, la mort est un moment de fête.

En bref, même si pour certains, la mort peut sembler difficile. Mais comme on peut le voir, ce n’est pas le cas pour tous. Qu’importe notre croyance personnelle, il s’agit d’un moment à traverser en communauté.

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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