Publié dans Intervention

L’intervention féministe : du concret !

Aujourd’hui, on est plus dans le concret de l’intervention féministe…

Si vous vous souvenez, il y a un moment, j’ai fait une formation en ligne sur le sujet. Et comme je vous parle souvent du féminisme, il allait de soi de vous faire un résumé. La formation est proposée par l’institut de formation en matière de violence faite aux femmes. Malgré tout, les notions vues peuvent s’appliquer, dans certains cas, à tous types d’interventions.

Soit dit en passant, l’organisme est Ontarien. Il délivre des attestations de formation selon les normes ontariennes. Je ne sais pas si elles sont identiques à celles du Québec. Ou ailleurs au Canada. C’est à vous de voir. Par contre, rien n’empêche de suivre les formations offertes, car elles peuvent être transférables.

Pour vous rafraichir la mémoire, le dernier article parlait de l’écoute active. Un outil essentiel dans l’intervention féministe.

L’intervention féministe, un récapitulatif

Parce que comme il a été mentionné dans les autres textes, l’intervention féministe met la femme qui consulte au centre de son intervention. Elle est considérée comme l’experte de sa vie. La raison est simple : elle se connaît mieux que personne. Mais cela ne veut pas dire qu’elle a besoin d’être guidée et encouragée dans ses démarches.

Il ne faut pas oublier que l’intervention féministe permet à la femme de reprendre un pouvoir sur sa propre vie. Ce qui n’est pas rien et qui peut prendre du temps.

Le contexte social

Comme on le sait, l’environnement social compte beaucoup dans ce que nous vivons. Que ce soit l’éducation, les interactions, les activités, etc.. Qu’importe la situation vécue par les gens, même si elle nous paraît banale, elle ne l’est peut-être pas pour eux.

Il faut donc être capable de travailler sur le contexte social qui affecte la vie des gens. En intervention féministe les inégalités entre les femmes et les hommes sont particulièrement ciblées. Mais les inégalités entre les femmes elles-mêmes sont aussi au cœur de cette lutte. C’est d’ailleurs pour cette raison que je vous parle souvent d’interculturalité. Personnellement, je crois vraiment que les femmes peuvent vivre plusieurs discriminations selon leurs vécus. D’où l’importance de comprendre le contexte social de chaque personne rencontrer.

Quelques principes à respecter en intervention

Lorsque l’on intervient auprès des gens, il y a des principes à respecter. En voici quelques-uns. Vous allez voir, on est dans le concret…

Le tutoiement ou le vouvoiement

Par principe d’égalité, l’intervenante va forcément tutoyer la personne devant elle. Par contre, ce n’est pas tout le monde qui est à l’aise avec ça. Que ce soit une question d’éducation ou de culture, certaines personnes sont davantage habituées de vouvoyer les gens qu’elles connaissent peu ou qui sont en position d’autorité. Quand on intervient avec une clientèle vulnérable, il est donc important de demander la permission de tutoyer notre client. Il est important qu’il se sente à l’aise dans la relation. Avec le temps, il se peut aussi que la relation change.

La confidentialité

Il va de soi qu’en tant qu’intervenant, on doit respecter la confidentialité de ce qui nous est confié. On doit même en parler avec notre client dès la première rencontre. Comme les règles peuvent varier d’un organisme à l’autre, c’est même essentiel de le faire.

Les besoins particuliers

Chaque personne est différente. Donc, les besoins sont aussi différents d’une personne à l’autre. Il est donc important de s’interroger sur les besoins de la personne. Par rapport à l’intervention. Mais aussi par rapport à sa situation.

La durée et la fréquence des rencontres

Idéalement, pas plus d’une heure par semaine. Mais tout dépend du contexte. Parce que souvent, lorsque l’on intervient dans auprès d’une clientèle vulnérable, les émotions sont souvent au rendez-vous. Trop de rencontres en peu de temps peuvent donc être difficiles pour la personne qui demande de l’aide. Le fait aussi que les rencontres soient espacées permet aussi à la personne de travailler sur elle-même et de cheminer à son rythme.

Ce qui fait que les démarches varient selon la personne ou de l’organisation. Par exemple, les maisons d’hébergement pour femmes violentées n’acceptent pas les femmes pour une même période de temps. Certaines ne dépassent pas un mois. Alors que pour d’autres, il est possible de dépasser les trois mois. Donc très variable selon la situation.

Dans ce contexte, lorsque l’on sait que la relation d’aide se termine, il faut savoir préparer la personne à boucler la boucle. C’est quelque chose qui demande quand même un peu de temps compte tenu de la vulnérabilité des clients.

Le concret de l’intervention féministe en bref

Bref, il faut savoir que l’intervention féministe peut être vécu dans différents contextes. La formation que j’ai suivie parle principalement d’intervention auprès de femmes qui connues des situations de violence. Donc, un contexte très particulier. Mais l’intervention féministe peut s’adapter à différents contextes. Ce que j’ai mentionnée peut donc varier selon la situation. C’est à voir selon l’organisme avec lequel vous travaillez.

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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