L’interculturisme et le Québec.

Dernièrement, en lisant sur l’interculturalisme, je m’aperçois qu’en effet, l’interculturel a vraiment mauvaise presse. En effet, l’engouement pour l’interculturel est récent, alors, on a peu de documentations sur le sujet. Pourtant, le phénomène a toujours été présent au Québec. Notre province s’est construite, il faut se le rappeler, grâce à quatre peuples : les autochtones, les Français, les Britanniques et les Irlandais. Si vous visitez la la Prison des Patriotes au Pied-du-Courant à Montréal, vous pourrez d’ailleurs voir le drapeau tricolore de l’époque. Tricolore en raison des peuples français, britannique et Irlandais. Exit les autochtones.

Drapeau original des Patriotes. Pour connaître l’histoire: http://histoire-du-quebec.ca/drapeau-des-patriotes-drapeau-patriote/

Historiquement parlant, l’immigration a toujours été présente au Québec. Pourtant, la problématique de la relation avec les immigrants est récente. Nous avons donc inventé l’interculturalisme pour mieux assimiler le nouvel arrivant à sa nouvelle société. Le problème, c’est que cela a créé un malaise à cause du mot « interculturel ». C’est un mot qui dérange, car il est question de l’identité du peuple québécois. Il est, en quelque sorte, une menace pour ceux qui se décrivent comme étant « de souche ».

Non seulement le mot interculturel crée un malaise au sein de la société, mais la définition est floue.  On s’entend qu’au Québec, la grande majorité des gens rejettent le multiculturalisme canadien, même s’ils sont en pâmoison devant Justin Trudeau. De plus, le peuple serait contre l’assimilation, mais est d’avis d’intégrer les gens selon les valeurs que l’on a au Québec. Pourtant, lorsque j’écoute les médias ou même certaines discussions, ce n’est pas tout à fait exact. Certaines personnes souhaitent que les immigrants s’assimilent complètement. Des immigrants eux-mêmes s’assimilent à la société québécoise sans qu’on leur demande, et pourtant, se font quand même rejeter. Même moi, qui suis née ici, aux yeux d’une partie des gens, je suis immigrante et pas intégrée à ma propre nation.

Pourtant, lorsque je réfléchis à l’évolution de notre société, elle a fait un certain progrès en matière de diversité et d’intégration. Je me souviens d’une émission d’Ici, Louis-Josée Houde qui montrait le premier noir à avoir passé à la télé dans les années 60 : il était déguisé en robot, pour qu’on ne le voie pas ! En cinquième secondaire, on avait écouté le film Des souris et des hommes. Il y a un noir dans l’histoire. Jamais je n’aurais cru que c’était un noir. Le rôle était tenu par Yves Canuel et le maquillage était tellement mal fait qu’il avait plus l’air sale que de couleur noire ! Déjà, le fait que le film était en noir et blanc, ça n’a pas vraiment aidé à la compréhension de l’image. C’était à la fin des années 90 et on voyait des noirs un peu plus souvent.

Il ne faut pas oublier que pour beaucoup d’immigrants, l’intégration à la société d’accueil est importante. Comme je l’ai mentionné dans un autre article, le travail ne doit se faire que d’un seul côté. Il s’agit d’un travail d’équipe, de collaboration entre les nouveaux arrivants et les natifs. Ainsi, les immigrants seront entourés, et cela nous avantage, en tant que natifs, d’apprendre et d’ouvrir nos œillères. C’est le vrai sens de l’interculturel ; une rencontre entre deux cultures.

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