Publié dans Identité, immigration

L’implication citoyenne, ou l’art de s’intégrer à sa nouvelle société.

Dans plusieurs lectures ou conférences que j’écoute actuellement, on mentionne que l’immigrant doit s’impliquer pour réussir son immigration. C’est un fait, les gens que je connais qui sont les mieux intégrer sont ceux qui s’impliquent activement dans leur nouvelle société.

Le mieux pour les nouveaux arrivants est de se faire un bon réseau de contacts. Mais pour ça, il faut savoir où aller. Évidemment, il y a les organismes d’aide aux immigrants. Il y en a énormément dans la région de Montréal, mais aussi partout au Québec. Par contre, il faut savoir où les chercher! Plusieurs facteurs font en sorte que les immigrants ne vont pas forcément vers ces organismes. Et cela explique aussi pourquoi ils ne s’impliquent pas comme on le voudrait. Tout d’abord, si l’immigrant ne maîtrise aucune des langues officielles, il aura du mal à se créer un réseau fort et durable. Sans compter que le plus important quand on arrive n’est pas forcément de retourner sur les bancs d’école apprendre une nouvelle langue. La survie passe avant tout. Cela signifie se trouver un toit, un travail, de quoi manger, etc. Il suffit de se rappeler la pyramide de Maslow. Le besoin d’appartenance vient seulement en troisième position. C’est donc dire qu’avant que l’immigrant se sente bien intégrer dans sa nouvelle société, il doit combler les besoins psychologiques et de sécurité avant tout. Aussi, c’est à se questionner à savoir si les organismes sont adéquatement préparés à aider les nouveaux arrivants.

Dans une conférence qui a eu lieu en mai 2016 à l’UQAM dans le cadre du Sommet citoyen pour l’harmonisation des droits universels et l’harmonisation des relations interculturelles Bob White parlait de l’approche citoyenne. Qu’est-ce que c’est? François Rocher explique dans le cadre de l’approche citoyenne, l’individu est perçu comme étant un membre actif de sa communauté. Donc, il est impliqué à sa construction. Pour cela, il doit comprendre les normes de sa société. Pour que cela se fasse chez les immigrants, il faut que la base de la pyramide de Maslow soit comblée. Bob White demande aux organismes qui travaillent auprès des immigrants de les questionner sur le sujet. Pour lui, l’approche citoyenne en est aussi une culturelle. Il faut donc comprendre ce que représente la citoyenneté et l’implication dans la société pour eux. Dans certaines cultures, la femme reste à la maison pour s’occuper des enfants et c’est l’homme qui va à l’extérieur pourvoir aux besoins de la famille. Forcément, pour eux, l’implication citoyenne ne se fera pas comme quelqu’un qui vient d’un pays où les deux sexes sont impliqués activement dans la société.

Bob White recommande aussi aux intervenants de se questionner afin de mieux s’outiller et de faire en sorte que la cohésion sociale entre les divers organismes, les immigrants et la société d’accueil. Aussi, il est important que le sentiment d’appartenance soit développé pour que l’immigrant puisse participer. Si ce dernier sent qu’il n’est pas le bienvenu dans sa nouvelle société, il n’y participera pas. Il préférera rester avec les siens, là où il se sentira utile! Donc, le meilleur moyen de faire en sorte que quelqu’un s’implique dans sa nouvelle société, c’est, premièrement, combler ses besoins primaires et deuxièmement, être guidé par quelqu’un de sa nouvelle communauté. C’est possible, mais il faut que nous aussi on s’implique comme citoyen!

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L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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