L’identité québécoise, qu’est-ce que c’est?

Aujourd’hui, j’aborde un sujet qui me plais, mais je n’aime pas trop l’angle que je dois utiliser pour en parler. Mais avec ce qui arrive actuellement, je me dois l’aborder. Il s’agit d’un sujet sensible qui revient souvent en moment de crise : l’identité québécoise. La raison pour laquelle j’en parle, c’est qu’il y a une vague d’attentats en Europe et aussi aux États-Unis. La présence de plus en plus présente des suprématistes blancs en Amérique y est pour beaucoup aussi. Évidemment, mon texte n’est pas un article en profondeur, mais est axé sur une prise de conscience de notre identité en tant que société.

Nous avons de la difficulté à nous définir comme peuple. Notre identité semble floue pour nous-mêmes. Nous venons autant de la France que de la Grande-Bretagne ou de l’Irlande, les autochtones et autres minorités ayant été écartés des peuples fondateurs du Québec. Nous avons des influences américaines et françaises, la province se trouvant à cheval sur ces deux cultures. Les ouï-dire disent que les Québécois sont accueillants et chaleureux. Nous le sommes. Par contre, si les médias populistes ont une grande influence sur votre vie, ce n’est pas le cas! Mais lorsque les médias ne parlent que de groupes d’extrême droite et tiennent des propos sans nuance sur les minorités, on peut se poser la question. Notre histoire nous est mal enseignée.

Pourquoi je parle des minorités comme faisant partie des peuples fondateurs du Québec? En effet, selon certaines recherches, des noirs étaient déjà présents ici au Québec. Nous savons tous qu’ils étaient présents, comme esclaves, aux États-Unis. C’était identique ici. Certaines familles aisées de l’époque possédaient son esclave d’origine subsaharienne, donc noir et musulman. Désolée pour l’extrême droite, il se peut que vous ayez un ancêtre d’origine afro-musulmane dans votre lignée et que vous n’en ayez aucune connaissance. La raison est simple, ils ont été convertis au christianisme et les noms furent changés lors du baptême.

Malheureusement, comme je l’ai déjà mentionné dans d’autres textes, le manque d’informations sur notre propre culture influence souvent nos actions. Je ne sais pas pour vous, mais c’est le genre de sujet qu’on n’a jamais abordé dans les cours d’histoire au secondaire. Du moins, je ne m’en souviens pas. Personnellement, j’ai appris leur présence en sol québécois  que l’an passé en lisant le livre de Marcel Trudel et de Micheline D’Allaire paru en 2004 aux Éditions Hurtubise HMH et qui s’intitule Deux siècles d’esclavage au Québec suivit du Dictionnaire des esclaves et de leurs propriétaires au Canada français sur CD-ROM. Mais étant curieuse de nature, j’ai toujours fait des recherches par moi-même pour connaître les autres. Par la force des choses, on en apprend sur nous-mêmes. Je vous suggère aussi de lire l’Encyclopédie Canadienne sur le sujet de la présence des noirs en terre américaine.

Une identité se construit à force de rencontres, de questionnements et de réflexion. Elle change au gré de ces introspections. Si nous ne sommes jamais confrontés avec autrui, comment peut-on évoluer ? Nous sommes le reflet de ce que l’autre perçoit de nous, de ce que nous lui projetons. Si nous avons que des barrières, comment est-il possible d’en apprendre sur nous-mêmes et évoluer en tant que société ?

Je vous reviens avec d’autres textes sur le sujet cette semaine.

Bonne lecture!

 

 

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