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L’humour, 5 points sur le sujet!

1er avril, c’est le poisson d’avril ! Ce n’est pas tout le monde qui fait des blagues aujourd’hui, car il existe des variantes culturelles dans l’humour. C’est ce que l’on voit dès maintenant.

Mais avant de commencer le top 5 sur l’humour, je vous laisse avec cette réflexion de Garihanna Jean-Louis : « Le rire est universel, l’humour est culturel. »  

L’humour du 1er avril

Pour ceux qui ne le savent pas, le poisson d’avril est la journée pour faire une plaisanterie à ses connaissances, à ses amis et sa famille. Certains médias, traditionnels ou numériques, en profitent pour faire des canulars. Les enfants, quant à eux, se contentent de coller un poisson de papier dans le dos de leurs amis ou de leur famille.

(c) Pixabay

Je me souviens quand j’étais enfant, mon chauffeur de bus au primaire performait assez bien à ce niveau. Il essayait de nous faire croire que ses chiens dans l’autobus. Il mettait une fausse crotte de chien. Je le prenais et lui mettais sur la tête sans trop de problèmes. Je le connaissais bien, c’était un de mes voisins. Vive la campagne et le fait que tout le monde se connaisse 😆

Mon père performait aussi très bien pour nous faire croire n’importe quoi. 30 ans plus tard, ça fonctionne un peu moins 😅

(c) Pixabay

L’humour et ses variantes

Bien que ce n’est pas toutes les cultures qui célèbrent le poisson d’avril. Par contre, des variantes existent. Ici, je vous parle de la fête des couleurs en Inde.

Le 21 mars dernier, il y a eu le Holi. Fête hindoue qui célèbre la couleur. Ce qui est fantastique avec cette journée, c’est que les classes sociales et de genre disparaissent. En plus des bénéfices sociaux, il y a des bénéfices médicinaux, car c’est l’occasion de faire du ménage.

Comme je viens de le dire, alors de cette journée, aucune barrière n’existe. Un intouchable peut donc asperger de couleur quelqu’un d’une classe supérieure. Et cela sans craindre de représailles. Ce qui n’est pas le cas le reste de l’année. Aussi, les touristes sont souvent la cible des fêtards. C’est l’occasion aussi de rire et de fêter.

Pour en savoir plus sur cette fête, vous pouvez lire ce texte.

 

L’humour comme source d’apprentissage

Garihanna Jean-Louis est une Québécoise d’origine haïtienne. Elle est née au Québec est a grandi en Haïti. Elle a pu remarquer que l’humour diffère selon la culture. Ce n’est pas pour rien que j’ai mis sa citation dans l’intro de mon texte.

En tant qu’humoriste, elle allie ses deux cultures malgré les différences. Cela permet d’aller chercher deux publics : les Haïtiens et les Québécois. Par exemple, les Haïtiens aiment les lapsus. Au Québec, on est moins fringant de ça. Par contre, ça ne veut pas dire qu’on déteste.

Au contraire, le fait qu’il y a différents types d’humour permet d’en apprendre sur une culture. On ne rit pas forcément de la farce qui vient d’être faite. Mais cela permet de comprendre la dynamique du pays.

Un exemple

Un exemple ? Il y a des années, j’étais chez mes parents avec mon ex-mari. Celui qui vient de la Tunisie. Mon père fait une blague. Tout le monde rit sauf mon ex. Ce que j’ai vu est la panique dans ses yeux. Il m’a dit tout bas qu’il ne comprenait rien. Je crois qu’il s’est peut-être senti exclu, car il était le seul à ne pas rire. Mais en fait, il ne manquait pas grand-chose. Mon père possède un humour un peu douteux. Par contre, il a quand même appris sur la dynamique familiale du Québec.

L’humour et la culture

En France, l’ironie et le second degré sont très présents dans l’humour.

Les Britanniques favorisent davantage l’humour noir et absurde. D’où son côté pince-sans-rire et autodérisoire.

L’humour allemand serait le plus difficile à exporter par le fait que peu de gens le comprennent. Il tend à respecter la réalité et n’enjolive aucune histoire.

Aux États-Unis, aucune ironie n’est possible. Il n’y a que le premier degré qui compte !

En Chine n’ont plus l’ironie n’est pas très preneuse. Par contre, la jeune génération tend à changer les choses.

Au Japon, l’humour est très simple. L’autodérision et le Manzai sont aussi populaires. L’humour est davantage masculin. Le but est d’impressionner les femmes !

Au Brésil, l’humour est plus terre-à-terre. Il joue sur les clichés culturels.

En Afrique du Sud, l’humour est thérapeutique. Les humoristes utilisent les tabous pour faire rire un public multiethnique.

En Australie, le cynisme et la dérision sont présents dans l’humour.

L’humour et le rire

Comme on vient de le voir, tout le monde aime rire. Par contre, l’humour est différent selon notre provenance.

Les philosophes ont grandement étudié le rire et ses composantes. Ce que l’on peut comprendre de leurs études, c’est que malgré ces variantes, il y a une universalité qui existe. Le rire se veut social. En fait, c’est une exclusivité humaine qui permet de créer des liens avec les gens qui nous entourent.

C’est aussi un des meilleurs moyens de communication qui existe. Oui, car il peut communiquer de la rage, de la nervosité comme exclure ou inclure une personne. Le rire peut aussi être contrôlé ou autorisé. Cela dépend de plusieurs facteurs : le récepteur, le cadre socioculturel, le message, l’émetteur, etc.

(c) Pixabay StockSnap

Bref, comme la citation du début mentionne, le rire est universel. C’est l’humour qui est culturel. Quand un immigrant fini par apprécier l’humour de sa terre d’accueil, il a bien réussi son intégration.

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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