Publié dans Réflexion

L’HIVER QUÉBÉCOIS

L’hiver québécois, qu’est-ce que ça vous dit ? Pour beaucoup de gens venant de l’extérieur de la belle province, c’est pittoresque. Les Français ont l’image de « ma cabane au Canada. » Oui, on a des cabanes, dans le fond d’un bois, en haut d’un arbre ou dans le fond de la cour pour entreposer les babioles qui servent à l’entretien de ladite cour. Rien de très grandiose !

Encore moins lors de tempêtes ou de grands froids lorsqu’on a des déplacements ou des sorties à prévoir. Le mythe de la journée relaxante auprès du feu en pyjama et avec un chocolat chaud, c’est en vacances seulement, et non pas en plein milieu de semaine quand on a un rendez-vous important… à moins que ce soit un examen de mathématiques ou un oral dans le cours d’anglais. Là quand on va à l’école et qu’on doit manquer une journée, c’est la fiesta ! Au primaire, ce n’est pas trop compliqué, on vire complètement fou, car on peut aller jouer dehors. Au secondaire, on préfère retourner se coucher. Rendu au Cégep et à l’Université, là, on n’a pas le choix de se rendre, à moins que le cours soit annulé, car l’établissement reste ouvert malgré tout… Et sur le marché du travail, c’est similaire. On doit quand même s’y rendre en passant par les obligations quotidiennes, comme le détour à la garderie et être prit dans le trafic, car les Québécois ne savent plus conduire lors des premières neiges.

Sans c’est sans oublier que si on voit le soleil, il fait froid ! En fait, je devrais dire frette, car en bon québécois, cela veut dire qu’il fait plus froid que froid ! Oui, ça se peut… au Québec en particulier. Par contre, si on voit des nuages, on peut s’assurer d’un peu de chaleur, faute de vitamine D. Ici, l’hiver, c’est rare qu’on puisse avoir les deux en même temps, malheureusement.

Si je me fie à mon ex-mari, la température moyenne du Québec est de -40 degrés Celsius… à l’année, mais ce n’est pas le cas. Du moins, dans le sud de la province. Avec le facteur éolien, on peut atteindre ces températures, mais avec de grands vents. Dans le Grand Nord, par contre, c’est possible. Il faut simplement bien s’habiller, avec la technique de l’oignon ou de vêtements vraiment chauds et confortables. Pour la technique de l’oignon, ce n’est pas compliqué. Il suffit d’enfiler plusieurs couches de vêtements savamment choisis, genre coton, afin de faire circuler l’air chaud que le corps produit. Les sportifs pourront peut-être confirmer mes dires.

Mais on peut avoir de beaux souvenirs l’hiver. Dans l’enfance, principalement. OK le fait de manquer des journées d’école aide un peu à faire apprécier la saison. Ça, Noël et la semaine de relâche. Pourquoi ? Parce qu’on passe nos journées à jouer dehors, surtout quand on est à la campagne. Du moins, c’est se que faisait ma génération quand on n’était pas encabané à l’école. On allait dehors construire des forts… pour s’encabaner dedans. Sinon on glissait, on faisait de gros bonshommes de neige, on patinait… on était actifs et on avait énormément de plaisir. Sinon, les vacances de la semaine de relâche en février ou en mars, selon les années, étaient vraiment plaisantes. Car, là, on partait dans le fond d’un bois dans une cabane issue des rêves français.

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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