Publié dans Bonheur, Réflexion

Les trois dimensions du bonheur

Dans les prochaines semaines, je parlerais beaucoup du bonheur. Tout simplement parce que tout le monde le cherche d’une manière ou d’une autre. Les sources de bonheur sont variables, mais comment mesure-t-on le bonheur ? C’est que l’Institut de recherche sur le bonheur de Copenhague fait. Selon eux, trois dimensions sont à considérer. Je me suis inspirée du Livre du Lykke [prononcer lu-keu] de Meik Wiking pour une partie de l’article. Voici donc les trois dimensions du bonheur.

La dimension affective du bonheur

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Capture d’écran du site de l’Institut de recherche sur le bonheur de Copenhague. (C) Myrianne Lemay

Cette première dimension est aussi appelée hédonique. Elle a donc un lien avec la recherche du plaisir et les émotions que l’on peut vivre au quotidien. Qu’elles soient positives ou non, ces émotions ont un impact sur notre perception personnelle du bonheur. L’hédonisme est une philosophie qui essai d’éviter le déplaisir. Les conflits sont donc à éviter, qu’importe la manière dont ils s’expriment. Par le fait même, pas d’humiliation ou de violence. D’ailleurs, la racine du mot hédonisme est grecque, hédoné signifiant plaisir. Comme il n’y a pas de définition précise du bonheur et du plaisir, on peut les retrouver dans plusieurs aspects de la vie, gastronomique, physique, psychologique, dans le savoir, etc. Pour trouver le bonheur dans cette dimension, la connaissance de soi est importante. Mais il est aussi nécessaire d’être curieux et d’avoir une liberté de pensée. Au niveau historique, on s’apercevoir que l’origine de l’hédonisme remonte à l’Antiquité avec Épicure…

 

La dimension cognitive du bonheur

La dimension cognitive
Capture d’écran du site de l’Institut de recherche sur le bonheur de Copenhague. (C) Myrianne Lemay

Pour la dimension cognitive du bonheur, il faut être capable de prendre un certain recul de sa vie. Grâce à ça, on peut plus facilement évaluer et juger nos propres satisfactions. Selon le site psyhcologiepositive.info, on peut diviser cette dimension en deux parties : la satisfaction globale de notre vie et les plaisirs qui sont plus spécifiques. Quoique, la première est plus importante que la deuxième. Mais pour y arriver, il faut être capable de faire la différence entre un moment précis qui nous peut nous rendre heureux·se et la satisfaction générale de notre vie.  Notre satisfaction globale du bonheur dépend de ce que nous vivons au quotidien. Du positif arrive, nous sommes généralement plus heureux que si nous vivons que du négatif. Par contre, tout dépend de la fréquence des événements.  Plusieurs facteurs influencent notre perception globale du bonheur, mais cela est aléatoire, le bonheur étant accessible à tous, mais incontrôlable.

La dimension eudémonie du bonheur

la dimension edémonique
Capture d’écran du site de l’Institut de recherche sur le bonheur de Copenhague. (C) Myrianne Lemay

Un mot compliqué, n’est-ce pas ? Du grec ancien, l’eudémonie complexifie le concept du bonheur. En fait, selon la perception du bonheur d’Aristote, une vie heureuse en est une qui a un sens, un but final. Ce qui n’est pas rien. L’eudémonisme est l’état de béatitude qui permet de reconnaître le bonheur qui est présent dans sa vie sans négliger la raison. En fait, ce serait l’état naturel de l’être humain. Par exemple, pour Spinoza, le bonheur s’apparente au bien commun. Il faut dire que ce dernier à une conception plus traditionnelle du phénomène. Je dirais même qu’il a une vision romantique du bonheur. Mais en fait, pour l’eudémonisme, le bonheur est la valeur qui est la plus importante. C’est le contraire de l’hédonisme qui s’axe sur le plaisir. Pourtant, les deux vont de pair. Cela dépend de nos priorités. Est-ce que nous favorisons la recherche du bonheur ou la recherche du plaisir ?

La combinaison des trois dimensions

Les trois dimensions sont inter relié, mais peuvent être indépendantes l’une de l’autre. Cela dépend de notre définition du bonheur. Par exemple, pour Platon, l’eudémonisme exclut l’hédonisme si on considère le bonheur comme spirituel et non charnel. Par contre, si on recherche le plaisir dans l’instant présent, qu’importe sa forme, on favorise plus l’hédonisme. Mais l’un n’empêche pas l’autre. Mais certaines personnes, comme Michel Onfray, croient même qu’écarter le fait de vivre des plaisirs a un impact sur ce qui nous entoure. L’eudémonie a un aspect réflexif qui peut tempérer les deux autres dimensions. Comme dans le cas qui vient d’être mentionné, mais aussi comme dans la recherche du bonheur par le plaisir charnel ou autre.

Ce qui influence les dimensions du bonheur

Toujours selon le site psychologiepositive.info, il y a plusieurs facteurs qui influencent le bonheur. Par exemple, les traits de personnalité. On parle le fait d’être optimiste, extraverti ou d’avoir une bonne estime de soi. À l’inverse, la névrose nous éloigne du bonheur. Aussi, le fait de sentir aimer a une importance. On parle entre autres du mariage, mais en précisant le fait qu’il s’agit d’une source de conflits, donc d’un facteur plus ou moins fiable. L’âge a un impact sur notre perception du bonheur. Plus on vieillit, plus on serait heureux. Pourquoi ? Parce qu’on se connaît et qu’on maîtrise davantage notre environnement. La valorisation par le travail ou diverse activité est nécessaire à la recherche du bonheur. Par rapport à la vie en communauté, il y a des divergences. Certains disent que les sociétés individuelles sont les sociétés qui vivent en groupe. D’autres disent l’inverse. Bref, un juste milieu entre les deux serait l’idéal.

Le bonheur en bref

En comprenant les différentes dimensions du bonheur, on peut comprendre qu’il y a diverses façons d’y avoir accès. Et que nous en sommes les artisans. Bien que les gens peuvent avoir une influence sur notre vie, nous avons le dernier mot concernant notre bonheur.

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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