Publié dans Réflexion

Les droits des enfants : ce que dit la Convention

Comme vous le savez, chaque être humain a des droits. Même les enfants ont une Convention relative à leurs droits. Cette semaine, dans la presse, un article concernant un Malaisien de 41 ans qui a marié une jeune thaïlandaise de 11 ans a été publié. En fait, la Malaisie, un pays musulman qui défend les droits des enfants, dénonce la situation. Je vous laisse lire l’article, qui date du 1er juillet, ainsi, vous pourrez vous faire une idée. Mais de ce que j’ai compris en Malaisie, il est permis de marier les moins de 16 ans, mais sous certaines conditions. Actuellement, il y aurait 16 000 jeunes filles de 15 ans et moins qui sont mariées. Ce qui est énorme ! C’est ce qui m’a convaincu d’être sur le sujet.

LA CONVENTION RELATIVE AUX DROITS DE L’ENFANT DES NATIONS UNIES

Qu’importe l’endroit où vivent les enfants, ces derniers sont protégés par des droits, et ce, de leur naissance jusqu’à leur majorité. Personne ne peut donc  leur enlever ses droits. Que ce soit en lien avec l’éducation, la protection, l’épanouissement, la survie ou tout ce qui a un lien avec le développement de l’enfant, il y a un privilège qui s’y rattache. Ils ont tous importants et il y a un lien entre chacun d’entre eux. En tout, il y a une cinquantaine d’articles, qui englobent la protection, l’éducation, la liberté d’expression ou de croyance, l’accès à l’information, d’avoir une famille et des loisirs, faire des choix et d’avoir une vie privée. Il y a beaucoup d’autres, comme le fait que les enfants doivent connaître leurs droits. Les divers gouvernements et organisations doivent aussi les reconnaître et les appliquer. En gros, veiller au respect de la convention et faire en sorte de protéger les enfants.

Des exemples d’articles de la convention relative aux droits de l’enfant

 

Qu’est-ce qu’un enfant ?

L’article 1 définit ce qu’est un enfant. Il s’agit de toute personne de moins de 18 ans. À moins que l’âge de la majorité soit atteint avant en raison de la législation du pays où cette loi s’applique. Donc, dans certains pays, la majorité peut être avant les 18 ans malgré le fait que ce soit la norme.

Relations avec les parents

Plusieurs articles concernent la relation que l’enfant doit avoir avec ses parents. On pense, entre autres, aux articles suivants : 3, 7, 8, 9, 10. Ce que l’on peut comprendre, c’est que, dans l’intérêt de l’enfant est ce qui est le plus important. Dans la très grande majorité des cas, ce sont les parents qui doivent s’en assurer. Par contre, l’État peut aussi le faire. Cela implique aussi son identité (nom et nationalité) et sa relation qu’il peut avoir avec ses parents.

Droits et libertés de l’enfant

Tout comme les adultes, les enfants ont leur droit d’avoir des opinions et de les exprimer. Ils peuvent aussi s’informer par les différents médias mis à sa disposition et de se construire une pensée qui lui est propre. Il a le droit à sa propre conscience, de choisir sa religion et de s’associer pacifiquement. Évidemment, il a aussi droit d’avoir une vie privée.  C’est ce qu’expliquent les articles 12 à 17.

Les cas spéciaux

Les enfants réfugiés ou handicapés ont accès à des soins particuliers et une protection qui leur est propre. C’est ce qu’expliquent les articles 22 et 23. L’article 38, qui parle des conflits armés, mentionne aussi que les moins de 15 ans ne peuvent pas y participer. Du moins, directement ! Ceux qui en sont victimes ont aussi droit à une protection spéciale et des soins adaptés à leur situation. L’article 24 complète ses articles en disant que tous les enfants ont droit de bénéficier des soins qui leur permettent de vivre en bonne santé.

L’éducation, les loisirs et la culture

Les articles 28 à 31 parlent d’éducation et de loisirs. L’éducation est un droit et accessible à tous. Le primaire est gratuit et obligatoire, mais pas les autres niveaux, selon le cas. Les buts sont l’épanouissement total et le développement complet de l’enfant. Ce qui implique d’apprendre sa langue maternelle, d’avoir accès à la culture sous toutes ses formes. Cela est davantage nécessaire pour les minorités et les autochtones. Évidemment, les enfants doivent avoir accès des périodes de repos, cela implique les congés de garderie et de passer du temps de qualité avec ses parents.

L’exploitation des enfants

Évidemment, si l’enfant a droit a des périodes de repos, cela veut dire que le travail leur est interdit. Cela ne veut pas dire qu’ils ne doivent pas avoir des tâches à faire à la maison. Il est quand même permis d’aider les parents, selon les capacités de chacun. On parle principalement d’exploitation économique, sexuelle ou autres qui peuvent nuire à l’éducation ou la santé de l’enfant. Cela inclut la vente, la traite ou la privation de leur liberté.  Je vous invite à lire les articles 32 à 37 sur ce sujet.

La protection des droits des enfants

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a publié en 2006 un cade de protection concernant les droits des enfants. Ainsi, on y trouve des objectifs, des principes directeurs et des stratégies pour y parvenir.

Principes directeurs

Le premier principe est le fait que les États sont responsables de la protection des droits des enfants. C’est donc ce que la Convention préconise. Viennent ensuite la famille et la communauté. Elles sont les éléments centraux dans la prévention des droits autant des filles que des garçons. D’une manière ou d’une autre, lorsque les droits des enfants sont bafoués, il est toujours urgent d’intervenir en mobilisant le plus de ressources possible, incluant l’enfant lui-même sans aucune discrimination. Tout comme la Convention le dicte, l’intérêt supérieur des jeunes est prioritaire. Évidemment, il est important d’aider l’enfant en prenant compte de sa situation sociale et culturelle et en s’adaptant à lui.

Objectifs

En tout, il y a six objectifs mentionnés. Ils ont tous des suggestions d’actions à prioriser pour s’assurer de leur réussite. À vous de voir s’il vous est possible de les appliquer dans votre secteur. Premièrement, autant les filles que les garçons sont sécurité dans les  espaces ils vivent, étudient et jouent. Bref, partout où ils doivent être. De plus, leur participations est nécessaire au renforcement de leur capacité. Les enfants sont donc impliqués dans les procédures qui les concernent. Ils ont accès aux documents légaux qui les concernent. Les enfants nécessitant des soins spécifiques doivent y avoir accès. Dans l’intérêt des enfants, il est nécessaire qu’ils bénéficient d’une solution qui perdure dans le temps.

Les droits des enfants en conclusion

Bref, lorsqu’il est question des droits des enfants, on aborde toujours un sujet délicat. Ils font partie des plus vulnérables des sociétés actuelles. Mais plus le temps passe, plus leurs droits sont mis de l’avant. Ce qui fait que plusieurs sociétés, leurs conditions de vie s’améliorent grandement. Par contre, il en reste encore beaucoup à faire, principalement dans les sociétés moins nanties.

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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