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Les différences culturelles

Si vous côtoyez des gens de différentes cultures, même ici au Québec ou au Canada, vous avez sans doute remarqué qu’il y a des différences qui font en sorte que nous réagissons différemment par rapport aux situations. Voici donc trois différences culturelles que nous avons vécu à un moment ou à un autre.

La relation au temps

Oui, la relation au temps diffère selon l’endroit d’où l’on vient. Au Québec, cette différence on la sent surtout lorsque l’on quitte Montréal, mais aussi tous gros centres urbains. La vie des grandes villes est très stimulante, Montréal, n’a jamais de repos. En région, c’est beaucoup plus calme. Le rythme de la campagne est moins vite, moins stressant. On est loin de tout, c’est vrai, mais on n’est pas pris dans le trafic et dans les travaux routiers. Lorsque quelqu’un de la campagne arrive à Montréal, la première chose qui le remarque, c’est la vitesse ou tout se déroule. Oui, si l’on est en voyage, cela est stimulant. Mais lorsque l’on vient s’établir définitivement à Montréal, qu’importe notre provenance, on a un choc culturel à ce niveau,

Mais aussi, notre relation au temps est influencée par notre culture d’origine. Au Québec, on a une tendance à être ponctuel à plus ou moins cinq ou dix minutes selon la situation. Mais dans certaines cultures, si on se donne rendez-vous à une heure précise, il se peut que la personne arrive avec une ou deux heures de retard. Il se peut que dans sa culture, les gens arrivent quand ils ont envie d’arriver. Ils peuvent venir au rendez-vous pour l’heure, mais rencontrer quelqu’un et perdre du temps pour un café avec lui, malgré l’engagement déjà pris avec quelqu’un d’autre. Cela peut provoquer quelques conflits entre ces personnes. Ce qui peut être dommage quand il s’agit d’une personne que l’on juge de confiance. Mais un effort doit être fait d’une part et d’autres. Lorsque l’on sait qu’on a un engagement, on se force pour être là à temps ou d’avertir de notre retard. Quitte à prendre un café avec la personne que l’on vient de croiser. Lorsqu’on est la personne qui attend, il faut mettre de l’eau dans son vin, et trouver des excuses. Par contre, lorsqu’on fréquente quelqu’un d’une culture qui diffère de la nôtre à ce sujet, il ne faut pas abuser et en prendre une habitude avec tout le monde. Comme dans toutes situations, il faut savoir communiquer adéquatement, bien faire passer son message et s’assurer de sa réception.

La relation aux autres

Il y a une différence majeure sur ce point. Dans les sociétés plus traditionnelles, la relation aux autres est à l’opposé de celle des sociétés occidentales. Dans le premier cas, la notion de la famille est très importante. Elle passe avant tout, au point où lorsqu’on aborde des gens issus de ces sociétés, on questionne sur la famille et les occupations de la personne avant de parler du sujet que l’on souhaite échanger.  Aussi, on se touche lorsque l’on se parle, il y a une proximité physique qui est présente. Lorsque permis, évidemment. La collectivité, le groupe, c’est ce qui est important. Par contre, la notion de respect est importante. La hiérarchisation est respectée en tout temps.

Ici, en occident, on est individuel. Même si on est en groupe, il y a une notion de chacun pour soi qui règne. Surtout dans les grandes villes. Dans les petits villages, cette notion est différente. Une épreuve arrive chez un voisin, les gens font en sorte de l’aider du mieux qu’ils peuvent. En ville, on ne connaît pas nos voisins, alors, les aider en cas de besoin, on repassera ! De plus, on n’entre pas dans la bulle des gens ici. Il y a une distance physique qui existe, selon le contexte.  Si on est dans une grande entreprise, on n’a pas la même relation avec notre patron que si l’on travaille dans un organisme communautaire.

La communication

Nombre de fois que je m’obstine avec mon mari au sujet d’un seul mot, alors qu’on dit la même chose, je ne vous dis pas. On le remarque aussi lorsqu’ici au Québec, on écoute des émissions européennes. On ne comprend pas toujours ce qui est dit. Par exemple, pour les chiffres en Suisse ou en Belgique, on oublie ça, surtout si on ne les voit pas! Les Européens peuvent sûrement comprendre, mais au Québec, on ne comprend pas vraiment. Désolée pour les Suisses et les Belges! C’est même pire pour eux lorsqu’ils nous écoutent. Mais j’avoue que l’accent québécois est particulier. J’en ai déjà parlé ici, mais l’accent change selon la région. Pareil en France. Je crois que tout le monde peut identifier l’accent marseillais sans trop de difficulté.

La manière de parler influence notre communication et a une connexion avec la relation avec le temps. En Afrique noire, les gens ont une tendance à parler très, très, très lentement. En France, la personne ne fait que respirer et elle se fait couper la parole. Si vous écoutez parler les gens qui sont issus de la péninsule méditerranée, vous allez croire qu’ils sont probablement en dispute. Surtout, si la discussion est dans leur langue maternelle. La grande majorité du temps, pas vraiment. C’est dans leur nature et les émotions sont beaucoup plus vives lorsque l’on utilise notre langue principale. Si la langue change, le ton utilisé et la vitesse de la discussion changent aussi. Cela a un impact sur notre perception de l’autre.

Ici, ce n’est qu’une très petite liste des différences que l’on note avec l’autre. Mais même dans notre propre pays d’origine, les sous-cultures influencent ces trois points que l’on vient de nommer. Il est certain qu’il en manque, je n’ai pris les plus évidentes. Mais je serais curieuse de connaître les différences que vous avez remarquées, que ce soit dans la culture de votre pays ou en étant en contact avec d’autres cultures. Partagez-les en commentaire ici ou sur la page Facebook du Monde de l’Autre.

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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