Les aidants naturels, vous les connaissez ? Voici 5 faits sur leurs situations.

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Fait no 1 : que sont les aidants naturels ?

Les aidants naturels sont des gens proche d’une personne souffrant d’un handicap ou d’une maladie et qui s’en occupe gratuitement. Il se peut que ce soit un membre de la famille, un ami ou une personne clé de l’entourage du malade. Aux yeux du corps médical, il n’est pas un professionnel en raison de la situation, et ce, même s’il peut travailler dans le système de santé. L’aidant naturel donne des soins à domicile et est la personne ressource du malade. Donc, en plus de le soutenir moralement dans sa maladie, l’aidant naturel est le lien entre le personnel médical et le patient, car il est la personne de confiance de ce dernier. On les appelle aussi proches aidants.

 

Fait no 2 : de qui s’occupent les aidants naturels ?

Les proches aidants s’occupent habituellement de gens proches d’eux, ça va de soi. Selon une étude réalisée en 2012 réalisée par Statistiques Canada, les gens s’occupent principalement des parents (39%), s’ils se font vieux. Par la suite vient un conjoint malade à 8% ou d’un enfant malade ou ayant une condition particulière à 5%. Mais on parle aussi des membres de la famille (frère/sœurs/grands-parents/cousins, etc.) ou des amis à 48%.

Pour beaucoup d’entre eux, le fait d’être aidant naturel va de soi. Il leur est donc normal d’accomplir les tâches liées à cette responsabilité. En fait, le tiers des aidants naturels ne savent même pas qu’ils le sont tellement il est normal de s’occuper d’un proche de la famille. Tout dépendant des conditions de la personne, la très grande majorité des proches aidants l’est pendant plus d’un an. La moitié d’entre eux le font toujours après 4 ans.  Les femmes sont davantage portées à être aidantes naturelles que les hommes. En plus de s’occuper de proche dont la santé n’est pas au top, les proches aidants sont aussi sur le marché du travail. La moitié des aidants naturels travaillent plus de 30 heures/semaine tout en s’occupant de proches malades. 55% des aidants naturels sont âgés de 45 à 65 ans.

L’APPUI pour les proches aidant d’ainés (C) Capture d’écran sur les statistiques concernant les aidants naturels s’occupant d’aîné-e-s

 

Fait no 3 : les statistiques concernant les aidants naturels

 

Au Québec, les statistiques mentionnent qu’en 2016, 24% de la population est proche aidant d’un·e ainé·e en offrant une heure par semaine. 28% donnent au moins 5 heures par semaine et 9% dépassent les 20 heures en aide aux personnes âgées. D’ailleurs, les proches aidants ont de 20 à 30% de chance d’être dépressive au cours de la période où ils viennent en aide à un proche. Aussi, celleux qui aident un·e conjoint·e âgé·e augmentent le risque de décès de 60%.

En France, les chiffres ne sont guère plus réjouissants. Près de la moitié des proches aidants développent une maladie chronique en raison du stress et de l’épuisement dû aux tâches d’aidant naturel. Près du quart d’entre eux renonce à des rendez-vous médicaux pour eux-mêmes par manque de temps. Plus de la moitié des aidants naturels limitent leur sortie à l’extérieur sans leur conjoint malade. Dans la grande majorité des cas de personnes souffrant d’Alzheimer, ce sont les époux (70%) et les enfants (50%) qui leur consacrent le plus de temps. Dans le cas du Parkinson, c’est le conjoint qui le fait davantage. Évidemment, 24% des aidants naturels doivent réaménager leur activité professionnelle. Si on parle des enfants, c’est 54% qui le font.

 

Fait no 4 : soutenir les aidants naturels

 

Il y a plusieurs manières de soutenir un proche aidant. Le fait de visiter le malade peut permettre à lui permettre de sortir de la maison pour aller faire des commissions ou prendre soin de lui. L’aider dans les tâches quotidiennes comme le ménage ou l’organisation des repas est une belle option. S’il y a de jeunes enfants, il est possible de les garder ou d’aller les chercher à l’école ou au service de garde. Le plus important, c’est d’être à l’écoute des proches aidants et être reconnaissants pour le travail qu’ils font. En effet, il est nécessaire pour les aidants naturels d’avoir un réseau social, car cela permet de socialiser et de briser l’isolement causé par la maladie dans la famille. Cela peut être d’aller manger au restaurant avec des amis ou d’aller au gym s’entraîner.

L’important est que le proche aidant prenne soin de lui, afin de mieux prendre soin de la personne malade. Par contre, dans certaines cultures, le fait de prendre soin de soi peut être perçu comme de l’égoïsme. C’était le cas avec mon ex-mari. Dans les cultures traditionnelles comme occidentales, ce sont les femmes qui se sacrifient le plus lorsqu’il est temps de s’occuper des personnes le nécessitant. La différence se situe dans le fait que au sein des sociétés traditionnelles, les femmes s’épanouissent par les autres. Elles y trouvent une reconnaissance personnelle. C’est ce qui était difficile lors du passage de mon ex-belle-mère au Québec. Elle était venue s’occuper de son fils point à la ligne ! Mon ex-mari, pris entre les deux, ne pouvait faire autrement que de me quitter pour laisser toute la place à sa mère ! Du moins, c’est le sentiment que j’ai eu !

 

Fait no 5 : les aidants naturels et les types de maladies

Toujours selon l’étude de Statistiques Canada, en 2012, il existe plusieurs raisons de s’occuper d’être aidant naturel. En voici une liste :

  • La vieillesse ou la fragilité des aînés,
  • Le cancer,
  • Les maladies cardio-vasculaires,
  • Les problèmes de santé mentale,
  • L’Alzheimer,
  • Les troubles du développement,
  • Les maladies neurologiques,
  • Les blessures à la suite d’accident.

En regardant le tableau le présent sur le site de Statistiques Canada, on constate qu’il y a une distinction entre le fait de s’occuper de ses enfants versus de s’occuper de son conjoint ou de ses parents par exemple. Dans le cas des enfants, 23 % ont des problèmes de santé mentale, comme la dépression 22 % ont mentionné des troubles ou déficiences du développement ; et 14 % ont mentionné d’autres maladies neurologiques (sclérose en plaques, paralysie cérébrale, etc.). Tandis que dans le cas de personnes âgées, on parle de vieillesse, de cancer, de démence et de maladie cardiovasculaire.

Bref, selon la situation de chacun d’entre eux, les aidants naturels ont de lourdes responsabilités sur les épaules. Il est donc important de veiller sur celleux que vous connaissez.

 

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