Publié dans Bonheur

LE TOUR DU MONDE DES GENS HEUREUX… L’ARGENT

Être heureux, c’est ce que propose Meik Wiking dans son nouveau livre Le livre du lykke [lu-keu] publié en français en 2018, chez first éditions. La version originale date de 2017. Selon ses dires, pour être heureux, il y a six points à considérer. Évidemment, cela selon la situation de chacun d’entre nous, mais selon l’Institut de recherche sur le bonheur de Copenhague (le site est en anglais seulement), il s’agit des principaux axes pour être heureux. Faisons un tour du monde de ces six points pour voir les différences et les ressemblances qui nous unit. Il s’agit d’une série de six textes. Le premier texte parle de notre relation avec l’argent.

Le livre du Lykke (prononcer lu-keu) le tour du monde des gens heureux de Meikf Wiking
Le livre du Lykke (prononcer lu-keu) le tour du monde des gens heureux (c) Myrianne Lemay

Les pays nordiques

Dans les pays nordiques, l’important, c’est d’investir dans le bien commun. En effet, ces pays ont un taux d’imposition vraiment élevé. Personne s’en plein, car cela leur revient de toute manière. Au Danemark., pour un salaire de 39 000 euros, le taux d’imposition tourne autour de 45%. Il dépasse le 50% si le salaire est de plus de 61 500 euros. Il faut dire que, selon une étude Gallup de 2014, 90% des Danois sont heureux de payer ses impôts. Pourquoi ? Parce que pour eux, l’important n’est pas de posséder une voiture ou une grosse maison. Et non, ce n’est pas tout le monde qui rêve de ça ! Pour certaines personnes, le plus important est de s’assurer que les gens autour d’eux auront ce qu’ils ont besoin en cas de nécessité. En fait, les Danois n’ont pas la même définition de qualité de vie qu’ailleurs dans le monde.

90% des Danois sont heureux de pays des impôts (c) Myrianne Lemay

Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, Michelle McGagh a fait l’expérience de dépenser moins pour vivre plus. En 2015, elle décide de passer une année complète à gérer son argent autrement, c’est-à-dire, qu’après s’être aperçu qu’elle était prise dans la spirale infernale de la consommation. Durant cette année, elle paya seulement ce qui lui était réellement nécessaire, comme le téléphone, le loyer et la nourriture. Malgré les difficultés rencontrées, Michelle a appris énormément sur elle. En effet, le minimalisme gagne en popularité. L’accent est mis sur les expériences et non sur la possession des biens matériels. En gros, ce n’est pas d’économiser de l’argent pour x ou y raisons, mais de pouvoir se payer une expérience positive qui aura un impact sur la personne qui la vit. Comment être minimaliste ? Le désencombrement est une belle option. Le fait d’acheter des produits usagés en est aussi une autre, et même les fabriquer, si nécessaire.

États-Unis

Aux États-Unis et ailleurs dans le monde, il y a ce qui s’appelle la promesse de don. L’initiative de Warren Buffet, de Bill Gate ainsi que la femme de ce dernier. Le but est d’encourager les riches à aider à réduire la pauvreté en donnant une grosse partie de leur fortune. Cela peut toucher autant l’éducation, la santé ou autres points sensibles en lien avec la pauvreté. Mieux connu sous son nom anglais, The Giving Pledge, l’accent est mis sur la philanthropie.

“This is about building on a wonderful tradition of philanthropy that will ultimately help the world become a much better place.” – Bill G

L’organisme, né en 2010, encourage non seulement le fait de donner aux autres, mais organise des forums et des espaces de discussions sur la philanthropie. Pour le moment, il y a 183 donateurs dans 22 pays du monde. Pour en connaître davantage : The Giving Pledge.

Bangladesh

À Pabna, au nord-ouest du Bangladesh, l’organisme BRAC favorise l’autonomisation des gens par différents programmes. Le but est de permettant aux personnes vivant dans la précarité de devenir entrepreneur. La manière d’y arriver ?  En leur permettant de travailler en groupe et développer des compétences qui leur serviront à long terme. Bien que basé au Bangladesh, l’Organise travaille dans différents pays dont la pauvreté est présente. On pense entre autres, à l’Asie du Sud-Ouest et à certains pays africains. En regardant le site internet, on découvre les programmes que BRAC gère. Il y a le développement social où il est question de financement, d’égalité des sexes, de santé, de nutrition, etc. Il est aussi possible de travailler dans des entreprises sociales. Il y a même une Université où plusieurs programmes sont offerts. Cela a un impact sur les gens et les communautés. Évidemment, BRAC investie dans beaucoup dans beaucoup d’organismes.

Espagne

À Madrid, il existe un restaurant qui de jour, est tout à fait normal. Mais dès qu’il fait nuit, il se transforme et vient en aide au plus démuni. À Montréal, nous avons aussi ce type de commerces. C’est le Robin des Bois. Prendre aux riches pour donner aux pauvres. En fait, c’est plus du partage que du vol. Contrairement à l’histoire connue de Robin des Bois. À Madrid, les sans-abri viennent manger gratuitement au restaurant. Ils peuvent donc manger à une table et en sécurité. Celui de Montréal redistribue ses profits dans différents organismes communautaires de la région. Dans les deux cas, le but est de briser la solitude et l’isolement social des gens en leur permettant de vivre un peu mieux. Le restaurant de Montréal existe depuis quelques années déjà tandis que celui de Madrid a ouvert ses portes il n’y a pas deux ans.

Vietnam

À Hoi An, il existe un organisme (Reaching out Vietnam) pour que les personnes ayant un handicap de pouvoir acquérir des compétences qui leur seront utiles. À long terme, la possibilité d’un emploi est plus qu’envisageable. Le but de cela est l’épanouissement personnel de ces personnes en leur permettant de s’intégrer dans la communauté. Cela est possible par des boutiques où les gens travaillent. Des initiatives similaires existent ailleurs dans le monde. Au Québec, par exemple, il y a eu le restaurant Jarry Deuxième qui emploie des trisomiques pour faire le service à la clientèle. Il a maintenant changé de nom pour Les Jumeleurs/espace communautaire. En Saskatchewan, j’ai travaillé dans un organisme qui emploie des handicapés pour travailler dans divers domaines qu’il leur possible de travailler.

Ce que l’on peut voir, c’est que la notion d’argent est relative selon les gens. Beaucoup d’organismes dans le monde font en sorte que les gens puissent s’en sortir grâce à l’autonomisation. D’autres personnes vont faire en sorte de changer leur manière de vivre, parce qu’elle refuse de vivre dans une société de surconsommation. Bref, l’argent reste utile pour tous, par contre, il faut savoir comme l’utiliser adéquatement pour être heureux. Mais la quantité d’argent que l’on possède n’a rien à voir avec la qualité du bonheur que l’on a.

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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