Publié dans Bonheur

LE TOUR DU MONDE DES GENS HEUREUX… LA CONFIANCE

Être heureux, c’est ce que propose Meik Wiking dans son nouveau livre Le livre du lykke [lu-keu] publié en français en 2018, chez first éditions. La version originale date de 2017. Selon ses dires, pour être heureux, il y a six points à considérer. Évidemment, cela selon la situation de chacun d’entre nous, mais selon l’Institut de recherche sur le bonheur de Copenhague (le site est en anglais seulement), il s’agit des principaux axes pour être heureux. Faisons un tour du monde de ces six points pour voir les différences et les ressemblances qui nous unit. Il s’agit d’une série de six textes. Le premier texte parle du fait d’être ensemble, le deuxième d’argent, le troisième de santé et le quatrième, de liberté. Aujourd’hui, il est question de confiance !

La confiance en Finlande

À Helsinki, une étude démontre que 92% des gens ont remporté le portefeuille qu’ils ont trouvé dans la rue. Ce dernier contenait plusieurs informations personnelles, dont le nom, adresse, photo de famille, argent, etc. L’expérience a été faite un peu partout dans le monde. Par exemple, à Toronto, 25% des gens croient que leur portefeuille ne reviendrait pas, alors que dans les faits, 80% des portefeuilles reviennent. Selon le Reader’s digest, en 1996, deux pays se démarquent des autres au niveau de la confiance. En effet, lors d’une étude, les Norvégiens et les danois ont tous retourné les portefeuilles trouvés. Ce qui fait que les gens retournent les portefeuilles, c’est l’empathie, la fiabilité et la coopération. Ils comprennent qu’il s’agit d’un objet important pour son propriétaire, sachant que peut-être, il en a besoin pour sa survie. Certaines personnes se mettent à la place de l’autre, ce qui les motive à retourner l’objet à la personne concernée.

 

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Résultat d’une étude sur la confiance (c) Myrianne Lemay

La confiance en Palestine/Israël

On critique facilement le conflit qui oppose la Palestine à Israël. Et pour cause : un conflit qui perdure depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Par contre, il existe de belles initiatives qui unissent les deux peuples au-delà du conflit. C’est le cas avec le Forum des familles. Il s’agit d’un cercle de familles ayant perdu un membre de leur clan dans le conflit. En 2012, cette organisation regroupe plus de 600 familles endeuillées et prouve qu’il peut y avoir une réconciliation entre les deux peuples. Je vous accorde qu’il y a encore du chemin à faire, mais il faut bien commencer quelque part. Bref, même si ce que l’on dit concernant ce conflit est négatif, il faut beaucoup de résilience et de confiance pour participer à ce type d’activité, surtout avec l’oppresseur, car le but est de comprendre ce que vivent les autres en partageant son propre vécu.

La confiance au Danemark

On le sait, les enfants apprennent beaucoup par les jeux de rôles. Alors, au Danemark, on fait les choses en grand. Dans la ville Østerskov, non seulement on utilise à fond l’idée, mais on le fait grandeur nature… Grâce à des semaines thématiques, les efterskols, genre d’écoles alternatives pour ado, permettent aux jeunes peuvent d’apprendre sur différents sujets, notamment le sport, les arts et sur le quotidien. Cela a donc aussi un impact sur ce qu’ils apprennent : économie, histoire, géographie, etc. Les responsables ont remarqué que même les jeunes Asperger développent des connaissances en lien avec les relations sociales. Ils apprennent donc à gérer des situations de la vie courante grâce à des simulations concrètes. Cela leur permet donc de développer une confiance en soi, mais aussi aux autres, à décoder ce qui est permissible de ce qui ne l’est pas.

La confiance à Singapour

Les pénitenciers de Singapour auraient dernièrement changé de vocation. Les prisons de Singapour ont toujours eu mauvaise réputation, car elles étaient perçues comme inhumaines. Mais selon Meik Wiking, elles seraient devenues des écoles de la vie. Elles favoriseraient la coopération et la réhabilitation des prisonniers. Pourtant, Prison Insider, ce n’est pas ce qui est écrit. Qui dit vrai ? Mais si les pénitenciers sont désormais des écoles de vie, tant mieux. Cela permet aux prisonniers de se prendre en main et améliorer leurs conditions de vie. Au Québec, je sais qu’il y a un projet à la prison de Bordeaux. Il s’agit des Souverains Anonymes, une émission de radio qui existe depuis près de 20 ans et qui fait en sorte que l’art aide à la réinsertion sociale des détenus. Projet qui existe aussi au Maroc.

La confiance au Brésil

Dans les favelas brésiliennes de Rio de Janeiro, les couleurs dominent. Les bidonvilles ont fait une révolution en peignant les maisons de couleurs différentes. Hey oui, les artistes ont pris les pinceaux et descendu dans les rues en optant pour une démarche ouverte, collaborative et inclusive. C’est-à-dire que tout le monde peut participer. Cela fait en sorte que les gens s’approprient plus facilement le projet. Les maisons ne sont plus seulement un toit, mais un lieu chaleureux pouvant accueillir tout le monde. Cela permet aussi de développer un sentiment d’appartenance et une fierté envers sa communauté. Ce qui n’est pas rien lorsque l’on est dans un quartier pauvre. Cela attire beaucoup de touristes, mais cela est parfois contester. Les favelas sont des endroits où il y a beaucoup de trafic de drogues, ce qui peut mettre en danger les visiteurs.

En bref, la confiance peut prendre plusieurs formes. Elle permet d’avoir de belles relations. De plus, elle va de pair avec d’autres qualités comme l’empathie, l’honnêteté, la fiabilité et l’esprit de coopération. La confiance ouvre donc la porte a beaucoup de positif.

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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