Publié dans immigration

Le Pacte mondial des migrants : une nécessité

Habituellement, à cette période de l’année, il y a la journée mondiale des migrants et des réfugiés. Mais pas cette année ! Elle est déplacée en septembre, pour des motifs pastoraux, à la demande du Pape François 1er. Que cela ne tienne, je vous parle du pacte des migrants, signé à Marrakech en décembre.

Qu’est-ce que le Pacte mondial sur des migrants ?

Son petit nom ? Le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières.

Où a-t-il été signé ? À Marrakech, au Maroc, en décembre 2018.

Son origine ? Un texte de mars 2000 qui parlait des migrations de remplacement. Mais il s’agit d’une initiative de l’ONU qui permet de protéger toutes les dimensions de la migration internationale.

Son but ? Il s’agit de créer des conditions favorables pour que les migrants puissent enrichir les sociétés d’accueil en rassemblant les pays concernés autour du phénomène qu’est la migration. Par le fait même, la coopération entre les pays de départs, de transit et d’accueil s’établit graduellement pour régler le problème. Cela se fait grâce à différents objectifs comme la lutte aux différents problèmes structurels migratoires. L’élimination des discriminations que vivent les migrants est aussi présente.

Responsabilités des pays d’accueil ? Porter secours aux migrants qui empruntent des voies dangereuses pour eux.

Les pays favorables et défavorables au Pacte mondial des migrants

Au départ, 191 pays ont accepté de créer un pacte favorisant des migrations plus sûres pour les personnes les vivants. Certains ont gardé leur position, mais pas tous.

Les pays favorables

Parmi les 152 pays favorables au Pacte des migrants, on trouve notamment la France, le Canada, le Vatican, la Commission européenne, la Belgique, l’Allemagne. Les pays africains sont aussi favorables au Pacte des migrants.

Opposés

Lors de la journée de vote, 12 pays se sont abstenus d’émettre une opinion. 5 ont voté contre : États-Unis, Israël, République tchèque, Pologne et Hongrie.

Évidemment, on ne s’étonne pas que les États-Unis soient dans cette liste. Trump n’aurait même pas participé aux différentes négociations. Et avec l’idée de son mur entre le Mexique et les États-Unis, il nous prouve très bien qu’il n’aime pas trop les étrangers.

Mais plusieurs pays ne sont pas à l’aise avec le pacte. On y trouve beaucoup de pays européens et d’Amérique latine. Certains pays ne se déplacent même pas à Marrakech pour la rencontre qui a abouti de la signature du Pacte.

Il y a aussi beaucoup de contestation dans de nombreux pays. Comme en France ou en Belgique où il y a eu des manifestations. L’Algérie a aussi des réserves.

Comment s’est passée la signature du Pacte mondial des migrants ?

Évidemment, il y a plusieurs étapes. Elles se sont échelonnées sur 18 mois. Mais comme il a été mentionné, l’idée est présente depuis l’an 2000.  Donc, entre l’été 2017 et décembre 2018, plusieurs rencontres furent programmées. La conférence de Marrakech en est le point culminant. Mais lors de ces journées, le dialogue était à l’honneur. Deux dialogues étaient programmés sur les deux jours. De nombreuses plénières ont aussi permis aux pays d’échanger. Donc l’interaction entre les différentes parties était bien présente. Dans le Journal des Nations Unies, on peut aussi voir l’horaire des journées. En plus de trouver la liste des pays et organismes participants

Sur quoi repose le Pacte mondial des migrants ?

Dans le préambule du Pacte, on trouve dès le début qu’il repose sur « les buts et principes consacrés par la Charte des Nations Unies. » Évidemment, la mention de la Déclaration des droits de l’Homme est présente. Il est mentionné que les migrants et les réfugiés ont les mêmes droits que tous les autres êtres humains. On rappelle que les discussions ont été de longue haleine.

Parmi les principes directeurs évoquent que la coopération internationale. Il s’agit d’un engagement entre les différents pays qui ont signé le Pacte. Afin d’aider les migrants et les réfugiés, l’unification entre les différents pays est nécessaire. Comme d’avoir une vision commune et de partager les responsabilités liées à la migration. La partie la plus importante est sans doute celle qui traite des ambitions communes.

Les objectifs du Pacte mondial des migrants

Une partie mentionne le cadre collaboratif du Pacte. 23 objectifs y sont présents. En résumé, on trouve des objectifs en ce qui concerne l’information à collecter et à transmettre. Le côté légal est abordé, comme pour les papiers, le travail, les procédures migratoires, etc. Le côté social est important. Les objectifs sont donc portés vers l’intégration des migrants dans leur terre d’accueil.

Mais le plus important dans les objectifs, c’est la collaboration entre les pays.

En bref, les migrations seront de plus en plus présentes au cours des prochaines années. Les réfugiés dus à la guerre ou aux changements climatiques sont de plus en plus nombreux. Il est normal donc d’encadrer le processus afin de protéger les migrants et les réfugiés. Donc ce Pacte est une nécessité même s’il y a des pays qui s’y opposent.

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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