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Le nationalisme et l’identité, ça va de paire?

En juillet dernier, je me suis retrouvée dans une conférence sur le nationalisme et l’identité. Sujet qui m’intéressait et auquel j’ai voulu assister. Ce que je n’ai pas réalisé lors de mon inscription, c’est que c’était la Commission des communautés culturelles du PLQ qui l’organisait. Avoir su, je n’y aurais pas été. Du fait que je n’ai jamais voté libéral et que je ne suis pas membre du parti. Je n’ai pas l’intention de l’être non plus !!!

Mais bref, malgré tout, le sujet était intéressant. Et ce, malgré le fait que quelques personnes semblaient dire que nous étions tous membres du PLQ (#not). En fait, la Commission des communautés culturelles prévoit d’autres conférences du même genre.

Même si je ne suis pas militante libérale, l’idée de ces conférences est importante. Le Québec est de plus en plus pluriel. Dans la mouvance identitaire, il est donc primordial d’aborder les sujets qui tournent autour de l’immigration.

Pour comprendre le nationalisme et l’identité au Québec

Lors de cette première conférence, il y avait 4 panélistes (droite à gauche sur la photo)

  • Jérôme Turcotte, passionné de politique publique
  • Me William Korbatly, président de la Commission politique de Laval
  • Antoine Dionne Charest, doctorant en philosophie
  • Me Shahad Salman, avocate.

Les 4 avaient des points précis à discuter. Jérôme Turcotte a commencé en rappelant qu’il est important de comprendre le passé pour comprendre la société actuelle. Il nous a fait un mash up du rapport Durham en exemple.  

Grosso modo, ce rapport est d’une importance dans l’histoire du Canada, mais surtout dans le parcours identitaire des Québécois. En ce qui concerne les recommandations de la Nouvelle-France, elles étaient très discriminatoires envers les francophones. Donc, ceux qui ne parlaient pas anglais. Pas plus que protestants…

Dans les propos de Turcotte, l’assimilation revient souvent. Chose que l’on fait encore avec la Loi 21.

Identité québécoise ou nationalisme québécois ?

C’est une bonne question! En fait selon les panélistes, la réponse peut varier. Être Québécois peut autant être le fait de parler français que d’être né ici. Tout le monde n’était pas d’accord avec ces points. Mais bon, nous étions pour débattre un peu sur le sujet de l’identité. Elle pouvait varier selon de quel côté on pouvait se situer.

D’ailleurs, quelqu’un du public à mentionner l’article 43 de la Charte des droits et libertés de la personne.

Les personnes appartenant à des minorités ethniques ont le droit de maintenir et de faire progresser leur propre vie culturelle avec les autres membres de leur groupe.

Il y a eu un débat sur la compréhension et l’application de cet article de loi. Qui, à ma connaissance n’a pas été affecté par la Loi 21.

Des termes à bannir ?

Selon Shahad Selman, oui, il y en a. celui qui me revient en tête, est le terme diversité. Je ne suis pas trop d’accord… C’est quand même l’un des thèmes de mon blogue… Plus de diversité, ça m’enlève un sujet de discussion 😊

Malheureusement, elle n’a pas fait de proposition pour le remplacer. Mais à un certain moment, je crois qu’il faut arrêter de toujours bannir les mots. On vient à en brimer la liberté d’expression. Qui fait partie de la Charte des droits et libertés.

Comme dans tout, il faut savoir comment utiliser notre vocabulaire. Certains sont lourds de sens. D’autres peuvent être autant positifs que négatifs. Il faut donc savoir comment utiliser les mots. Mais un mot n’a pas forcément le même sens pour une personne que pour une autre. Surtout quand il y a une barrière linguistique.

Bref, dans le langage comme dans tout, le respect doit être présent.

En résumé, le nationalisme et l’identité…

Le sujet était très intéressant. Surtout lorsque le public a pris la parole. Le débat a vraiment pris place. Et des suggestions ont été faites pour notamment changer le nom de la Commission… Parce que tout le long de la conférence, le terme nation a été prononcé à plusieurs reprises. En effet, on parle toujours de nation québécoise. Jamais de communauté québécoise. Comparativement aux communautés culturelles. Il serait plutôt intéressant de parler de richesses culturelles. Ce qui n’est pas faux. Pour qu’une nation réussisse, chacun y apporte sa richesse. L’identité est donc renforcée par cet apport.

Mais bon, résumé une telle conférence en quelques mots, c’est parfois difficile. Mais ce qui en ressort, c’est de ne pas trop faire confiance à la CAQ ni à la France en matière de gestions de diversité culturelle…

Pour plus de textes sur la construction identitaire, c’est par ici.

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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