Le mariage en Islam partie 3: le divorce et la polygamie

Voici le troisième texte concernant le mariage en Islam. On y aborde deux points toujours délicats : le divorce et la polygamie. Je sais, le deuxième l’est plus particulièrement ! J’espère seulement qu’il aidera à mieux comprendre le pourquoi de la chose. Je rappelle encore une fois que je ne suis pas spécialiste dans ce domaine. Je ne fais qu’expliquer les grandes lignes sur le sujet. Si vous êtes musulmans et que vous avez des questions sur le sujet, allez consulter votre iman pour qu’il vous guide au mieux de votre situation.

Le divorce

Le divorce est permis dans l’Islam, comme dans d’autres religions. Par contre, l’humain a parfois tendance à compliquer le tout. Comme dans n’importe quoi, en fin de compte. Pourtant, le divorce en Islam est relativement facile. C’est le divorce au Civil qui a tendance à compliquer les choses, selon la situation.

En effet, lorsqu’un couple musulman divorce, il y a quelques règles à respecter.  Rien de compliquer, mais il faut le savoir. Tout d’abord, habituellement, c’est l’homme qui demande le divorce. L’homme étant plus rationnel que la femme qui est trop émotive. Avouez que quand les hormones viennent faire acte de présence, on a une petite tendance à réagir de façon étrange parfois. Je dis bien parfois ! Mais des fois, les hommes ne sont pas plus logiques dans leurs décisions. Pourquoi je dis qu’habituellement, l’homme demande le divorce ? Parce qu’évidemment, la femme peut le faire aussi, sous certaines conditions.

Commençons par la manière habituelle. Tout d’abord, un divorce musulman a trois prises, comme au Baseball, avant d’être officiel. Mais tout dépend de la situation du couple. Il se peut qu’il n’y ait pas de possibilités de réconciliation après le premier divorce. Mais un homme ne peut pas demander le divorce de n’importe quelle manière. Hey non! L’homme doit s’assurer de ne pas avoir eu de relations sexuelles avec sa femme après ses dernières règles. S’il y en a eu, il doit attendre les prochaines règles et que sa femme s’est purifiée avant de lui annoncer le divorce. Dès lors, une période de trois cycles menstruels commence afin de réconcilier le couple. À la fin de cette période, s’il n’y a pas eu de relations sexuelles au sein du couple, une décision doit se prendre : il y a divorce ou non. S’il y a eu quelconques rapprochements entre l’homme et sa femme durant cette période, la question ne se pose plus et le couple est considéré comme réconcilier.

S’il y a une deuxième demande de divorce, c’est le même principe qui s’applique. Il faut attendre que la femme ait terminé ses règles et qu’elle soit purifiée avant de lui annoncer et recommencer un cycle de trois menstrues. Encore ici, à la fin, le couple se demande s’il continue ou non sa relation, à moins qu’il y ait eu contact sexuel entre temps. À la troisième demande, si le couple ne se réconcilie pas durant la période des trois mois, le couple est officiellement divorcé. Il n’y a pas de retour possible. Le couple doit divorcer. Par contre, si le couple souhaite revenir ensemble, la femme doit se marier avec un autre homme et divorcer de lui. Mais si on est sincère dans nos démarches, on ne joue pas avec le mariage et le divorce. Cela ne se fait pas, il y a trop d’aspects qui sont impliqués.

Pour ce qui concerne la femme enceinte, on peut la divorcer, mais la période où il possible de se réconcilier est variable selon l’avancement de la grossesse. Une fois l’accouchement fait, on décide si on continue ou non. Dans le cas où le divorce est effectif, le père doit prendre en charge le bébé et la mère pendant au moins deux ans, qui correspond à la période d’allaitement. Dans le cas d’une femme ménopausée, on peut aussi la divorcer et la période est de réconciliation est de trois mois lunaires. Évidemment, tout dépend de la situation de chaque couple, mais dans ces deux cas, la règle des trois prises s’applique.

Maintenant,quand la demande de divorce vient de la femme comment procède-t-on? En fait, ce divorce a pour nom al Khul. On peut le faire qu’en dernier recours et sous certaines conditions. Qu’est-ce que ça veut dire? Qu’une femme peut divorcer si elle craint pour sa vie ou sa religion. Si l’homme n’a pas un comportement envers sa femme, que ce soit au niveau religion ou social, elle peut le quitter. La raison doit être valable et non inventée. Un hadith, qui concerne la femme de Thâbit Ibn Qays, et un verset du Coran (Sourate Al-Baqarah, verset 229) le prouvent. Dans ce cas-ci, le divorce est définitif dès le moment que l’homme accepte de divorcer de sa femme. Cette dernière doit offrir une compensation à son mari pour le fait de s’être occupé d’elle. Ils doivent être en accord sur la compensation.

La polygamie

En ce qui concerne la polygamie, elle est permise dans l’Islam sous certaines conditions. Le but premier est de protéger la femme, en raison de sa faiblesse, mais aussi de son surnombre par rapport aux hommes. Aussi, cela protège les enfants qui ont perdu leurs pères pour des raisons x. Le nouvel homme ne le remplace pas en tant que père biologique et ne peut adopter les enfants de sa femme, par contre, il peut devenir leur tuteur. Donc le but premier est la protection des femmes et des enfants.

Les conditions de la polygamie sont importantes. Il y a une possibilité maximale de quatre femmes. Pour qu’il y ait des coépouses, il y a non seulement consentement dans le couple, mais que l’homme doit être capable de subvenir équitablement aux besoins de ses femmes, mais aussi des enfants. Si l’homme ne peut être juste entre ses femmes, il est préférable qu’il ait qu’une seule femme. En voici la preuve issue du Coran.

« Si vous craignez d’être injustes pour les orphelins, épousez des femmes qui vous plaisent. Ayez-en deux, trois ou quatre, mais si vous craignez d’être injustes, une seule ou bien des esclaves de peur d’être injustes. » (Sourate An Nisa, verset 3).

On voit à quel point, il est important d’être juste. La crainte de l’injustice revient à trois reprises en l’espace de 35 mots. Cette notion est tellement primordiale que dans la même sourate, verset 129, il est que l’homme ne peut être juste envers ses femmes.

« Vous ne pouvez jamais être juste envers vos femmes, même si vous le désirez ardemment ».

En gros, comme vous pouvez constater dans les trois articles concernant le mariage en Islam, il s’agit, à la base, d’un contrat religieux entre deux personnes. Le but étant de se protéger mutuellement et d’accroître notre religion. Je le redis, le mariage en islam n’est pas un jeu. Il faut prendre en considération plusieurs aspects et prendre le temps de se parler avant de passer à l’acte. J’espère que les articles vous auront été enrichissants. Pour plus de questions sur ce sujet, n’hésitez pas à consulter les gens mieux qualifiés que moi sur ce sujet.

Pour en savoir plus…

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