Le mariage en Islam partie 2 : le mariage en soi.

Voici la deuxième partie de la série sur le mariage en Islam! J’espère que vous avez apprécié la première partie, car ici on passe à l’acte!

Le consentement

OK rien d’étonnant ici! C’est le minimum. Autant l’homme que la femme peuvent dire non jusqu’au dernier moment. Une fois le oui prononcé, le mariage est conclu devant Allah! Par contre, le père ou le tuteur de la femme doit être en accord aussi. Il doit s’assurer que sa fille soit entre bonnes mains. Malheureusement, certains se laissent avoir par certains aspects que le prétendant laisse paraître. Par exemple, on m’a proposé quelqu’un du Maroc parce que, là-bas, il était millionnaire. Mon tuteur était prêt à me laisser partir seule rejoindre inconnu de nous deux. Mais lorsque je questionnais mon prétendant sur sa citoyenneté canadienne, il esquivait toujours la réponse. J’ai trouvé ça louche et j’ai laissé tomber. J’ai appris par la suite qu’il était déjà fiancé au Maroc et qu’il faisait ça pour les papiers canadiens. Plusieurs personnes, hommes ou femmes, se sont fait avoir sur ce point. Une fois le parrainage terminé, les personnes parrainées demandent le divorce. Avec la garde des enfants pour les femmes, les hommes disparaissent simplement dans la brume.

Qui peut être responsable de la femme? Son père, son frère, un oncle ou un grand-père musulman. D’abord, du côté paternel. Sinon, du côté maternel. Si la femme est orpheline ou convertie comme dans mon cas, c’est un imam ou tout homme musulman crédible peut faire office de tuteur. Pour moi, c’était l’imam de la mosquée que je fréquentais qui le faisait. Les deux musulmans que j’ai eu à marier ont été le voir pour qu’une rencontre ait lieu en sa présence.  Des questions sur la personnalité des deux personnes, mais aussi sur leur perception du mariage. La première rencontre sert principalement à faire un premier contact. Mais tout est relatif!

Pour mon premier mariage, j’ai rencontré mon ex-mari dans l’autobus allant à la mosquée! On s’est croisé à quelques reprises avant qu’il se décide à aller voir l’Imam. Pour mon mariage actuel, c’est une connaissance de mon mari qui avait l’habitude de me voir à la mosquée. Il lui en a parlé et sont allé voir l’Imam et tout à découler par la suite.

L’Islam considère que l’être humain devient adulte au moment de la puberté. Qu’importe le sexe. Il est donc possible de se marier autour de cette période. Mais cela ne veut pas dire qu’il faut marier sa fille dès ses premières règles ou son garçon dès sa première éjaculation. La grande majorité n’a pas la maturité affective pour le faire de toute manière à cet âge-là ! Et bien qu’à une certaine époque cela était monnaie courante, aujourd’hui les choses sont réglementées dans beaucoup de pays. Malheureusement, cela n’empêche pas les mariages forcés ou arrangés et je suis d’avis qu’il faut continuer la sensibilisation à ce sujet. L’éducation doit passer avant le mariage, car sans éducation, le couple va faire quoi de son futur ?

Les droits

Les époux ont des droits l’un envers l’autre. Tout à fait logique, n’est-ce pas ? Oui, mais ce n’est pas le cas pour tous.  Idéalement, une fois marié, il est un peu tard pour les apprendre. Par contre, il n’est jamais trop tard pour réajuster le tir.

Tout d’abord, l’homme au moment du mariage doit donner une dot à la femme. Elle choisit ce qu’elle veut selon ses besoins. Il peut s’agir d’apprendre des sourates, de l’argent, des bijoux, des vêtements, des objets qui lui sont utiles, des produits de beauté, etc. C’est son choix et son mari doit le respecter. Pour moi, dans les deux cas, j’ai eu plus que ce que j’avais demandé. Mais le meilleur test que j’ai trouvé pour voir la sincérité de quelqu’un en matière de mariage est de demander à apprendre le Coran. Ce que j’ai pu observer, les moins sérieux se sauvent dès qu’ils entendent ça. Et qu’il doit rencontrer l’Imam avant que notre relation aille plus loin. Surtout si vous être convertie, cela peut vous être utile.

Quand je vous parlais de richesse, c’est que la femme a le droit d’être prise en charge par son mari. Il en est responsable, il doit donc la loger, la vêtir et la nourrir adéquatement. Et ce, même si elle est la plus riche des deux. Par contre, l’homme ne doit pas abuser et chercher à soutirer de l’argent à sa femme pour aucune raison valable. S’il en a réellement besoin, la femme peut consentir à lui en donner. Mais elle a le droit de refuser aussi.

Le droit au savoir est important. On ne peut pas empêcher une femme d’aller apprendre quoi que ce soit. Que ce soit la science islamique ou d’aller à l’école apprendre un métier. De toute manière, dans l’Islam la femme est celle qui représente toute la religion du fait qu’elle l’enseigne à ses enfants. Si elle ne sait rien de l’Islam, elle ne peut pas rien transmettre et on ne sait pas ce qui peut arriver. Il est donc important qu’elle soit éduquée autant sur la religion que sur la vie de tous les jours. On ne peut pas non plus lui empêcher l’accès au travail, car certains métiers doivent idéalement être fait par des femmes. Je ne connais pas beaucoup de femmes, musulmanes ou non, qui aiment aller en gynécologie et de savoir que c’est un homme qui va jouer dans sa zone intime.

On parle de l’importance des droits des femmes en islam. Mais l’homme à des droits que sa femme doit aussi respecter. Dont celui qui implique la « soumission » de l’épouse à son mari. Pour moi, il est beaucoup plus question de respect plus que de soumission absolue. Si la femme sait que son mari apprécie telle ou telle chose, il est normal de le faire. Il n’a pas besoin de lui demander, c’est quelque chose naturel qui se place au fil du temps. La protection des biens de la maison et d’être accueilli dans une maison propre est aussi important. Par contre, l’homme se doit d’aider sa femme dans certaines tâches domestiques.

Plusieurs droits vont autant pour l’un que pour l’autre. Comme le droit à une sexualité épanouie, de pouvoir apprécier la beauté de notre conjoint(e) ou de l’effort qu’il a fait pour s’embellir. Les petits gestes sont aussi nécessaires. Que soit un petit cadeau, un geste tendre, ou quoi que ce soit d’autre qui vient du cœur est important au maintien d’une bonne relation.

Ici se termine la deuxième partie. En espérant que cette partie ait été enrichissante pour vous ! Dans la dernière, il sera question du divorce et de la polygamie. C’est à suivre !

À bientôt pour le troisième texte!

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