Publié dans Femmes, Islam

Le droit des femmes musulmanes

Les droits de la femme musulmane sont souvent au centre de débats houleux. Et je crois que c’est normal, car il y a beaucoup d’incompréhension, même au sein de la communauté musulmane. Comme Asma Lamrabet le fait remarquer sur son site, il y a une confrontation entre les sociétés musulmanes traditionnelles et les sociétés occidentales ethnocentriques. En effet, l’occident a souvent l’impression que la femme musulmane est opprimée, qu’elle subit plus qu’elle peut choisir. Je ne dis que tout est rose. Et ce n’est pas que la femme musulmane qui est l’éternelle victime. Mais comme dans toutes les différentes sociétés actuelles, la femme peut subir des injustices. Ce ne lui ait pas exclusif. D’où le féministe intersectionnel dont j’ai déjà parlé sur le blogue. Chaque femme a sa réalité et ses combats. Mais qu’en est-il des droits qui lui sont réservés ? Voici donc quelques points.

Le droit à l’héritage

Actuellement, il y a un débat sur le sujet en Tunisie. Pourquoi ? Car pour beaucoup, il y a un désavantage pour la femme. En fait, oui, à première vue, il peut y avoir un déséquilibre entre ce qui est offert à la femme et à l’homme. Selon la relation avec la personne décédée, l’héritage peut varier. Mais ce qui dérange le plus, du moins, je crois, c’est ce que les enfants reçoivent des parents. Une femme reçoit le 1/3 de l’homme. L’homme reçoit 2 parts de la femme parce qu’il a à s’occuper d’une famille, comme sa femme, ses enfants voire parfois, sa mère et ses sœurs. Ce qui fait que les biens reçus en héritage sont redistribués dans la famille. Pour ce qui est de la femme, elle garde son héritage pour elle. En fait, elle fait ce qu’elle veut de ce qu’elle reçoit.

Pour en comprendre davantage, il y a de la lecture par ici.

Le droit à la propriété

La femme peut posséder ses propres biens. Que ce soit maison, voiture, meubles ou toutes autres choses qu’elle acquièrent d’une manière ou d’une autre. Aussi, la femme peut posséder une entreprise, de signer des contrats, de prendre des engagements et des échanges commerciaux. Malgré le fait que la femme puisse gagner son propre argent par ses propres moyens, dans le meilleur des mondes, l’homme reste le seul pourvoyeur et responsable de la femme. Cela n’est pas toujours facile à respecter, selon les différents contextes. Mais la femme a le droit à l’autonomie et à une prise en charge de la part des hommes dans son entourage. Et ce, simultanément et qu’importe son âge. Mais ce n’est pas parce que l’homme a la responsabilité de la femme qu’il a un droit absolu sur elle. Il doit respecter ses droits naturels, dont celui de posséder des biens.

Le droit à l’instruction

Oui, les femmes ont le droit à l’instruction. Autant spirituelle que scolaire. Car l’un influence l’autre. Sachant lire et écrire, la femme peut en apprendre sur sa religion et ainsi partager ses connaissances aux autres. L’éducation des femmes permet de les émanciper, mais aussi l’accès à des ressources nécessaires à la gent féminine. Par exemple, une femme peut consulter une femme pratiquant la médecine si elle en ressent le besoin. Faut-il rappeler que ce n’est pas toutes les femmes qui sont à l’aise de consulter un homme… même dans une société occidentale ! Le droit à l’instruction permet donc cette option.

En ce qui concerne la religion, le prophète lui-même passait une journée par semaine à enseigner les préceptes de l’islam à un groupe uniquement féminin. Et c’était à la demande des femmes ! Aussi, même à cette époque, plusieurs femmes avaient des rôles importants grâce à leur éducation, dont Aïcha, la femme du prophète lui-même.

Le droit au mariage et au divorce

Avant que l’Islam arrive, la femme était considérée comme un jouet. Les harems pouvaient être très nombreux et les femmes pouvaient être mariées de force et divorcer à plusieurs reprises par le même homme. Principe que l’Islam interdit. En fait, il a mis des balises à respecter telles que le nombre de femmes qu’il est possible d’avoir et comment procéder en cas de divorce. Il a même accordé le divorce aux femmes, dans une certaine mesure. J’ai déjà abordé le sujet dans un autre article publié l’an dernier. Vous pouvez donc en apprendre davantage en cliquant ici. Ce qu’il est important de retenir, c’est que les mariages arrangés ou forcés n’ont pas leur place dans l’islam. Bien que le fait d’avoir la permission de son tuteur, le consentement de la femme est obligatoire pour valider l’union du couple. Et elle peut dire non même une fois assis devant l’imam.

Le droit des femmes… en bref

Évidemment, je n’ai pas pu faire le tour de tous les droits que les femmes musulmanes possèdent. Car il y en a plein d’autres. Ce qui est important de savoir, c’est que le Coran explique ces droits depuis bientôt 1440 ans. Par contre, la compréhension diffère dans bien des sociétés musulmanes pour différentes raisons. Il y a la culture, un manque d’éducation religieuse, le patriarcat et j’en passe. Au contraire, l’Islam est venu protéger la femme et lui a donné un statut qu’elle n’avait pas auparavant. Oui, certains pays donnent mauvaise presse à l’Islam, mais souvent ces mêmes pays ne respectent même pas les droits de tous êtres humains, que même l’Islam préconise. Bref, même si l’occident juge que l’islam détruit bien des choses, il y a confusion avec la pratique religieuse, qui elle est souvent erronée.

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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