Publié dans Journée internationale

L’aide humanitaire, un mal nécessaire, vraiment ?

L’aide humanitaire, c’est ce qui sera célébré dimanche prochain dans le cadre de la journée mondiale de l’aide humanitaire. Je vous avais déjà parlé d’un livre sur le sujet, il y a un moment déjà. Il s’agissait de Nouvelles d’humanitaires de François Audet. Mais qu’est-ce que l’aide humanitaire ? Petit survole sur le sujet.

Définition de l’aide humanitaire

C’est le fait d’aider les gens en situation de conflits ou de catastrophes. Il n’y a pas de consensus dans sa définition. Selon Marc-Antoine Pérouse de Montclos dans un article intitulé Quelques éléments de définition et beaucoup de controverses (Questions internationales, n° 56, « L’humanitaire », La Documentation française, juillet-août 2012) admet que l’aide humanitaire vise plusieurs aspects. Oui, à sauver des vies, mais aussi à faire en sorte que les souffrances soient plus faciles à vivre. L’assistance aux personnes en détresse a aussi son importance. L’aide est apportée vraiment partout où la situation l’exige. Ce qui ne fait pas consensus, c’est l’aspect altruisme qui est associé à l’aide humanitaire. En fait, il sert « aussi à défendre des intérêts de politique étrangère, à pénétrer des marchés, à promouvoir les droits de l’homme et à faire étalage de sa solidarité, souvent en raison de liens historiques avec le pays destinataire de cette aide. »

Campagne de l’ONU : #PasUneCible

Le 19 août est la journée pour rendre hommage aux travailleurs humanitaires. Pourquoi ? Car en 2003 il y avait eu une attaque contre le siège des Nations Unies à Bagdad. 22 personnes y trouvèrent la mort. L’adoption de cette journée a été proclamée en 2008. Ce n’est pas le seul cas. Donc, ce n’est pas que les civils qui sont donc victimes des différents conflits. Par exemple, en 2016, au Burkina Faso, une famille de Québec est décédée en raison d’un attentat. Ces personnes y étaient pour construire une école ! Ainsi, les victimes sont nombreuses : femmes, enfants, travailleurs humanitaires, journalistes, etc. D’où la campagne de l’ONU qui dit que les travailleurs humanitaires et toute autre personne ne sont pas une cible d’attaque.

(c) ONU

Les principes de l’aide humanitaire

Au nombre de quatre, ces principes fondateurs sont à la base de ce qu’est l’aide humanitaire. Il s’agit de l’humanité, l’impartialité, la neutralité et l’indépendance. L’humanité parce que l’être humain doit rester au centre de l’invention. L’impartialité demande de tenir compte de la souffrance des autres. La neutralité signifie, évidemment, de ne pas prendre part aux conflits et controverses pour préserver la confiance de tous. Ce principe nécessite le plus d’attention, car il y a l’idée que les ONG qui interviennent auprès des clientèles à risque leur imposent une pensée unique. Faire de l’aide humanitaire, n’est pas de faire du prosélytisme, mais d’aider les gens à s’en sortir. L’indépendance touche le fait que les organismes puissent faire leur propre choix. Ces quatre principes guident les interventions et protègent les parties prenantes.

Les types d’aide humanitaire

L’aide humanitaire prend différentes formes. Il y a les dons directs, comme de donner de la nourriture, des médicaments ou des vêtements. Mais il y a aussi les dons indirects, comme le fait de donner de l’argent à des organismes. Mais si l’on souhaite s’impliquer directement, il y a plusieurs manières de le faire. On parle, par exemple, de voyages ou d’emplois humanitaires. Cela se décline de différentes façons, dont les chantiers de bénévoles ou les pharmacies humanitaires à l’internationale. Aussi, l’utilisation d’arts ou de sports peut aider à l’intégration sociale des gens nécessitant de l’aide. Il y a toujours moyen de trouver quelque chose qui nous ressemble et dans lequel il est possible de s’impliquer.

Nouvelles d’humanitaires

Le livre susmentionné regroupe onze chroniques rédigées par autant d’humanitaires. Les histoires, toutes vécues, sont touchantes. Aussi, cela nous permet de voyager, mais de comprendre la réalité de ces travailleurs. Ces gens travaillent dans des situations difficiles, loin de leur famille et avec un mélange d’émotions. Ils y vont pour aider les gens, mais vivent entre les craintes, les joies, les peurs et l’espoir. Travaillant avec une très grande diversité d’humains, les relations tissées ont un impact sur leur identité. Ses rencontres où l’interculturalité va de soi, l’identité des travailleurs peut être remise en cause. Car des questions surviennent et la quête de réponses commence. Ils y travaillent parfois au risque de manquer des événements familiaux, au détriment de leur santé.  Aussi, tous les droits d’auteurs vont à l’Observatoire canadien sur les crises et l’action humanitaires qui stimule la recherche dans ce champ de domaine.

 

Capture d’écran (c) Myrianne Lemay

Bref, même s’il y a une controverse en lien avec le travail humanitaire, il ne faut pas mettre tous les œufs dans le même panier. Certains font vraiment une différence dans la vie des gens. Par contre, on peut comprendre

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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