Publié dans Diversité, Religion

Laïcité de l’État et interculturalité, est-ce possible ?

Dans le cadre d’un cours, j’ai un travail long à faire sur la laïcité de l’État et la diversité religieuse. Il a fallu que je commence par la rédaction d’un plan, mais je vais bientôt commencer la rédaction de mon texte bientôt.

Voici don mon plan de travail.

Constat sur la laïcité de l’état

Depuis quelques années, au Québec, on entend parler beaucoup de laïcité de l’État et du port des signes religieux. Je pense au voile de certaines femmes musulmanes qui leur couvre le corps. Récemment, les débats québécois sur le sujet se voient très virulents émotivement. Et pour cause. Chacun a un vécu relié à la pratique du sacré. C’est aussi une question de génération. Pour celle des Baby-Boomers (1945-1959) et des X (1960-1979), c’est plus difficile d’aborder la notion de culte avec beaucoup de ses membres. Bon nombre d’entre eux ont connu la période de la Révolution tranquille. Soit avant, pendant ou après. Par contre, j’ai l’impression que la situation change avec mes contemporains. Ainsi, le rapport à la diversité religieuse ou spirituelle varie selon la génération. Un point important qui a un impact sur la gestion de la pluralité de croyances se trouve dans le fait de côtoyer une opposée à la sienne. Habiter une ville ou un village a donc des conséquences majeures sur la perception de ce qui nous entoure.

Répercussions de la laïcité de l’état

Ces différentes façons d’agir face à la pratique religieuse d’autrui se reflètent dans les débats actuels concernant la loi 21. Cette dernière s’est vue imposée en juin 2019. Et a déjà d’importantes retombées sur de nombreuses musulmanes du Québec qui portent le hijab. Nous pouvons regarder sur les médias sociaux où les gens se délient la langue assez facilement. Mais aussi dans la rue, les musulmanes reçoivent de plus en plus de propos désobligeants par rapport à leur habillement. Des Québécoises voilées de toutes origines voient leurs carrières changées. Ou doivent penser à déménager.

Mais ces débats trouvent leur équivalence en Europe. En France notamment. Le Québec se compare souvent avec ce pays pour diverses raisons. La France vit une histoire particulière par rapport aux différentes spiritualités qui y cohabitent. Les Françaises qui pratiquent l’islam possèdent leurs lots de mésaventures. Par exemple, les sorties scolaires peuvent être bannies aux mères qui osent le hijab.

 Avec mes lunettes de médiatrice interculturelle, je propose certaines pistes d’interventions à utiliser auprès de la population québécoise et des différents paliers gouvernementaux.

Plan détaillé

 Au début, j’envisageais de rédiger mon texte en trois parties. Une première abordait la laïcité du Québec. Une deuxième expliquait celle de la France. Le dernier segment traite sur l’intervention interculturelle. Comme je voulais comparer notre vécu avec celui de nos cousins, j’avais planifié une séparation dans les chapitres. Mais après réflexion, je vais regrouper les deux premières subdivisions afin de simplifier la rédaction du travail. Ci-après, j’explique les deux parties que j’ai gardées pour mon texte.

Comparatif entre le Québec et la France

Québec

Dans cette partie, j’aborderais la question de la loi 21 votée en juin 2019. Un survol de 2006 à aujourd’hui se voit nécessaire. Cela représente plus d’une dizaine d’années de débats sur le sujet. Aussi, les conséquences que cette loi a sur les gens qui en sont la cible. De nombreux articles abordent cette problématique. Plusieurs femmes voient leurs carrières ou leurs études compromises. Mais pour elles, choisir entre leurs emplois et leurs religions est délicat. Les deux font partie d’elles, de leurs identités. Difficile, dans ce cas, de se décider entre deux points importants.

France

En France, la question de la laïcité de l’État et du port du voile dans la société est débattue depuis longtemps. Et ce en raison de la présence de l’islam sur le territoire. La principale différence entre la France et le Québec, c’est la proximité des pays musulmans et l’immigration qui s’y rattache. En effet, l’impact migratoire a son importance sur la perception des gens sur l’immigration et la laïcité de l’État. En France, la présence islamique s’est fait sentir beaucoup plus tôt qu’au Québec. Ici, elle débute, bien que plusieurs musulmans soient arrivés dans les années 1960 ou 1970.

Lectures

Pour bonifier cette partie du travail, j’envisage de lire attentivement La loi sur la laïcité de l’État rédigée par Simon Jolin-Barette, alors ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, en mars 2019 et votée en juin 2019. Le livre de Bertrand Lavoie, La fonctionnaire et le hijab, Liberté de religion et laïcité dans les institutions publiques québécoises, trouve toute sa place dans ce travail. L’ouvrage est paru en 2018 aux Presses de l’Université de Montréal. Les monologues du voile. Des Québécoises se racontent de Kenza Bennis, m’apparaît aussi pertinent en raison de son contenu. Publié en février 2017 chez Robert Lafond, ce document laisse la parole aux femmes au sujet de leurs perceptions de la religion et du hijab. Je devrais relire Chroniques d’une musulmane indignée de Asmaa Ibnouzahir, parue aux éditions Fidès en 2015. Ibnouzahir traite de son implication sociale comme femme musulmane en occident. La majorité de ces ouvrages se sont vus publiés avant même l’élection de la Coalition Avenir Québec en octobre 2018.

Mais encore…

 Deux autres livres pourront trouver leurs pertinents pour cette partie. Le premier est rédigé en binôme. Marie-Françoise Colombani et Tareq Oubrou ont écrit La féministe et l’imam, publié chez Stock en 2017. Le deuxième est de Tariq Ramadan Les musulmans dans la laïcité. Responsabilités et droits des musulmans dans les sociétés occidentales.  Je possède la quatrième édition parue en 2013 aux éditions Tawhid. Une recherche servira à approfondir le sujet.

Pistes de solutions interculturelles sur la laïcité de l’État

En tant que médiatrice interculturelle, je connais l’existence de solutions afin de permettre une meilleure compréhension de l’autre. L’islam fait peur à beaucoup de monde. Et pour cause. Moindrement que l’on étudie, même brièvement, nous pouvons facilement voir une divergence dans les manières d’interpréter la religion. Cela peut aller de la théocratie au laisser vivre. Mais les médias ont aussi un impact sur la perception que les gens ont d’un sujet.

 Les solutions envisagées toucheront plusieurs aspects de la vie au sein de la société québécoise. Elles dépendront des liens créés entre les différentes lectures. Par contre, des livres, qui n’apparaissent pas dans la bibliographie, pourront se voir utilies par rapport à l’intervention interculturelle.  Cela dépendra de ce que je trouverais comme piste d’intervention.

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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