Publié dans Diversité

La variété culturelle se trouve où exactement ?

La variété culturelle est très présente au Québec. Surtout à Montréal, mais en province aussi.  Elle s’exprime simplement différemment. Mais elle existe.

Pour vous donner une idée, voici une liste non-exhaustive d’où l’on peut parler de diversité culturelle. Vous seriez peut-être surpris que même entre Québécois.es on a plus de diversité que l’on pense.

Article tiré d’une conférence datant de 2018

La variété des savoirs

Ici, il est question de transmission des savoirs, donc d’éducation. Les savoirs transmis varient d’une société à l’autre. On parle de langue, des traditions, de savoir-faire, les arts, la religion, bref, de tout ce qui définit la culture sociétale. Cela peut être enseigné à l’école, mais pas forcément. Des organismes peuvent faire ce qu’on appelle de la démocratisation culturelle, soit un rapprochement entre un aspect culturel d’une société et le public. L’acquisition des savoirs peut donc être très variée.

Mais on parle aussi d’intervention. L’Université d’Ottawa parle du savoir-faire culturel, principalement en tant que médecin. En fait, selon l’Université, cela réfère aux habitudes, aux comportements et aux habiletés qui permettent de travailler dans un contexte interculturel en adoptant une approche qui permet au professionnel d’être efficace dans ses interventions. C’est beaucoup plus qu’une simple prise de conscience que l’autre est différent de nous. C’est valoriser et s’adapter à la diversité tout en étant conscient de son identité et ses limites. En gros, un savoir-faire se résume à des connaissances additionnées à des convictions et à une capacité d’agir. Ce type de savoir favorise la reconnaissance des bienfaits de la diversité dans la société.

La variété de croyances

Les croyances sont en lien avec les mythes, les légendes, la religion. Bref, tout ce qui spirituel. Croire, c’est considérer comme vrai ce que l’on ressent, ce que l’on voit. C’est aussi ce qui régit les valeurs et les codes culturels dans chaque société. Comme toute chose, les croyances peuvent être positives comme négatives. Tout dépendant des savoirs que l’on acquit. Par exemple, en Tanzanie, il est courant de tuer des albinos, car les croyances veulent que les parties du corps soient utiles pour la sorcellerie ou sont utilisés pour le trafic d’organes, parce que certains d’entre eux portent chance. Il y a donc des croyances qui sont néfastes pour la société. Mais par chance, ce n’est pas toujours le cas. Comme le fait de rencontrer des gens qui croient pouvoir changer le monde par certaines actions.

La variété dans les arts 

Lorsque l’on parle de culture, on pense souvent à tout ce qui touche les arts. Ce qui n’est pas faux. D’ailleurs sont le médium utilisé, l’art permet de définir une société dans une époque précise. Comme toute collectivité évolue, l’art se transforme aussi. Certaines personnes sont plus traditionnelles dans leurs pratiques artistiques, alors que d’autres sont plus créatives. Mais une chose est sûre, c’est que les arts sont une très manière d’entrer en contact avec une autre culture. La médiation culturelle aide à ce niveau, car elle permet de mettre en contact cet aspect culturel à au côté humain. Certaines médiations peuvent même jumeler la médiation culturelle à la médiation interculturelle. Par exemple, un artiste qui montre des instruments venant de son pays d’origine.

La variété des valeurs

Comme mentionné dans les croyances, les valeurs sont typiquement culturelles. Elles dépendent de l’éducation reçue et l’environnement dans lequel la personne baigne. En effet, je suis sûre que si vous côtoyez des gens de culture non occidentale, vous avez dû remarquer que les comportements sont différents des nôtres. On pense notamment à la conscience de soi et de l’espace vital. Ici, nous sommes moins formels que dans les sociétés plus traditionnelles. Et dans ces sociétés, on a tendance à être plus démonstratifs, à toucher les gens sans difficulté alors qu’au Québec, par exemple, cela dépend des gens. Même dans la manière de communiquer, nous sommes différents. En Occident, nous sommes très directs, tandis que dans les sociétés traditionnelles, on doit chercher les sous-entendus. Cela s’applique aussi dans la manière dont l’on se tient, dans nos habitudes alimentaires, notre notion au temps, etc.

La variété des droits

Les droits culturels sont mentionnés à l’article 22 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

« Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l’effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l’organisation et des ressources de chaque pays. »

Pour Hubert Faes, doyen de la Faculté de philosophie de l’Institut Catholique de Paris, il y a une différence entre le droit culturel et le droit à la culture. En effet, ce droit est mentionné dans les articles 26 et 27 en permettant à la personne d’avoir accès à une éducation académique et de participer à la vie culturelle de l’endroit où elle demeure. Lorsque l’on a accès à la culture, on a accès à de nouvelles connaissances, mais aussi au développement personnel. Elle permet aussi l’ouverture d’esprit et à des valeurs universelles. Le droit culturel a plusieurs significations, donc, il est moins défini que le droit à la culture. C’est le fait d’avoir droit à une culture spécifique, de choisir la culture qui nous correspond ou bien au droit à la différence culturelle.

La variétés des coutumes et des traditions

Pour la revue Sciences Humaines, édition de mars/avril/mai 2012, « Une tradition désigne une pratique ou un savoir hérité du passé, répété de génération en génération. On attribue souvent aux traditions une origine ancestrale et une stabilité de contenu. » Il y a plusieurs moyens de transmissions lorsque l’on parle de coutumes. Il y a l’oralité et l’écriture qui sont probablement les plus importantes. La transmission orale permet une plus grande flexibilité, car il n’y a pas de standards. La transmission écrite est plus rigide, mais permet l’archivage des traditions acquises d’une génération à l’autre. Selon J Goody, elle favorise aussi « l’émergence de savoirs plus rationnels, abstraits, complexes et objectivés. » Lorsque l’on parle de traditions, on parle, par exemple de faire le sapin de Noël en famille lorsque les vacances commencent ou le traditionnel repas familial du dimanche.

Et vous. Comment s’exprime votre diversité culturelle ?

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.