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La semaine québécoise des rencontres interculturelles en 5 points

Dans les prochains jours aura lieu la semaine québécoise des rencontres interculturelles. À quoi cela consiste ? Voici 5 points pour comprendre ce qu’est la semaine québécoise des rencontres interculturelles.

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Bannière 2018 de la semaine québécoise des rencontres interculturelles (c) Gouvernement du Québec

Tous les Québécois participent au développement du Québec

En fait, un Québécois est quelqu’un qui habite au Québec et qui participe activement à sa vie sociale. Pour paraphraser Pierre Falardeau, il se contrefoutait de savoir d’où l’on vient, mais il veut savoir vers où l’on va en tant que peuple. Il rappelle aussi qu’il y a plusieurs souches au Québec : les Français, les Irlandais, les Italiens… Oui, c’est difficile quand on est de la première génération, mais ça se place graduellement.

Et tant mieux, car plusieurs beaux modèles d’intégration se font voir dans toutes les sphères de la société. Que ce soit en santé, en éducation, en politique. La preuve, aux élections provinciales du 1er octobre 2018, la proportion de députés issus de la diversité culturelle est similaire à celle de la société québécoise. Les deux tournent autour de 14%. Le parti présentant le meilleur score est Québec Solidaire avec 30%. Soit le 1/3 de se sièges. Ce que ne font pas les autres Partis.

L’apport positif de l’immigration et de la diversité ethnoculturelle

En effet, en permettant aux communautés culturelles de s’impliquer dans la société, cela a des effets positifs sur cette dernière. En effet, les immigrants veulent travailler coûte que coûte, alors ils usent de créativité pour y arriver. Plusieurs innovent en mettant sur pied des entreprises qui leur permettent d’utiliser leurs compétences, mais combler des besoins dans la communauté. Par le fait même, la société québécoise s’enrichit grandement. Dans le magazine Jobboom, Marie-Hélène Proulx disait que « les immigrants sont presque deux fois plus nombreux à être propriétaires d’une entreprise ou à rêver d’en fonder une que les Québécois de souche. » Ce qui est bien. En effet, les immigrants apportent non seulement de la créativité et de nouvelles entreprises, mais du talent dans tous les domaines. Et les répercussions sont énormes pour la Belle Province. Bien que plusieurs entreprises ne souhaitent engager des gens issus de l’immigration, cela ne les empêche pas de participer activement à la construction de la société actuelle.

Encourager le dialogue

Un point que je rapporte fréquemment est le fait de se parler. Pas seulement entre personne de même communauté, mais entre les différentes communautés. C’est tellement facile maintenant. Par exemple, à Montréal, il existe le groupe Maria’m, un groupe de discussion interreligieux. Ce sont des femmes de confession musulmane et catholique qui se rencontre une fois de temps en temps pour parler des points communs de leur religion respective. Le tout d’une perceptive féministe.

Ce genre de groupe de discussion existe un peu partout et sous différentes formes. Mais même si on ne fait pas partie d’un groupe, on peut aller vers l’autre dans le but d’apprendre et de partager. C’est justement ce que souhaite faire la semaine québécoise des rencontres interculturelles : faire en sorte que les gens se parlent.

Susciter le rapprochement interculturel

C’est bien de susciter le dialogue. Mais c’est encore mieux quand on devient sincèrement ami avec quelqu’un d’une autre communauté. Pas juste pour dire qu’on n’est pas raciste parce que l’on connaît quelqu’un d’une communauté culturelle. Toute activité est propice au rapprochement entre communautés. Un repas, un spectacle, une discussion autour d’un livre ou d’un film, etc. Lorsqu’il y a des activités comme les journées des musées ou de la culture sont des occasions en or pour créer un rapprochement avec des gens qui ne nous connaissent pas. Par exemple, en visitant le musée de l’Holocauste. J’y ai été une fois et il y avait des survivants qui étaient là pour parler de leur vécu. C’était très émouvant, j’en suis ressortie en larme.

Lutter contre les préjugés et la discrimination

En effet, en dialoguant et en se rapprochant des communautés culturelles, cela permet de déconstruire les préjugés et les discriminations qu’elles peuvent être victimes. Lutter ces deux idées c’est favoriser l’égalité entre tous. En fait, c’est faire en sorte de voir les gens dans leurs entièretés, sans égard à la différence d’autrui. En fait, nous sommes tous différents les uns des autres. Par contre, certains contrastes sont plus frappants que les autres. Comme la couleur de la peau, l’accent, un nom. Donc, les discriminations et les préjugés peuvent se trouver vraiment partout. Par exemple, la discrimination à l’emploi qui fait en sorte que si un nom n’a pas la consonance francophone, le candidat sera rejeté, malgré ses compétences.

Une manière de lutter contre ces préjudices, c’est d’accepter les différences d’autrui. Plusieurs manières d’y arriver sont possibles, comme le fait de les faire travailler, en encourageant leur participation dans la collectivité, etc. Cela est valable autant pour les communautés ethnoculturelles que les gens vivant avec une différence quelconque.

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Affiche de la semaine québécoise des rencontres interculturelles 2018 (c) Gouvernement du Québec

La semaine québécoise des rencontres interculturelles en résumé

Bref, avec ces cinq points, on peut voir que les communautés ethnoculturelles sont très actives au Québec et qu’il est possible de les rencontrer très facilement. Si vous visitez le site du ministère de l’Immigration, de la diversité et de l’inclusion, vous trouvez des activités dans plusieurs régions du Québec. Alors pas d’excuses pour ne pas participer et aller à la rencontre de l’autre.

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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