La liberté de presse dans le monde : son état actuel

En avril 2017, Reporters sans frontières mentionnait dans son rapport que la liberté de presse était menacée plus que jamais. C’est encore le cas en 2018. D’ailleurs, nous en sommes qu’au début du 5e mois de l’année que déjà 14 journalistes, 4 journalistes citoyen·ne·s et 2 collaborateur·trice·s de tuer. Si on parle d’emprisonnement, les chiffres sont encore plus énormes. On parle de 176 journalistes, de 126 journalistes citoyen·ne·s et de 15 collaborateur·trice·s.

Baromètre des violations de la liberté de presse

Capture d’écran du site de Reporters sans frontières

Y-a-t-il de la haine envers la liberté de presse ?

L’évaluation faite par Reporters sans frontière qui vient d’être publiée estime que oui. Cette haine est dirigée principalement envers la démocratie. En effet, les pays démocratiques, la liberté de presse est essentiel au bon fonctionnement du pays. Mais elle est vue comme une nuisance. Sur le site de Reporters sans frontières, l’exemple des États-Unis est mentionné en exemple. On ne peut pas dire mieux. Les fakes news sont souvent à l’honneur avec Trump. Non seulement les chefs d’État détestent de plus en plus cette liberté et le démontrent avec une certaine violence. Elle est parfois verbale, d’autres fois elle est dans l’attitude, mais est toujours présente dans certains États.

Les pays à risque pour la liberté de presse

Cette année, les pays où sont tués le plus de journalistes se situent principalement en Amérique latine et en Asie. Pour les emprisonnements, la liste est vraiment longue. Par la très grande majorité, des pays qui briment la liberté de presse sont majoritairement en Afrique et en Asie. L’Ukraine, Cuba et le Venezuela sont un peu à part. Le pays où il y a le plus d’emprisonnements ? C’est la Turquie avec 35 emprisonnements de journalistes, suivi de près par l’Égypte (27) et la Chine (15). Par contre, pour les journalistes citoyen·ne·s et les collaborateur·trice·s, les pays à risques sont exclusivement en Afrique et en Asie.

Image tirée du site de Reporters sans frontières

Les États les moins menaçants pour la liberté de presse

C’est dans les pays européens que la menace à la liberté de presse est la moins grande. Par contre, c’est là aussi que l’indice régional se dégrade le plus. Les statistiques le prouvent. Il y a de nombreux assassinats et de plusieurs menaces envers les journalistes d’investigation. Le travail de ces derniers est de plus en plus dangereux dans certaines régions. D’une part, l’intimidation vient des instances politiques, comme les chefs d’État et leur entourage immédiat. Mais les organisations criminelles font, elles aussi, partie des adversaires de la liberté de presse. Mais même les pays qui sont en tête de classement peuvent avoir des histoires négatives par rapport à la liberté de presse. Au Danemark, le verdict de l’assassin de Kim Wall, tuée lors d’un reportage en mer dans un sous-marin en 2017, vient de tomber. L’homme est coupable de meurtre.

La liberté de presse au Canada

Le Canada se situe au 18e rang du classement qui comprend 180 pays. Ce qui est mieux que l’an dernier où il se situait à la 22e place. Donc, on s’améliore. Justin Trudeau se dit ouvert à la liberté de presse, mais le début de son mandat dit le contraire. La Constitution canadienne protège les journalistes et les médias depuis 1982. Donc, depuis moins de 40 ans. Mais dans les faits, actuellement, ce n’est pas tout à fait le cas. Au Québec, on pense à Patrick Lagacé qui a subi de l’espionnage, car des gens voulaient connaître ses sources. D’autres journalistes ont connu le même sort dans la province. Ailleurs au Canada, des journalistes subissent aussi les foudres des politiques contre la liberté de presse. Même qu’une quarantaine de journaux ont dû fermer boutique en raison de la loi antiterroriste C-51.

Qu’est-ce que Reporters sans frontières analyse concernant la liberté de presse ?

Entre autres, les actions et les règles que le pays considère comme importantes à la liberté de presse. On analyse aussi les moyens légaux ou juridiques protégeant ce droit. Les conditions de travail limitant l’exercice de la profession font partie de l’observation. Ainsi que les pressions subies par les journalistes ou l’interdiction à l’accès de certaines zones. Aussi à l’étude, les limites de temps injustifiables qui cause un manque d’information ainsi que l’absence de protections dans les zones publiques. Une nuisance à la liberté de presse ? La sélection non représentative des médias en droit de travail dans le pays. Le fait de freiner la liberté de presse par des impositions financières exagérées ou la confiscation de preuves ou de témoignages contre le gré des journalistes nuit aussi. Aussi observé : la protection des témoins et la falsification de documents. En terminant, l’accès à l’information fait aussi partie du lot de points à analyser.

Solutions à la haine contre liberté de presse

Sur le site de Reporters sans frontières, on peut consulter plusieurs actions importantes qui apporteront des changements à court ou long terme. Car les gens s’informent de ce qui se passe autant localement qu’internationalement. Du moins, on espère ! Nous sommes dans une ère de fausses nouvelles que les gens croient véridiques sans se questionner et vérifier l’information. Je sais que des journalistes ou chroniqueurs ne sont pas tous crédibles, mais si l’on veut connaître les deux d’une médaille, on a besoin d’eux aussi. Malheureusement, ils ont le droit de parole comme ceux qui sont crédibles. Et malheureusement, certain·e·s lectueur·trice·s les croient aussi. À part les sensibiliser, il n’y a pas grand-chose à faire…

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