Publié dans Journée internationale

La journée canadienne des Autochtones, c’est aujourd’hui

Le 21 juin, c’est la journée nationale des autochtones. Beaucoup de Québécois semblent l’oublier, mais les peuples des Premières Nations sont arrivés bien avant nous. Au fil des années, les blancs ont essayé de les assimiler à la culture qui régnait en France au moment de la colonisation… Et même après, car sa présence se fait encore sentir aujourd’hui. Et on parle de plus de 400 ans d’histoire.

Le 21 juin, journée canadienne des Autochtones, Inuit et Métis

Cette journée existe depuis 1996, ce grâce au Gouverneur Général du Canada de l’époque, Roméo Leblanc. La date du 21 juin a été choisie après de nombreuses consultations auprès des Premières Nations. Il existe d’ailleurs une proclamation sur le sujet. Une des raisons de célébrer cette journée est l’énorme patrimoine des autochtones. On parle autant de culture, de diversité, de réalisations qui sont uniques à ces peuples. D’ailleurs, il est question de trois grands peuples : les Autochtones, les Inuit et les Métis. Les Autochtones représentent les Indiens inscrits ou non. Selon le dernier recensement (2016), 1, 67 millions de personnes s’identifient dans ce groupe. C’est 5% de la population canadienne, 630 collectivités, 50 nations et autant de langues. Les Inuit (Inuk au singulier) occupent l’Arctique. En inuktitut, cela signifie peuple. Les Métis, quant à eux, on pouvait en compter 48 380 en 2011. Ils sont issus de l’union entre autochtones et blancs.

La journée canadienne des Autochtones, pourquoi cette journée ?

Parce que le 21 juin coïncide avec le solstice d’été. Il s’agit d’une période importante pour ces groupes, car, historiquement parlant, ils se rassemblaient déjà à cette date pour célébrer leur culture. C’est aussi la première fête d’une série de festivités liées à Canada en fête. En l’espace d’une semaine, nous avons non seulement la journée canadienne des autochtones, mais aussi, la St-Jean Baptiste, le 24 juin. C’est un jour férié au Québec, mais fêté dans toute la francophonie canadienne. Personnellement, je l’ai fêté en Colombie-Britannique et la personne chez qui je demeurais voulait me faire une tourtière pour célébrer l’occasion. Le 27 juin, c’est la journée canadienne du multiculturalisme. Nous en profitons pour célébrer la diversité canadienne. Le tout se conclut avec la fête du Canada, le 1er juillet. Au Québec, cette date est la journée des déménagements, le Canada étant peu fêté dans cette province.

La journée canadienne des Autochtones et l’histoire des Premières Nations

Cette journée est aussi l’occasion de se renseigner sur l’histoire des Premières Nations. C’est une histoire très riche que je ne me souviens pas d’avoir appris au secondaire dans mon cours d’histoire en secondaire 4. C’est seulement à l’université que j’en ai appris davantage sur le sujet, soit 10 après mon secondaire… Voici donc un bref aperçu de ce que l’on doit savoir sur l’histoire des Premières Nations

Les 6 groupes géographiques

Avant l’arrivée des blancs, il y a belle lurette, les Premières Nations étaient divisées en 6 groupes bien distincts. Premièrement, des nations habitaient les régions boisées, c’est-à-dire le sud du Québec et le nord de l’Ontario. Les nations Iroquoises occupaient le sud du pays, près des Grands Lacs, là la terre permettait l’agriculture. Les nations des Plaines couvraient la grande région des prairies. Les Nations du Plateau résidaient dans la région du Plateau, c’est-à-dire le sud de l’Alberta près des Rocheuses canadiennes. Il y a aussi les Premières Nations qui occupaient le territoire qui donnait accès au Pacifique, donc l’actuelle Colombie-Britannique. En terminant, les habitants du Grand Nord, près du fleuve Mackenzie et du Yukon. Chaque groupe a sa manière de vivre, de gérer sa société, sa culture, sa spiritualité, ses ressources et ses traditions. Ainsi, ils étaient autonomes et répondaient sans problèmes aux besoins des membres de leur communauté.

L’arrivée des blancs

Après des siècles à occuper le territoire canadien, les blancs arrivèrent et ont foutu le trouble. Chose qu’ils ont fait à quelques reprises un put partout dans le monde d’ailleurs ! Les premiers Européens à venir s’établir ici faisaient énormément de marchandage au détriment des Premières Nations. On pense à la traite des fourrures et au colonialisme. Avant 1763, plusieurs conflits entre les deux peuples eurent lieu. La signature d’un Traité mis fin à tout cela. Ce qui a eu un impact sur la relation entre les deux clans.

La loi sur les Indiens

Dès 1820, soit près de 60 ans après la signature du Traité susmentionné, les Colons commencèrent à vouloir assimiler les Premières Nations. Le but était de faire en sorte de civiliser l’Indien. L’idée qui circulait à cette époque était évidemment que les blancs savaient tout alors que les « sauvages » non ! Alors, graduellement les Colons montrèrent leurs savoirs aux Autochtones. En 1939, une première loi fit son apparition dans le but de protéger les terres de la Couronne. Ce n’était qu’un début, car plusieurs lois concernant les « sauvages » ont été instaurées au cours du siècle. La plus dévastatrice est la loi sur les Indiens. En 1876, l’Acte des Sauvages permettait au Gouvernement Fédéral d’être le tuteur de tous les autochtones du Canada. Maintenant connue sous le nom de Loi sur les Indiens, cette Loi fait en sorte de traiter les autochtones comme des mineur·e·s.

L’éducation et les pensionnats autochtones

L’éducation et les pensionnats autochtones écorchèrent l’identité des autochtones. Car une des manières d’éradiquer la culture des Premières Nations, c’est de retirer ces derniers de leurs communautés. C’était le but des pensionnats autochtones. Ils prirent des enfants des nations autochtones pour les regrouper dans des écoles et leur donner une éducation blanche et catholique. Il leur était interdit de parler leur langue maternelle, de leur culture, de spiritualité et de porter tous habits traditionnels. De 1857 à 1996, 132 établissements fonctionnèrent à travers le Canada. L’estimation des chiffres tourne autour de 150 000 enfants présents dans les pensionnats. Cela est sans compter la rafle des années 1960 et les problèmes actuels dans les communautés.

La journée canadienne des Autochtones, se rappeler les bons coups

On entend beaucoup de mauvaises histoires au sujet des Premières Nations et des Inuit. Mais pourtant, il y en a des histoires à succès dans tout le pays et dans tous les domaines. Que ce soit en environnement, en politique, en art, en éducation ou en économie sociale, les projets innovent et proposent des solutions aux retombées positives. Le but : améliorer la qualité de vie des membres des Premières Nations de partout au Canada. Par exemple, à Québec, il y a le musée des Hurons-Wendat, le Wapikonie Mobile ou Mikina. À la grandeur du Canada, il y a de nombreux rassemblements sportifs. Toronto accueillait à l’été 2017 les Jeux autochtones de l’Amérique du Nord. Le Territoire du Nord-Ouest était l’hôte en février des jeux de l’article. Le Conseil National de Développement économique autochtone mentionne sur le site d’autres réussites provenant des membres des différentes communautés autochtones canadiennes.

L’importance de la journée canadienne des autochtones

Bref, c’est une journée où il est possible de s’instruire sur la réalité des Premières Nations. Comme je vous l’ai mentionné au début du mois, durant tout l’été il y a des Pow-Wow d’organisés à la grandeur du Québec. Si vous avez la chance d’y aller, c’est une belle occasion d’en apprendre plus sur ces communautés. Vous avez envie de participer ? Il y a des activités sur le site du Gouvernement du Canada. Au Québec, il n’y a qu’une seule activité, à Duhamel-Nord. Du moins au moment d’écrire ces lignes, c’était le cas. Mais il y en a d’autres activités partout au Canada.

 

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L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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