Publié dans famille, Femmes

La charge mentale, une question de culture?

Depuis un moment, on parle beaucoup de charge mentale. Mais qu’est-ce que c’est ? Est-ce que s’est réservé qu’aux femmes ? Est-ce que tout le monde a un surplus d’obligations qui minent parfois ses relations ? Et le lâcher-prise dans tout ça ?

Pour ceux qui s’en souviennent, l’artiste Emma avait fait une bande dessinée à ce sujet. En mentionnait que c’est l’exclusivité des femmes. Mais il est vrai que pour certaines situations, c’est le cas. Mais pas pour tous les cas.

Capture d’écran du site d’Emma. Fallait demander.

Voici pourquoi.

Définition de la charge mentale

En fait, la notion de charge mentale aurait été définie pour la première fois en 1984. C’est Monique Haicault qui en aurait parlé à ce moment.

Mais qu’est-ce que c’est exactement ?

« Le fait de devoir penser simultanément à des choses appartenant à deux mondes séparés physiquement. »

Par exemple, lorsque l’on est au travail, on pense aux tâches à faire à la maison. Ou vice et versa.

On associe la charge mentale aux femmes pour une raison. Souvent, ce sont elles qui ont la charge de s’occuper des tâches domestiques. Donc, ne pas oublier les enfants à la garderie. Préparer le repas au retour à la maison. S’occuper de la routine du dodo tout en pliant le linge qui vient d’être lavé. Ou tout autre exemple qui vous vient en tête.

Mais la charge mentale touche tout le monde. Surtout ceux qui ont des enfants.

La charge mentale, c’est égalitaire ?

Selon les textes lus pour ce texte, non. Et ce, même si les couples modernes ont une tendance à répartir les tâches familiales. Dans bien des familles, la femme se trouve à avoir un peu plus de tâches ménagères que les hommes.

Pourquoi cette différence ? La réponse peut surprendre. Les femmes ont tendance à penser à ce qu’elles ont à faire. Les hommes, à le dire.

D’où le fait que les hommes ont tendance à dire « si tu as besoin d’aide, dis-le-moi ! » Les femmes ont plus tendance à faire les choses et après dire qu’elles font tout seules.

Donc, ce que j’en conclus, c’est que les hommes doivent passer à l’acte. Et les femmes à demander de l’aide. Bref, à communiquer d’une manière ou d’une autre.

La charge mentale, une affaire de femmes ?

Pour Louise Cossette, enseignante en psychologie à l’UQAM, dit que les femmes ont une tendance à s’organiser plus que les hommes. C’est davantage inné chez elles. Mais cela ne veut pas dire que les hommes sont incapables de s’occuper des enfants. C’est juste que les femmes le font depuis plusieurs générations. Pour les hommes, c’est encore nouveau. Du moins en ce qui a trait aux tâches domestiques.

Cossette précise que ça n’a rien à voir avec le multitâche souvent associé aux femmes.

Même qu’avant l’arrivée des enfants, les couples ont un certain équilibre. C’est souvent lorsque les enfants arrivent que la dynamique change.

À une certaine époque, les femmes étaient destinées aux tâches domestiques. Les hommes étaient les pourvoyeurs. Maintenant, les rôles ont changé. Du moins, en occident. Les femmes autant que les hommes travaillent. Dans les sociétés traditionnelles, ces rôles sont encore très similaires.

La charge mentale et rôles de genre

Les rôles de genre sont définis par les idéaux et de valeur d’une société. Comme je viens de le mentionner, elles varient d’une culture à l’autre.

Donc, la définition de ce qui est féminin ou masculin varie d’une société à l’autre. Mais aussi dans le temps.

En fait, pour Geert Hofstede, la culture peut aider à comprendre les différences de genre selon les sociétés. En résumé, la culture effectue un contrôle social. Les individus ont une tendance à conformer aux normes sociales de leur communauté. Ce qui implique les rôles de genre. Donc, il est normal dans les familles de sociétés traditionnelles que les mères aient les tâches domestiques. Et que les pères aillent travailler à l’extérieur.

Mais en résumé, la charge mentale est peut-être qu’une notion occidentale. Mais bien réelle. Comme les sociétés actuelles tendent à changer, il y des ajustements à faire au sein des couples occidentaux. Mais est-ce que les choses font éventuellement changer dans les sociétés traditionnelles? Ça reste à voir.

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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