Publié dans Journée internationale, Réflexion

Journée québécoise du vivre ensemble

Au Québec, on aime bien dire qu’on favorise le vivre ensemble. Surtout depuis quelques années. C’est au point que dernièrement, le Gouvernement a instauré une journée particulière pour le vivre ensemble : le 15 janvier.

Pourquoi une journée québécoise du vivre ensemble ?

En fait, cette date a été choisie parce qu’en 2016, 6 Québécois-es ont été tué-es dans une attenta au Burkina Faso. Le 14 janvier, un autre québécois a perdu la vie dans un incident similaire à Jakarta. Comme des compatriotes ont perdu tragiquement la vie à l’étranger, pour quoi ne favoriser le mieux vivre ensemble au Québec ? Keep it simple ! 

En octobre 2016, l’Assemblée nationale a donc voté pour une motion instaurant que le 15 janvier 2017 serait la première journée pour favoriser le vivre ensemble au Québec.

Je suis d’accord avec l’idée. Mais j’ai un peu de difficulté à comprendre le lien entre des décès tragiques à l’étranger et de favoriser le vivre ensemble au Québec. Il me semble que c’est qui se passe au Québec doit influencer les politiques québécoises. Je dis cela sans vouloir ne rien enlever au drame que les familles ont vécu.  

La journée québécoise du vivre ensemble : être inclusif, diversifié et fier

Pour moi, le vivre ensemble le vivre ensemble est davantage lié à la compréhension de l’autre. À la relation positive que l’on peut avoir autrui. À l’époque, c’était Kathleen Weil qui était responsable du Ministère des Relations internationales et de la Francophonie. Elle a dit, lors d’un point de presse les propos suivants :

« Nous travaillons à édifier une société davantage inclusive, fière de sa diversité, de ses valeurs et de son vivre ensemble. Nous encourageons donc les Québécoises et Québécois de toutes origines à s’ouvrir afin de mieux se connaître et de couper court aux préjugés qui parfois nous séparent. Car c’est ensemble, en misant sur l’inclusion et la cohésion sociale, que nous pouvons faire en sorte que tous puissent participer pleinement et en toute égalité à la prospérité du Québec et de ses régions. »

J’avoue être en accord avec cela que d’associer le vivre ensemble à l’inclusion qu’à un acte terroriste fait ailleurs dans le monde.

Comment favoriser le vivre ensemble ?

Le dialogue interculturel. Aller à la rencontre de l’autre. Lui parler.

Relativement simple, n’est-ce pas ?

Et il y a plein de façon de créer des rencontres avec autrui. En organisant des activités interculturelles variées, par exemple.

  • Musique
  • Danse
  • Cuisine
  • Lectures publiques
  • Dîner communautaire
  • Visite d’un lieu de culte, d’un quartier
  • Conférence
  • Exposition

Les conséquences du dialogue interculturel dans le vivre ensemble

L’UNESCO parle du dialogue interculturel comme une manière de vivre en paix dans un monde interconnecté. Par contre, beaucoup de communautés vivent en parallèle. Sans communiqué entre elles. Le dialogue interculturel favorise se décloisonnement.

Pour l’UNESCO,

« la paix n’est pas synonyme d’absence de guerre mais signifie vivre ensemble dans nos différences de sexe, de race, de langue, de religion et de culture tout en promouvant le respect universel de la justice et des droits de l’homme, deux principes sur lesquelles se fondent cette coexistence. »

Le dialogue interculturel favorise donc un rapprochement et la non-violence. Comme le demande la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle.

Comme je le mentionne régulièrement sur le blogue, les identités sont multiples. Il n’y a rien de mieux que le dialogue pour connaître les différentes facettes d’une même personne. Le dialogue interculturel permet cela.

C’est bien beau tout ça, mais le vivre ensemble, c’est quoi ?

Pour comprendre le vivre ensemble, je vous avais déjà parlé du livre de Rachida Azdouz. Comme le titre le mentionne, le vivre ensemble n’est pas un rince-bouche.

Mais pour Catherine Rouhier, psychologue à l’école de la paix de Grenoble, le vivre ensemble ne va pas de soi

« et il faut répéter que cela s’apprend. On pourrait décliner un certain nombre de définitions de ce vivre ensemble. Par exemple :

  • Promouvoir des valeurs
  • Développer la solidarité
  • Réorganiser notre vie commune sur la terre
  • Former à la citoyenneté
  • Prévenir les conflits
  • Respecter les cultures, les religions
  • Renforcer la volonté des individus à être des acteurs
  • Apprendre à chacun à reconnaître en l’Autre la même liberté qu’en soi même… 

 Personnellement, je trouve que cela est un bon résumé du vivre ensemble.

Bref cette journée québécoise du vivre ensemble est une idée géniale. Il ne faut pas oublier que nous vivons dans une société de plus en plus diversifiée. Par le fait même, on doit apprendre à vivre avec les autres.

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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