Journée mondiale du Tourisme

Depuis 1980, le 27 septembre est la journée mondiale du Tourisme. Cette année, le thème est Voyager, Apprécier, Respecter et une journée de conférences sur le sujet a lieu au Qatar. Lors de l’Assemblée générale de l’ONU, au moment le 27 septembre a été décrété comme journée mondiale, il a été dit que « le tourisme peut contribuer au développement durable de ses trois dimensions – économique, sociale et environnementale – et à la réalisation de chacun des 17 Objectifs de développement durable. » En 2017, l’ONU souhaite sensibiliser les voyageurs au tourisme durable.

Ce qui m’intéresse dans le thème de cette année, c’est qu’il y a l’aspect social. C’est un point que beaucoup de voyageurs préconisent de plus en plus. Pourquoi ? Parce que l’être humain a une place importante en voyage. Souvent, lors que l’on voyage, on est en interaction avec ces derniers. Surtout lorsque l’on sort des sentiers battus. Tout backpaker vous le dira ! Et les chiffres vous le diront, entre 2015 et 2030 augmenteront de 614 millions d’arrivées en ce qui concerne les tourismes internationaux. Ce qui n’est pas une mince affaire et cela prouve que les gens se déplaceront de plus en plus dans les prochaines années.

Ce que j’aime de cette journée, qu’elle encourage le développement durable. Dans les 17 objectifs fixés par l’ONU, bien qu’ils touchent tous les humains, d’une manière ou d’une autre, il y en a quelques-uns qui sont plus spécifiques au social. On peut y trouver la santé, l’éducation, l’égalité des sexes, les inégalités sociales et la paix, justice et institution. Les autres touchent, comme mentionnés plus haut, l’économie et l’environnement, mais l’aspect social par ricochet. Bien que l’on ne voyage pas, en premier lieu, pour ces objectifs, on le fait surtout par intérêt pour le pays que l’on visite. On voyage parce qu’il y a un aspect identitaire qui nous intéresse, souvent pour une raison culturelle : cuisine, art, mode, les gens, l’architecture, etc. La découverte ou l’aventure nous guident dans nos choix. Et nos choix évoluent selon nos intérêts, mais restent qu’à la base, notre choix de destination se fait principalement pour une raison identitaire. La question est autre lorsqu’il s’agit de migrations comme le cas des réfugiés, mais il ne s’agit pas du sujet du présent texte.

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Dans les objectifs sociaux du Développement durable, voici ce qui en retourne exactement.

Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge

Le but est de s’assurer que, qu’importe l’âge des gens, des moyens sont présents pour une vie saine et un meilleur bien-être. On note des progrès dans certains domaines comme les maladies infantiles et maternelles et l’accès à l’eau. Les maladies plus généralistes (VIH/Sida, tuberculose, paludisme, etc.) sont aussi en voit de réduction. Pourquoi, la santé est-elle importante dans la question identitaire d’un pays? Si le peuple est malade et meurt faute de soin, forcément, il y a un impact, non seulement sur l’économie du pays, mais aussi sur l’éducation et la culture. Car, au bout du compte, la main-d’œuvre manque à un certain moment.

Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie

L’éducation est ce qui permet à un peu, un avenir meilleur. Actuellement, 57 millions d’enfants n’ont toujours pas accès à la scolarité. Dans les zones de conflits, on estime qu’il y a environ 50% des enfants qui ne vont pas à l’école. Il y a beaucoup de progrès notamment lorsque l’on parle de l’accès à l’école des filles, où dans certains pays, l’éducation des garçons est prioritaire du fait, qu’à long terme, ils sont les pourvoyeurs. Pourtant, lorsqu’on regarde le mode de vie de certains peuples, malgré le fait que les femmes restent à la maison, elles font vivre la famille au complet par le savoir-faire.

Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles

Ce point est intimement lié à plusieurs objectifs du programme de développement durable. L’éducation des filles fait en sorte que la parité des genres se fera à plus ou moins long terme. Il y a déjà eu du progrès au niveau de l’éducation primaire, mais il en reste encore beaucoup à faire les femmes sont souvent les premières victimes de violences et de discriminations de toutes sortes, qu’importe l’endroit dans le monde. De plus, l’égalité des sexes permet entre autres, la pacification de la société, mais aussi de l’humanité.

Réduire les inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre

Au niveau des inégalités au niveau international, il y a un progrès qui est remarqué. Par contre, au sein d’un même pays, les inégalités sont encore très présentes. On a qu’à penser aux histoires de castes dans les pays où l’hindouisme est pratiqué en est la preuve. Malheureusement, c’est le cas aussi dans plusieurs pays. Pour la réduction des inégalités, l’ONU recommande d’avoir recours aux politiques plus universelles et qui favorisent les gens qui marginalisés, donc désavantagés comparé au reste de la société. Il y a un certain seuil qu’il ne faut pas franchir, en excluant certaines populations de la construction identitaire nationale, cela a un impact sur la construction identitaire des gens qui la composent.

Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes à tous aux fins du développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place, à tous les niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous

Cet objectif fait directement la promotion de la paix, en favorisant le pacifisme et l’inclusion des gens dans leurs sociétés par l’accès non seulement à la justice, mais à des institutions responsables qui aideront les populations qui requièrent leur attention. On le sait, la corruption est très présente dans la grande majorité des pays, mais elle est plus visible dans les pays en voie de développement. Pour donner une idée, tout ce qui touche la corruption, la fraude, le vol et l’évasion fiscale coûtent extrêmement cher aux pays en développement. La somme estime tourne autour de 1,26 trillion (aucune idée du nombre de zéros nécessaire, mais c’est au moins 12) de dollars qui sont volés à des populations vivant avec moins 1,25 par jour. La redistribution de ce montant leur permettrait de vivre décemment pendant un minimum de six ans.

On ne pense pas toujours aux répercussions des voyages que l’on fait. Pour ceux qui souhaitent faire du tourisme équitable ou favorisant les objectifs de développement durable de l’ONU, je vous invite à faire vos recherches. J’avoue que ce n’est pas forcément le genre de tourisme qui est privilégié par tout le monde, mais personnellement, j’aime beaucoup mieux voyager en permettant aux autres de s’améliorer que de rester passif en regardant le paysage. Il existe de nombreux organismes qui peuvent vous aider à le faire selon vos intérêts.

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