Publié dans Identité

Identité quand tu nous tiens….

Dans la vie, il y a des certitudes qui sont immuables. Chaque être humain a carte de visite qui lui est propre et chacun d’entre eux meurent à un moment ou l’autre. C’est inévitable, tout ce qui vit meurt. Par contre, qu’importe l’endroit où l’on se trouve, notre identité est présente, se manifeste d’une manière ou d’une autre. Bien souvent, avant même que l’on parle, on transmet des informations aux gens qui nous entourent par notre habillement ou notre attitude. Notre identité se reflète donc de différentes manières.

Mais qu’est-ce qu’une identité ? C’est ce qui nous habite, nous définit en tant qu’être humain. Elle est multiple et sélective à la fois. On la montre complètement ou partiellement selon les circonstances. Mais elle est toujours là, au fils des saisons à nous accompagner dans notre vie, malgré les hauts et les bas. Elle est changeante aussi, selon ce que l’on vit, on apprend. Mais elle ne disparaît pas complètement. Elle reste malgré les erreurs et surtout dans les bons coups. Bref, notre identité est ce qui nous permet de communiquer avec les autres, et ce, de différentes manière

Qu’est-ce que l’identité ?

L’identité est quelque chose qui est difficile à définir. Ce qui est certain, selon le Larousse 2018, c’est qu’il s’agit d’un ensemble d’éléments qui déterminent, entre autres, l’état civil de quelqu’un. Ce qui permet le fait qu’il soit facile de se différencier les uns des autres. Mais c’est aussi une manière de s’identifier à ce qui nous ressemble. Par exemple, à une communauté. En dernier lieu, toujours selon le Larousse, il s’agit d’un caractère qui est permanent de quelqu’un ou d’un groupe et qui est fondamental.

Dans le Petit Robert 2009, on mentionne que c’est le caractère de deux objets de pensées qui se veulent identiques. Idem pour l’identité personnelle. Il est aussi question de l’identité culturelle qui est l’ensemble des traits qui caractérisent un groupe ethnique. Il s’agit aussi du sentiment d’appartenance à ce groupe.  En résumé, il s’agit du fait qu’une personne décide d’être ce qu’elle est et d’être reconnue comme telle. Encore ici, on fait référence à l’état civil de quelqu’un.

Identité oui, mais…

Il est aussi question, dans le Petit Robert, d’acculturation, de déculturation, d’identification. Pour Antidote, il y a plusieurs types d’identité : culturelle, sociale ou judiciaire. On parle aussi de similitudes, de conformité, de parité, etc. La définition de l’identité diffère selon le domaine d’étude. En mathématique, on parle d’une fonction identitaire et en philosophie de principe d’identité, mais on s’éloigne de notre sujet, qui reste les sciences humaines. Après les différentes lectures faites, je peux affirmer que l’identité n’est pas unique. Elle est plutôt multidimensionnelle et variable selon les situations. Amin Maalouf en parle dans son essai Les identités meurtrières. Selon lui, ce qui définit l’identité humaine, c’est le fait de se trouver à la frontière de plusieurs aspects sans faire en sorte de les diviser. Chaque personne a donc plusieurs aspects qui définissent qui elle est et qui fait qu’elle est unique. Évidemment, de nombreux facteurs influencent les gens à être ce qu’ils sont au moment où on les rencontre. Et découvrir son identité, c’est quelque chose qui se fait tout au long de sa vie. Encore à l’âge adulte, on apprend de nouvelles choses en nous, de nouvelles forces, de nouvelles qualités, de nouvelles habiletés. Pourquoi ? Parce que la vie n’est pas un long fleuve tranquille.

Définir l’identité, mission impossible ?

Pour Robinson Beaudry et Jean-Philipe Juchs, dans Définir l’identité, oui, délimiter une identité n’est pas une chose simple. De prime abord, il s’agit d’un sujet qui revient sans cesse, donc quasi banal, mais difficile à expliquer. Pour certains, elle est essentielle, elle découle de soi. Ce qui semble unanime, c’est le fait que beaucoup de travaux de recherches dans différents domaines utilisent l’identité pour parler des relations sociales complexes. Notamment en lien avec l’histoire et les sciences sociales. On parle de crise identitaire, de relation entre majoritaires/minorités, de prise de conscience collective. En effet, s’il l’on remonte dans le temps, on constate que l’identité est un concept qui évolue dans le temps. On est passé d’une notion collective à une notion individuelle.

Mais l’identité évolue grâce à un système de pensée qui a un impact différent d’une personne à l’autre. On constate qu’il y a plusieurs types d’identité. Il y a celle que l’on utilise avec les gens que l’on croise dans la société, l’identité sociale. Mais il y a aussi une identité que l’on garde pour soi et ses proches. Elle est plus personnelle. Ce qui peut laisser croire que le concept d’identité peut être stable et variable selon la situation.

L’identité et le choc culturel

C’est indéniable. Lorsque l’on rencontre quelqu’un, même s’il est de notre culture, il y a une possibilité de frictions, d’accrochages, de choc. En fait, le choc culturel est quelque chose de personnel. Personne n’aura les mêmes réactions par rapport aux mêmes situations. C’est donc une manière de communiquer un malaise face à quelqu’un ou quelque chose que l’on découvre pour la première fois. En tant qu’humains, nous vivons des chocs culturels tous les jours. Mais les enfants en vivent plus que les adultes en raison du fait qu’ils sont davantage en apprentissage que les adultes.

Positif ou non ?

Dans la plupart des cas, ces confrontations pédagogiques sont vécues positivement. Ce qu’ils nous apprennent tourne autour de la réflexion, l’adaptation, la médiation, l’ouverture. Bref, des qualités jugées positives par la grande majorité des gens. Les chocs culturels sont donc des sources d’apprentissages importants qu’importe l’âge auquel on le vit. Par le fait même, en ouvrant ses œillères et en se permettant de se conscientiser au vécu de l’autre, il est donc possible de briser l’isolement ou les préjugés. Il y a plusieurs façons de vivre un choc culturel. Par la rencontre de gens, par la lecture, les voyages, la gastronomie…

L’éducation ?

Évidemment, les chocs culturels sont très liés à l’éducation. Si l’on encourage dès un très jeune âge les enfants à l’ouverture et au respect des autres, leurs sensibilités à l’autre auront un impact sur leur réaction en cas de chocs culturels. En gros, la meilleure façon de permettre à un enfant de donner le goût d’apprendre et de bien gérer ses apprentissages, c’est de le laisser vivre des expériences positives dans ce sens. Par conséquent, tout choc culturel vécu forgera l’identité de l’individu le vivant.

Pour en savoir plus, allez lire le texte dans l’onglet conférence. Normalement je fais une vidéo, mais du à des circonstances hors de mon contrôle, il y en a pas ce mois-ci.

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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