Publié dans expérience personnelle

Hijama : la médecine traditionnelle

La hijama est une médecine traditionnelle qui appartient autant au monde arabe que chinois. L’appellation et la pratique diffèrent, mais le principe reste le même : permettre de faire sortir le mauvais sang du corps de la personne qui reçoit le traitement. Mais aussi, sur les médias sociaux, je vous demandais qu’es-ce que c’était

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Ventouse utilisée lors de Hijama (c) Myrianne Lemay

Voici la réponse…

Hijama : qu’est-ce que c’est ?

La hijama en arabe, vient du hijm. Cela peut se traduire par absorber ou extraire. En tant que médecine traditionnelle, comme il a été dit, c’est d’extraire le sang qui est sous la peau à l’aide de ventouse que l’on pose à des endroits stratégiques. Bien que certaines personnes ne peuvent pas pratiquer la saignée, pour des raisons de santé, ceux qui la pratiquent le font par prévention ou par nécessité.

La moment où l'on fait la succission (c) massagenerds Pixabay
La moment où l’on fait la succission (c) massagenerds Pixabay

Mais c’est aussi…

La hijama est aussi connue sous le nom d’incisiothérapie en français ou de cupping therapy en anglais. Il en a été beaucoup question lors des Jeux olympiques de 2016 au Brésil lorsque Phelp compétitionnait avec des marques de ventouses sur les épaules et le haut du dos. Ces marques sont dues à la succion créée par les ventouses. Les endroits on les mets dépend des douleurs que l’on a. Il est possible de faire la hijama sèche ou humide. Dans le premier cas, ce n’est que la succion, donc pas de sang. Dans le deuxième cas, on doit retirer la ventouse une première fois, faire de petites incisions et refaire une autre succion. Mais il y a plusieurs variantes de hijama. Certains utilisent même le feu, mais d’autres utilisent des aiguilles ou des lames de rasoir pour faire des incisions.

Micheal Phelps lors des Jeux du Brésil 2016 (c) Reuters

Et la Chine dans tout ça ?

Les points que les chinois utilisent lors de la hijama sont les points utilisés lors de la pratique d’acupuncture. Cela varie selon les troubles à traiter. En fait le flux du Qi est influencé par l’accumulation de sang et de liquides organiques mauvais pour le corps. Grâce aux succions, ces dépôts sortent du corps pour se loger dans les ventouses. Par le fait même, le processus permet de réénergiser le corps du patient.

Hijama : les outils nécessaires

Le plus important, c’est les ventouses. Eh oui. Les modèles peuvent varier, en vitre, en bambou ou en plastique. Celles que j’utilise sont en plastiques. Selon la technique utilisée, on a besoin d’un outil pour faire la succion que ce soit un pistolet ou du feu. Mais le pistolet est ce qui est le plus utilisé par les praticiens. Personnellement, j’utilise des ventouses en plastique avec le pistolet. Pour les incisions, je prends le crayon que les diabétiques utilisent pour leurs injections. C’est super pratique et fait des incisions parfaites pour faire sortir le sang.

Les ventouses que j’utilise. (c) Myrianne Lemay

 

Hijama : ses bienfaits

En fait, il y en a plusieurs. Chaque fois que j’ai eu à le faire, je me suis sentie bien après. Oui, c’est un peu douloureux, mais pas tant que ça. Pour avoir fait des tests d’allergies dans le dos, la hijama est moins douloureuse. Par contre, ça peut être un peu désagréable si on a certaines douleurs ou que la personne qui nous fait la hijama est y va un peu fort dans ses succions ou ses piqûres. Mais sinon, cela fait un bien fou.

série de ventouses
Hijama (c) 7thedenspa Pixabay

Oui, mais encore…

En fait, la pratique de l’hijama permet de stimuler l’immunité et la mémoire. Elle fait disparaître aussi les migraines. Elle fait disparaître les douleurs de tous types. Ce que je peux confirmer. J’ai eu à faire une hijama alors que j’avais une migraine qui durait depuis quelques jours et elle a disparu suite à la session. Idem pour un mal de dos qui durait depuis longtemps. Mais la hijama permet de soigner plusieurs maladies grâce au fait que tout ce qui est mauvais dans le sang sort. Évidemment, cela ne remplace pas un traitement médical, mais peut être complémentaire.

Bref, même si c’est un traitement peu conventionnel ou qui peut faire peur, la hijama fait un grand bien pour le corps et l’esprit.

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

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