Publié dans Identité

Petite définition de la construction identitaire

Je parle souvent sur le blogue de construction identitaire, mais je n’ai jamais vraiment donné de définition jusqu’à présent. C’est ce que je fais, brièvement, aujourd’hui. Je ne vous cacherais pas qu’en même temps, je révise mes notes qui ont un lien avec le cours que j’ai eu cet hiver sur le sujet.

Comme je l’ai dit à quelques reprises, la construction de l’identité se fait avec la rencontre de l’environnement qui nous entoure. C’est quelque chose qui est acquis, car notre cheminement se fait différemment selon l’endroit où l’on est éduqué. Elle n’est pas innée du fait qu’elle nécessite un apprentissage perpétuel selon l’endroit où l’on se trouve. Ce n’est pas comme quand l’estomac nous gargouille et qu’on se dit que c’est le signal pour aller s’acheter de quoi manger. Mais, si l’on cherche une définition exacte et précise, c’est un peu difficile. Par contre, deux domaines d’études sont plus dominants dans la définition de l’identité. Il y a la psychologie, avec Erickson et Freud, et la sociologie qui définit 2 types d’identité, une qui est personnelle et l’autre sociale. En gros, pour la socio, on n’existe pas sans les autres. Mais, en résumé, l’identité est ce qui nous représente et qui fait de nous quelqu’un de différent des autres. C’est ce qui fait que l’on se questionne constamment à la suite de la rencontre des autres.

Selon Edward Hill, l’environnement dans lequel on évolue est défini par beaucoup d’aspects. On peut le comparer à un iceberg. Il y a une partie qui est visible, tangible, ce qui est conscient. L’autre partie est invisible, elle fait partie de l’inconscient. En fait, on peut dire que l’aspect conscient de l’environnement constructif est tout ce qui touche le comportement, nos choix culinaires ou vestimentaires. L’inconscient fait surtout référence à nos valeurs ou à notre vision du monde. Dans ces aspects, on peut retrouver plusieurs points qui sont interreliés. Une toile d’araignée en quelque sorte.

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Les composantes de la culture (c) Myrianne Lemay

Un autre facteur important est le type de société dans laquelle l’individu se construit. Dans une société individualiste, comme en occident, la construction de l’identité ne se fait pas de la même façon que dans une société basée sur la collectivité, comme en Afrique ou en Asie. J’ai pu le constaté lorsque j’ai été en Algérie, la notion d’intimité n’existe tout simplement pas ou presque. Si tu as le malheur de ne pas barrer ta porte, il y a de fortes chances que quelqu’un, qu’importe qui ça peut être, entre sans frapper. Je ne vous cacherais pas que c’est assez malaisant dans certaines situations ou dérangeant dans d’autres.

Dans un autre article, je vous parlerais de la construction identitaire en contexte de migration. Forcément, cela laisse des traces, mais elles sont différentes selon l’âge auquel on arrive.

À bientôt pour la suite…

Auteur :

L'autre, celui qui est différent, qui dérange. Nous, qui accueillons ou rejetons. Nos relations, nos perceptions avec l'autre qui vient d'ailleurs.

3 réflexions sur “Petite définition de la construction identitaire

  1. Bonjour madame,
    Merci pour votre article c’est très intéressant et constructif.
    Je suis tombé par hasard sur votre article, justement parce que je suis perdu je me cherche et je cherche à construire mon identité culinaire mais je ne me trouve pas.
    Je suis cuisinier et pour être en harmonie avec moi même j’ai besoin d’une identité culinaire.
    Pouvez-vous m’aider dans ce sens svp ?
    Je suis algérien justement et je suis venu très jeune en France, donc je maîtrise aussi bien la gastronomie française et traditionnelle que la cuisine orientale en particulier d’Afrique du Nord.
    Dans l’attente de vous lire veuillez recevoir mon profond respect.
    Cordialement Kamel.

    1. Bonjour Kamel
      En fait, si vous pouvez trouver une manière de concilier les deux types de cuisine, ce serait bien. Par exemple, un couscous avec une viande unique à la France. Ou une recette française ayant une touche maghrébine.
      Ma proposition n’est pas très originale, mais elle peut être un point de départ pour votre démarche. Par expérience, j’ai fait un couscous avec de l’original, une viande sauvage du Québec. Les assaisonnements et les légumes sont adaptés à la viande. Je l’avais fait goûter à des maghrébins qui avaient vraiment aimé, justement parce que c’était différent…

      1. C’est exactement ce que je fais actuellement et ça marche je revisite les deux types de cuisine, j’apporte apporte une touche occidentale à mon couscous en l’allégeant en goût et diminuer la puissance des épices fort et en contre parti je le renforce en apport de goût végétal, herbacée et protéines ( goût de viande pour garder le fils conducteur de la cuisine française et d’un plat très apprécié en France ( le pote au feux ). D’une part puis je revisite des plat typiquement français doux de la cuisine au beurre que je relève légèrement d’épices orientales en gardant l’équilibre du plat sans le dénaturé et les gens apprécient bien. Mais je ne sais pas il y’a quelque chose qui manque, personnellement j’arrive à bien réussir de mettre les plat en valeur et avec fierté, mais c’est mes plat qui ne me mettent pas en valeur, a dire mon nom et à me distinguer du lot. J’ai l’impression qu’il n’ose pas ou c’est moi qui ne sais pas leur donner le bon message et la bonne émotion à transmettre. Je me dis parfois que mes plat aiment frimer mais ont hantent de moi et de me présenter a c’est convives, je ne sais pas pourquoi.
        Ça viens peut-être de moi un manque d’affirmation peut-être.

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