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Katimavik, de qu’éssé ? Ma réponse en 5 points

En 2002, j’ai fait Katimavik. Il s’agit d’un programme fédéral qui permet de découvrir le Canada par le bénévolat. Mais ce n’est qu’une facette de ce que le programme offre. En effet, non seulement, cela permet de découvrir le pays, mais avant tout, se découvrir en tant qu’individu. Je vous parle de ça, parce que je viens de relire le livre Katima… quoi ? de Jacques Hébert. Petit livre de 200 pages publié chez Cosmopolite en 2001. Les profits allaient, à l’époque, à Katimavik. Mais je ne vous parlerais pas du livre, mais de mon expérience durant le programme, mais surtout de ce qu’est Katimavik.

Livre Katima… quoi (c) Myrianne Lemay
J’avais rencontré Jacques Hébert lors de l’événement organisé à Vancouver pour le 25e anniversaire de Katimavik (c) Myrianne Lemay

Qu’est-ce que Katimavik ?

Katimavik, signifie lieu de rencontre, en Inuktitut et s’adresse à tou·te·s canadien·ne·s âgé·e·s de 17 à 21 ans. Lorsque moi je l’ai fait, j’avais 20 ans. J’ai eu mes 21 ans durant le projet. La principale mission est de favoriser le développement personnel des jeunes. Pour y arriver, Katimavik mélange le bénévolat, des activités de formation et la vie de groupe. Les formules ont changé depuis la fondation du programme en 1977. À ma connaissance, il y a des cohortes qui ont eu un volet militaire. Il y a eu aussi quelques cohortes qui ont pu faire une rotation en Californie. La durée dans le temps a eu différentes formes aussi. Actuellement, le programme dure 6 mois. Quand je l’ai fait, on y était pour 7 mois. Dans mon cas, de janvier à août. Mais avant ma participation, le programme durait 9 mois. Pourquoi ? En raison du budget.

Katimavik et les coupures budgétaires

En effet, depuis 1977, Katimavik a eu de nombreuses coupes budgétaires. Malgré les bons commentaires que les gens peuvent dire sur le programme, les Conservateurs ont eu tendance à fermer complètement le programme pour plusieurs années. La première fois c’était de 1986 à 1994, sous le règne de Brian Mulroney. La deuxième fois c’était de 2012 à 2018 à cause de Stephen Harper. Les fois où le programme revenait, c’était quand les Libéraux étaient au pouvoir. Lors de l’inauguration initiale, c’était Pierre Elliot Trudeau qui était là. Ne demandez-vous pas pourquoi, il est ami de Jacques Hébert. En 1994, c’était Jean Chrétien et tout récemment, c’était Justin Trudeau, le fils de l’autre, qui a eu la tâche de ressuscité le programme. Le budget a un impact aussi sur la participation des gens. Lorsque moi je l’ai fait, c’était gratuit à 100%. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Katimavik aujourd’hui

Aujourd’hui, Katimavik est toujours présent malgré la dernière coupure conservatrice. Comme il a été mentionné, le programme a déjà été gratuit. Ce qui n’est plus le cas désormais à cause du manque de subventions. Par contre, le Gouvernement Canadien en donne quand même une bonne partie. Mais lors de l’inscription, celui qui souhaite participer à Katimavik doit débourser 150$ pour s’assurer d’une place. Ce qui peut sembler discriminatoire comparer à la version antérieure. Les jeunes moins fortunés ne peuvent pas participer. Mais en même temps, la tranche d’âge des participants a changé. Il faut désormais être âgé de 18 à 25 ans. Donc, des adultes, pour la plupart des provinces, pouvant travailler. Mais bon ce n’est pas toujours le cas. Par exemple, dans le livre Katima… quoi ? il est question d’un jeune qui vivait dans le rue et qui s’en est sorti grâce à sa participation au programme…

À quoi ressemblait Katimavik lorsque je l’ai fait ?

Comme je viens de le dire, j’ai participé à la version 7 mois du programme. On recevait même un 21$ par semaine et une bourse de 1000$ si on complétait le programme. Nous devions visiter trois communautés dans différentes provinces : deux anglophones et une francophone. Aujourd’hui, il n’y a que deux rotations : une anglophone et une francophone. Car l’un des buts de Katimavik c’est d’apprendre la deuxième langue officielle du pays. Ce qui est quand même important. Mais la vie de groupe a un impact sur ce que nous apprenons. Le groupe est composé de 11 jeunes et d’un agent de projet. Ce dernier est le lien entre le groupe et la communauté. Mais à chaque rotation, nous devions nous occuper de faire la maison pendant que les autres travaillent. Nous pensons aussi une période dans une famille de la communauté afin de connaître la culture locale.

Oui, il y a une erreur dans mon nom 😂 C’est une chose tout à fait fréquente 😂 (c) Myrianne Lemay

Mes trois rotations durant Katimavik

La première rotation que j’ai fait était en Saskatchewan, dans la communauté de Swift Current. J’y ai travaillé dans un centre où des personnes ayant des déficiences mentales travaillaient dans différents secteurs : couture, menuiserie et assemblage. Il y avait le secteur des loisirs, là où j’ai travaillé, j’ai eu énormément de plaisir à y être. Pour la deuxième rotation, je suis revenue au Québec à Saint-Adèle. J’ai travaillé pour l’Entraide Bénévole et la maison de la famille des Hautes Laurentides. J’y ai fait diverses tâches, comme être réceptionniste, travailler auprès des enfants et faire de la cuisine. La dernière rotation était en Colombie-Britannique, à Princeton dans la Vallée de l’Okanogan. J’y ai travaillé dans un hôpital principalement à l’aménagement paysager, mais parfois avec les personnes âgées. Je n’ai pas aimé ma dernière rotation. J’ai eu l’impression d’être une étrangère là-bas. Dès que je parlais français, j’avais l’impression de déranger. Assez désagréable comme sensation.

Ce que j’ai appris durant Katimavik…

J’ai appris beaucoup sur moi-même, dont qui j’étais réellement. Je n’étais pas celle que mes parents m’ont toujours décrite. Donc, le fait de me détacher du lien qui m’attachait à ma famille m’a permis de prendre confiance en mes capacités et d’apprendre à me foutre un peu de ce que les autres pensaient de moi. Bref, à m’accepter tel que je suis. Cela m’a aussi permis de voir autrement le monde et que la vie de groupe, ce n’est fait pour moi. D’ailleurs, après 2002, mis à part pour ma dernière année de Cégep, je n’ai plus été capable de vivre en groupe. La seule exception, c’est quand j’ai fait l’écostage (toujours avec Katimavik) en 2009. Mais le groupe était scindé en deux et je me suis retrouvée seule avec un coloc… Ce qui facilite grandement les choses, car on vivait chacun pour soi… Évidemment, on apprend beaucoup sur ce qui nous entoure, mais davantage sur nous.

L’attestation que l’on reçoit à la fin du programme. © Myrianne Lemay

L’impact de Katimavik

Oui, le programme Katimavik a un impact sur les participants. Mais l’impact que le programme a sur les communautés est aussi important. Car non seulement, en tant que participant, on apprend beaucoup sur nous-mêmes, mais pour les communautés, cela permet la réalisation de projets qui n’auraient pas lieu faute de ressources, que ce soit humaines, matérielles ou financières. Dans bien des cas, l’impact perdure dans le temps. Il y a des projets qui datent de 1977 qui laissent encore des traces aujourd’hui. Bref, c’est le genre de programme qui a des conséquences à différents niveaux, mais qui sont hyper importantes pour tout le monde.

PSSS…

Les inscriptions pour les nouvelles cohortes en janvier 2019 sont ouvertes!!! Vous serez dans l’une de ces villes :

  • Nanaimo, C.-B.
  • Calgary, AB
  • Saint Boniface, MB
  • Sudbury, ON
  • Ville de Québec, QC
  • Moncton, N.-B.
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5 endroits où la jeunesse doit se sentir en sécurité.

La jeunesse, c’est le moment entre l’enfance et l’âge mûr, le fait d’être ou d’avoir l’air jeune ou qui correspond à une période de développement où la personne évolue pour atteindre une nouvelle caractéristique. Mais cette définition est différente d’une culture à l’autre. Même d’une période à l’autre. Même l’UNESCO l’utilise différemment selon le contexte. Mais ces derniers situent la jeunesse entre 15 et 24 ans. Mais pour d’autres, cette tranche d’âge va jusqu’à 30 ans. Donc très variable selon le contexte régional. Si on remonte dans le temps, on peut se souvenir que les gens se mariaient plus ou moins dans cette tranche d’âge, soit avant même leur majorité. Même au Québec ! Le 12 août de chaque année, c’est la journée internationale de la jeunesse. Le thème de la dernière édition était les espaces sécurisés pour les jeunes. Mais qu’est-ce qui doit être sécurisé exactement ?

La scolarisation

Selon l’ONU, en 2018, 24 millions de jeunes n’ont pas accès à l’éducation. Les motifs sont différents d’une société à l’autre, mais ils sont à la base d’inégalités dans les strates de la société. Évidemment, ce sont les jeunes filles qui sont les plus touchées. On pense à Malala Yousafzaï qui s’est battue contre la privation scolaire des jeunes filles au Pakistan. En 2012, elle a été victime d’un attentat des talibans pour cette raison ! Mais le Pakistan n’est pas le seul pays où les filles sont privées d’aller à l’école. Dans plusieurs pays d’Asie et d’Afrique, la situation est similaire. Ce qui fait que les filles vont moins à l’école ? Pour des raisons culturelles, l’école est trop loin, des violences sur le chemin de l’école, les règles (ce n’est pas toutes les écoles qui ont des toilettes), des mariages ou des grossesses en jeunes âges, et bien plus!

Les zones de conflits

Selon l’ONU, plus de 400 millions de jeunes vivent en contexte de conflits ou de violences qui leur sont néfastes. Plusieurs conflits sont en cours actuellement. On pense à ce qui se passe entre la Palestine et Israël. D’ailleurs, la jeunesse est très active dans ce conflit. Ahed Timimi en est la preuve. Âgée de 17 ans, elle manifeste son mécontentement contre le colonialisme israélien. En décembre 2017, elle gifle un soldat et se fait arrêter pour ce geste. Elle a passé quelques mois en prison. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. La raison pour laquelle il faut sécuriser ces zones, c’est que les enfants sont souvent les premières victimes des conflits armés. Ils peuvent se trouver orphelins ou être séparés de leurs parents. Sans oublier que cela a un impact sur l’éducation, les soins de santé, les relations avec les autres. Sans compter les traumatismes que cela occasionne.

La politique

S’impliquer en politique est un moyen très efficace pour changer les choses. Par contre, on le sait, c’est surtout un milieu d’hommes d’un certain âge. Au Québec, les jeunes sont de plus en plus engagés. Et je crois qu’ailleurs dans le monde, c’est le cas aussi. On le sait, lorsqu’une révolution se passe, ce sont souvent les jeunes qui les initient. On pense à la révolution arabe ou au printemps érable. Cette manière est assez efficace, car souvent, il y a un événement déclencheur qui choc une génération complète et cela fait boule de neige. La réalité des jeunes est différente de celle des adultes. Les décisions sont prises par des gens qui ne sont pas forcément connectés à ce qui se passe dans le quotidien de la jeunesse. D’où l’importance de s’impliquer localement. Cela donne l’occasion de discuter d’enjeux qui concernent les gens ciblés par la problématique.

Marché du travail

On le sait, le marché du travail est en pleine mutation. Il est de plus en plus difficile pour les jeunes de se trouver un travail qui leur correspond dès la sortie de l’école. Réalité qui différent de l’époque de nos parents. Quoique cela est relatif. Car souvent, les demandes d’emploi exigent des critères que l’on n’a pas toujours à la sortie du programme. Oui, certains domaines ont des stages, par contre, selon les cas, ce n’est que quelques semaines. Donc, on est loin des 5 ans d’expérience exigés. Il faut donc que la jeunesse d’aujourd’hui soit innovante pour réussir à se trouver un emploi qui lui ressemble. Il faut sécuriser ce secteur d’activité, car, la meilleure façon de tuer quelqu’un de l’empêcher de s’épanouir. Que ce soit dans sa vie professionnelle ou personnelle.  À retenir : le manque de travail décent a un impact sur la vie des gens.

Privation des droits

Actuellement, plusieurs personnes sont privées de leurs droits. Pour la jeunesse, cela représente beaucoup. Par exemple, ce que Trump a fait dernièrement en séparant les enfants de leurs parents lors du processus d’immigration est néfaste. Et sur plusieurs points en plus ! Ce qui est triste, c’est qu’on n’est pas au courant de toutes les situations similaires à cette situation. Pour de nombreux réfugiés, c’est pourtant la réalité. Mais au quotidien, plusieurs histoires ne parviennent pas à nos oreilles. Des cas où un enfant se fait intimider en raison d’une caractéristique qui le démarque des autres. D’autres où les enfants sont pris dans un conflit parental sans avoir un mot à dire. Ou simplement d’être né dans le mauvais sexe, donc doit subir le poids des traditions. Il est donc important de permettre l’accès à des endroits sécurisés afin de protéger la jeunesse actuelle des injustices qui peuvent lui nuire plus qu’autre chose.

En conclusion

Bref, la jeunesse est ce qui permet de changer les choses. Pour cela, il faut qu’elle soit capable d’avoir accès à des espaces qui lui donnent accès à la création et à l’innovation. Comme les cas de Malala et d’Ahed, les deux ont grandi dans des milieux qui favorisait la prise de parole et de prendre part à l’action. C’est ce que la jeunesse a besoin, mais qu’elle n’a pas forcément accès.

Vous connaissez des initiatives qui favorisent un accès sécuritaire aux jeunes d’aujourd’hui ? Si oui, partagez-les pour qu’on les connaisse.

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Feu, feu, joli feu

Les feux de camps ou de foyer ont toujours la côte. Il y a quelque chose de rassembleur, de réconfortant dans cette activité. Et tout dépendant d’où l’on se trouve dans le monde, ce qui s’y passe autour varie grandement. Évidemment, qu’importe la culture dans laquelle nous évoluons, les bivouacs sont importants dans la transmission culturelle, et ce, dans plusieurs aspects de la vie. On y apprend non seulement à se débrouiller, mais sur ce qui nous entoure et sur nous-mêmes. Voici un top 5 d’activités à faire autour d’un feu de camp.

Manger

Pixabay (c) Jil111

Je crois que c’est l’une des activités les plus pratiquées autour d’un feu, qu’il soit sur le bord d’un lac ou dans le confort de la maison. En effet, ce qui est pratique en été lorsque l’on est en camping par exemple, on peut préparer nos repas directement dessus. On peut y faire cuire à peu près tout si on a l’équipement nécessaire. Souvent, un bout de bois suffit pour faire cuire certains aliments. Au Québec, les guimauves et les saucisses ont la côte autour d’un feu de camp, en fin de soirée. Au Danemark, il est possible de faire cuire son pain sur un bâton. Mais… il y a d’autres possibilités, évidemment. Et l’hiver, avec les feux de foyer, les boissons chaudes sont populaires. Que ce soit un chocolat chaud, un thé ou un café, elles sont toujours meilleures près d’un feu.

Légendes

À l’époque où j’allais dans les camps de vacances, il y avait une soirée dans le séjour de réserver aux contes et légendes. C’était un beau moment où le camp au complet était réuni autour du feu. Au Québec, les contes et légendes tournent beaucoup autour de la religion ou le mystique. Les bêtes mystérieuses et le diable sont souvent présents dans les différentes histoires. Mais dans toutes les cultures, les légendes sont présentes et des éléments communs existent. Les éléments de la nature ou la présence d’animaux reviennent vraiment beaucoup. Vous avez besoin d’idée pour raconter des histoires, voici un site où il y a de nombreuses légendes du monde. Vous aurez l’embarras du choix. Et certains contes sont plus connus que d’autres.

Chansons

Pixabay (c) SplitShire

Si vous avez un musicien dans votre entourage, il y a de fortes chances qu’il apporte son instrument lors d’un feu de camp. Contrairement aux légendes où une seule personne parle et que les autres écoutent, les chansons permettent une participation simultanée des gens. Encore là, c’est quelque chose que l’on faisait beaucoup dans les camps de vacances. On pouvait passer tout le répertoire musical du camp en plus du folklore québécois. Alors Paul Piché, Beau Dommage et compagnie nous ont amplement divertis dans notre jeunesse. Même les chansons de Noël y passent lors du Noël du campeur. Évidemment, l’instrument est optionnel pour la réussite de la soirée autour du feu. Et pas besoin de savoir chanter de façon juste pour avoir du plaisir en groupe. Le but est surtout d’être ensemble et de passer du bon temps. Et le succès est garanti et c’est une activité qui est rarement un échec.

Discussions

Pixabay (c) Free-Photos

Lorsqu’on est près d’un feu, il y a une intimité qui se crée. On a souvent que la lumière des flammes, ce qui est propice à la discussion avec les gens qui sont autour de nous. On peut y aller avec toutes sortes de sujets. Plus personnel, plus politisé, plus légers… On apprend souvent à se connaître entre nous. Mais les discussions permettent aussi d’en apprendre sur le monde qui nous entoure. On a parfois tendance à philosopher autour d’un feu. Pourquoi ? Peut-être parce qu’on est plus détendu et qu’on se permet de relaxer près du peu. Aussi, rien n’empêche d’être créatif et de se mettre des contraintes dans nos discussions. Car les feux de camp sont aussi favorables aux jeux simples et faciles. Fous rires garantis et souvenir inoubliable sont au rendez-vous.

Lectures

L’hiver, près du feu de foyer, les lectures ont leur place. Autant que les histoires et la musique l’été lors d’un feu de camp. L’ambiance le permet davantage. Surtout si on est plus intellectuel que sportif, il est clair que la lecture près du feu est une activité qui se trouve au top de la liste. C’est un moment que l’on prend pour soi ou sa famille, car c’est le genre d’activité que l’on peut faire à tout âge… ou presque. Et tous les types de lectures sont possibles et recommandés… du moment que le livre nous intéresse. Ce qui est bien avec le fait de lire près du feu, c’est l’aspect cocooning. Il y a le feu, une boisson chaude, une couverte et des bas de laine. Quoi de mieux en hiver. Et lorsqu’il y a une neige qui tombe, c’est le summum.

Pixabay (c) Free-Photos

Évidemment, il y a des différences selon l’endroit où l’on vit dans le monde. La lecture au coin du feu, c’est exclusif aux pays nordiques ou presque. Je n’imagine pas un Africain en pleine savane le faire. Par contre, s’il immigre au Québec, ça se peut qu’il l’adopte cette nouvelle pratique. Pour ce qui est de la nourriture, dans beaucoup d’endroits où l’électricité est absente, c’est la manière de cuisiner par excellence. Comme quoi que tout est relatif.

Vous vos habitudes près du feu ?

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5 type de musique porteuse de culture

Aujourd’hui 1er juillet, non seulement c’est la journée québécoise du déménagement et la fête du Canada, mais aussi la journée mondiale du Reggae. Un style de musique associé à Bob Marley, mais porteur de beaucoup d’une histoire et d’une culture qui sont vraiment intéressantes. Comme c’est le cas pour plusieurs types de musique. C’est ce que l’on voit aujourd’hui.

Reggae

La raison pour laquelle on célèbre le Reggae aujourd’hui, c’est qu’il aurait été créé un 1er juillet… en 1968. Donc, le Reaggae a 50 ans cette année, en raison du fait que Toots a chanté Do The reggae cette année-là. Mais les spécialistes ne sont pas tous en accord avec cette idée. Mais il est clair qu’il s’agit d’un style musical des années 60 né en Jamaïque et qui est considéré comme un mouvement de résistance contre l’Amérique. Bob Marley restera associé à jamais à ce style de musique. En fait, ce dernier est le résultat d’un métissage culturel. Évidemment, on pense aux dreadlocks, au rastafarisme et à la non-violence. Aussi, lorsque l’on parle de culture, on y retrouve dans le Reggae des racines des Caraïbes et d’Afrique. Pourquoi l’Afrique ? Les esclaves… Pour l’origine du mot, il y a trois possibilités :  regular people, raggedy ou streggae. En bref, le Reggae offre un message à la fois politique et religieux qui prêche le retour en Afrique de la population noire.

Le Gospel

Le Gospel est associé au trafic d’esclaves noirs venant d’Afrique vers l’Amérique du Nord. Dans les champs de coton, il y avait quelqu’un qui improvisait un chant que les autres esclaves répétaient en chœur. Graduellement, ces chants deviennent une manière de communiquer, de manière codée, entre esclaves. Avec le temps, les esclaves noirs s’intéressent de plus en plus à la religion chrétienne. Donc, les chants deviennent religieux et furent appelé Negro Spiritual. Lors de l’abolition de l’esclavagiste, dans les années 1800, le Negro spiritual élargit son public grâce aux chorales des Universités noires. Au cours des années, les pasteurs utilisèrent cette musique pour attirer les gens vers les Églises. Ainsi donc naquit le Gospel. Il s’agit d’une musique émotive qui touche les gens grâce à ses mots et à sa rythmique. Aujourd’hui, le Gospel se commercialise et il se chante de plus en plus en concert. Des chorales s’organisent plus seulement dans les Églises, mais aussi ailleurs, comme dans les écoles. Martin Luther King l’a déjà utilisé comme moyen de revendication concernant la défense des droits des Noir·e·s.

Le Jazz

Autre musique associée aux Noir·e·s. Le Jazz tire son origine d’un mélange de musiques Afro-Améraicaines. On pense entre autres Negro Spiritual et au Gospel. Donc, le Jazz transmet lui aussi, d’une certaine manière, un message lié à la condition des Noir·e·s en Amérique. Le Jazz apparaît au début du 20e siècle. Au fil des décennies, on voit apparaître différents styles de Jazz. Le lieu de naissance a aussi son impact dans le développement musical de Jazz. On pense au ragtime, au stride et au swing. Plus on avance dans le temps, plus le jazz se diversifie. Plusieurs grands noms sont associés à ce style de musique. On pense à Miles Davis, John Coltrane ou Nina Simone. Au Québec, Oscar Peterson est un pianiste jazz qui a une influence importante sur la scène musicale. Le Jazz produit en Europe possède une sonorité différente de celui, car il est teinté par les différents styles de musique qui sont présente dans les vieux pays.

Musique arabe

On reconnaît facilement la musique arabe. Elle a une sonorité et des instruments propres à elle. Les Arabes habitant un grand territoire, leur musique est donc très diversifiée. La musique est influencée aussi par la religion. Les pratiquants musulmans écouteront des chants religieux sans musique, alors qu’un juif ou un chrétien peut se permettre d’écouter de la musique. Il est vrai qu’il y a une ambiguïté à ce niveau. Il faut comprendre que la majorité des Arabes habitent autant en Afrique du Nord qu’en Asie, principalement près de la méditerranée. L’influence de la langue est aussi à considérer. On pense à l’arabe ou au persan. Même la manière de jouer d’un instrument se différencie de la musique occidentale. Un·e pianiste peut vous l’affirmer, mais il est possible de jouer plusieurs notes à la fois sur un piano. Dans la musique arabe, chaque instrument ne joue qu’une seule note à la fois. Les instruments les plus utilisés ? Le Oud (guitare) le nay (flûte) et les percussions, évidemment. En Algérie, dans lors de mariages, quand les mariés circulent en voiture, des percussionnistes les accompagnent dans une autre voiture. Impossible de les manquer, car c’est un peu comme le klaxon ici.

Musique asiatique

Une des plus anciennes musiques du monde est probablement celle venant d’Asie. De plus, elle possède une richesse musicale, instrumentale et orale. On peut faire un lien avec la musique arabe, en raison des Perses et des Turcs qui habitent aussi le territoire asiatique. Il y a donc une influence entre les différents pays asiatiques. La musique asiatique possède des codes précis qu’il faut respecter, mais qui sont variables selon où le musicien habite. Par contre, la dévotion se ressent dans la musique jouée. Dans sa forme populaire, la musique s’associe aux danses et au théâtre. Les musiciens peuvent être à un type d’activité ou à une classe sociale. Ce que l’on peut remarquer, c’est le rythme syncopé de la musique asiatique et la présence important des percussions. La musique ne s’enseigne pas dans les écoles ou conservatoires. Il existe peu de partitions, car la musique asiatique se transmet oralement et de façon quotidienne.

On le voit, la musique est vécue différemment selon l’endroit où l’on habite. Elle est influencée par plusieurs facteurs, mais reste très présente dans le quotidien des gens.

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5 points sur la défense des droits humains

Le mois dernier, je vous parlais du mooc sur la défense des droits humains que j’avais suivi en avril dernier. Je poursuis donc dans ma lancée avec 5 points qui démontrent l’importance de se porter à la défense des droits humains.

La défense des droits humains : chacun·e a droit à la liberté d’expression

Oui, nous avons tous le droit de s’exprimer. Du moment que cela se fasse dans le respect de l’autre. La liberté d’expression est tellement importante, qu’elle est inscrite comme droit fondamental, entre autres dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) à l’article 19. En gros, ce que l’on peut comprendre de cet article, c’est qu’importe notre situation sociale, économique, ethnique ou politique, il est possible de s’exprimer sur tous les sujets que l’on veut. Mais pour s’exprimer, il faut d’abord s’informer et interagir avec notre environnement. Ce n’est pas pour rien qu’il est important de ne pas se concentrer que sur un seul média dans sa recherche d’informations. Évidemment, il y a quelques restrictions. Les exemples mentionnés dans le document du Mooc sont le fait de protéger la sécurité nationale ou celle d’un individu. Mais cela doit inscrit dans la loi et en lien avec l’objectif précis.

La défense des droits humains : notre voix contre les diffamations

Par conséquent, si, en tant qu’humains, nous avons droit à la liberté d’expression, nous pouvons l’utiliser contre le mensonge. Il y a plusieurs moyens d’y parvenir. On pense à la rédaction de lettre, aux campagnes de hashtags, des actions en justice. Il y a aussi des pressions politiques qui sont efficaces. Dans la dernière vidéo du monde de l’autre, je parlais de la grève de la faim. C’est tout récent dans l’histoire, mais très efficaces pour revendiquer. Chaque situation à ses propres règles pour être efficaces. Des exemples de cas ? Edward Snowden ou Máxima Acuña,  Ce que l’on remarque, c’est que le fait de transmettre les bonnes informations peut permettre d’arrêter les diffamations. Idem pour le fait mettre de l’avant le travail des défenseur·e·s des droits humains. Cela permet de comprendre ce qu’ils ou elles vivent contre les injustices. À l’ère du numérique, il faut penser à se protéger si l’on souhaite dénoncer une situation.

La défense des droits humains : comment utiliser sa voix ?

Il y a plusieurs moyens d’utiliser sa voix pour défendre les droits humains. Le premier est le fait de socialiser sur les différents médias sociaux. En échangeant avec les autres, cela permet de prendre position et d’aiguiser ses connaissances en matière de droits humains. Aussi, cela permet de développer des habiletés communicationnelles. Un deuxième moyen est de lancer des conversations sur les droits humains. Cela peut se faire à l’école, au travail ou sur le web par exemple. Troisièmement, le fait de s’impliquer dans la société est bénéfique. Que ce soit comme bénévole ou en prenant part à des actions qui ont un impact positif et en concordance avec nos idées. Pour ceux qui ont un talent artistique, la création d’œuvres d’art peut avoir des conséquences positives, car elles permettent la transmission d’un message. L’organisation d’événements est aussi un bon moyen de conscientiser à la cause, comme le fait de joindre un groupe d’activiste.

La défense des droits humains : les actions collectives

Selon Amnistie internationale, une action collective est une « action menée par un groupe de personnes qui visent à atteindre un objectif commun. » Les mots clés : groupe de personnes. Le fait de se rassembler en groupe renforce la puissance du message. En tout cas, plus que si on est seul à le faire. Il n’y a pas de nombre précis de personnes. Le plus important est de partager la même vision et que l’objectif du groupe soit commun. Il est donc important de s’en fixer un qui réalisable et de se concentrer sur ce dernier. L’action collective, tout comme la liberté d’expression est protégée par le droit international. Donc, aussi un droit fondamental. Parfois, il faut agir vite, en raison du sujet de l’action. Parfois, on a plus de temps pour s’organiser. Tout dépend de l’ampleur de l’action et de son objectif.

La défense des droits humains : les collaborations créatives

Si on dit action collective, on parle aussi de collaborations. Celles qui fonctionnent le plus sont celles qui sont créatives. Ces dernières se propagent plus rapidement que les traditionnelles. Ce qui donne une plus grande portée aux messages à transmettre. Par exemple, l’organisation d’une journée d’actions pacifiques et ludiques. Des exemples ? Si vous étiez au Québec en 2012, vous avez entendu parler des casseroles contre la hausse des frais de scolarité. On se rassemblait aux coins des rues afin de cogner sur nos casseroles avec nos voisins. C’était à la fois pacifique et créatif. L’idée avait été reprise durant la crise de la charte des valeurs en 2013. J’avais été à une manifestation avec mon ex-mari et on avait apporté la couscoussière que sa mère avait mise dans sa valise. Résultat : mon ex-mari l’avait complètement renfoncé tellement il cognait avec enthousiasme. J’ai racheté une autre couscoussière et des cuillères en bois.

Bref, lorsqu’on parle de passer à l’action, beaucoup de facteurs sont à prendre en considération. Il faut être actif tout en se protéger. Créatif tout en étant concret. Plusieurs habiletés sont aussi nécessaires, donc la communication et la collaboration. Pourtant, on a tous l’opportunité d’être des défenseur·e·s des droits humains selon nos capacités et nos intérêts. Il faut juste trouver la bonne cause.

Vous, quelle cause vous seriez prêt·e·s à vous battre ? Le faite vous déjà ?