Les top 5 du lundi

Aujourd’hui 1er juillet, non seulement c’est la journée québécoise du déménagement et la fête du Canada, mais aussi la journée mondiale du Reggae. Un style de musique associé à Bob Marley, mais porteur de beaucoup d’une histoire et d’une culture qui sont vraiment intéressantes. Comme c’est le cas pour plusieurs types de musique. C’est ce que l’on voit aujourd’hui.

Reggae

La raison pour laquelle on célèbre le Reggae aujourd’hui, c’est qu’il aurait été créé un 1er juillet… en 1968. Donc, le Reaggae a 50 ans cette année, en raison du fait que Toots a chanté Do The reggae cette année-là. Mais les spécialistes ne sont pas tous en accord avec cette idée. Mais il est clair qu’il s’agit d’un style musical des années 60 né en Jamaïque et qui est considéré comme un mouvement de résistance contre l’Amérique. Bob Marley restera associé à jamais à ce style de musique. En fait, ce dernier est le résultat d’un métissage culturel. Évidemment, on pense aux dreadlocks, au rastafarisme et à la non-violence. Aussi, lorsque l’on parle de culture, on y retrouve dans le Reggae des racines des Caraïbes et d’Afrique. Pourquoi l’Afrique ? Les esclaves… Pour l’origine du mot, il y a trois possibilités :  regular people, raggedy ou streggae. En bref, le Reggae offre un message à la fois politique et religieux qui prêche le retour en Afrique de la population noire.

Le Gospel

Le Gospel est associé au trafic d’esclaves noirs venant d’Afrique vers l’Amérique du Nord. Dans les champs de coton, il y avait quelqu’un qui improvisait un chant que les autres esclaves répétaient en chœur. Graduellement, ces chants deviennent une manière de communiquer, de manière codée, entre esclaves. Avec le temps, les esclaves noirs s’intéressent de plus en plus à la religion chrétienne. Donc, les chants deviennent religieux et furent appelé Negro Spiritual. Lors de l’abolition de l’esclavagiste, dans les années 1800, le Negro spiritual élargit son public grâce aux chorales des Universités noires. Au cours des années, les pasteurs utilisèrent cette musique pour attirer les gens vers les Églises. Ainsi donc naquit le Gospel. Il s’agit d’une musique émotive qui touche les gens grâce à ses mots et à sa rythmique. Aujourd’hui, le Gospel se commercialise et il se chante de plus en plus en concert. Des chorales s’organisent plus seulement dans les Églises, mais aussi ailleurs, comme dans les écoles. Martin Luther King l’a déjà utilisé comme moyen de revendication concernant la défense des droits des Noir·e·s.

Le Jazz

Autre musique associée aux Noir·e·s. Le Jazz tire son origine d’un mélange de musiques Afro-Améraicaines. On pense entre autres Negro Spiritual et au Gospel. Donc, le Jazz transmet lui aussi, d’une certaine manière, un message lié à la condition des Noir·e·s en Amérique. Le Jazz apparaît au début du 20e siècle. Au fil des décennies, on voit apparaître différents styles de Jazz. Le lieu de naissance a aussi son impact dans le développement musical de Jazz. On pense au ragtime, au stride et au swing. Plus on avance dans le temps, plus le jazz se diversifie. Plusieurs grands noms sont associés à ce style de musique. On pense à Miles Davis, John Coltrane ou Nina Simone. Au Québec, Oscar Peterson est un pianiste jazz qui a une influence importante sur la scène musicale. Le Jazz produit en Europe possède une sonorité différente de celui, car il est teinté par les différents styles de musique qui sont présente dans les vieux pays.

Musique arabe

On reconnaît facilement la musique arabe. Elle a une sonorité et des instruments propres à elle. Les Arabes habitant un grand territoire, leur musique est donc très diversifiée. La musique est influencée aussi par la religion. Les pratiquants musulmans écouteront des chants religieux sans musique, alors qu’un juif ou un chrétien peut se permettre d’écouter de la musique. Il est vrai qu’il y a une ambiguïté à ce niveau. Il faut comprendre que la majorité des Arabes habitent autant en Afrique du Nord qu’en Asie, principalement près de la méditerranée. L’influence de la langue est aussi à considérer. On pense à l’arabe ou au persan. Même la manière de jouer d’un instrument se différencie de la musique occidentale. Un·e pianiste peut vous l’affirmer, mais il est possible de jouer plusieurs notes à la fois sur un piano. Dans la musique arabe, chaque instrument ne joue qu’une seule note à la fois. Les instruments les plus utilisés ? Le Oud (guitare) le nay (flûte) et les percussions, évidemment. En Algérie, dans lors de mariages, quand les mariés circulent en voiture, des percussionnistes les accompagnent dans une autre voiture. Impossible de les manquer, car c’est un peu comme le klaxon ici.

Musique asiatique

Une des plus anciennes musiques du monde est probablement celle venant d’Asie. De plus, elle possède une richesse musicale, instrumentale et orale. On peut faire un lien avec la musique arabe, en raison des Perses et des Turcs qui habitent aussi le territoire asiatique. Il y a donc une influence entre les différents pays asiatiques. La musique asiatique possède des codes précis qu’il faut respecter, mais qui sont variables selon où le musicien habite. Par contre, la dévotion se ressent dans la musique jouée. Dans sa forme populaire, la musique s’associe aux danses et au théâtre. Les musiciens peuvent être à un type d’activité ou à une classe sociale. Ce que l’on peut remarquer, c’est le rythme syncopé de la musique asiatique et la présence important des percussions. La musique ne s’enseigne pas dans les écoles ou conservatoires. Il existe peu de partitions, car la musique asiatique se transmet oralement et de façon quotidienne.

On le voit, la musique est vécue différemment selon l’endroit où l’on habite. Elle est influencée par plusieurs facteurs, mais reste très présente dans le quotidien des gens.

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Le mois dernier, je vous parlais du mooc sur la défense des droits humains que j’avais suivi en avril dernier. Je poursuis donc dans ma lancée avec 5 points qui démontrent l’importance de se porter à la défense des droits humains.

La défense des droits humains : chacun·e a droit à la liberté d’expression

Oui, nous avons tous le droit de s’exprimer. Du moment que cela se fasse dans le respect de l’autre. La liberté d’expression est tellement importante, qu’elle est inscrite comme droit fondamental, entre autres dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) à l’article 19. En gros, ce que l’on peut comprendre de cet article, c’est qu’importe notre situation sociale, économique, ethnique ou politique, il est possible de s’exprimer sur tous les sujets que l’on veut. Mais pour s’exprimer, il faut d’abord s’informer et interagir avec notre environnement. Ce n’est pas pour rien qu’il est important de ne pas se concentrer que sur un seul média dans sa recherche d’informations. Évidemment, il y a quelques restrictions. Les exemples mentionnés dans le document du Mooc sont le fait de protéger la sécurité nationale ou celle d’un individu. Mais cela doit inscrit dans la loi et en lien avec l’objectif précis.

La défense des droits humains : notre voix contre les diffamations

Par conséquent, si, en tant qu’humains, nous avons droit à la liberté d’expression, nous pouvons l’utiliser contre le mensonge. Il y a plusieurs moyens d’y parvenir. On pense à la rédaction de lettre, aux campagnes de hashtags, des actions en justice. Il y a aussi des pressions politiques qui sont efficaces. Dans la dernière vidéo du monde de l’autre, je parlais de la grève de la faim. C’est tout récent dans l’histoire, mais très efficaces pour revendiquer. Chaque situation à ses propres règles pour être efficaces. Des exemples de cas ? Edward Snowden ou Máxima Acuña,  Ce que l’on remarque, c’est que le fait de transmettre les bonnes informations peut permettre d’arrêter les diffamations. Idem pour le fait mettre de l’avant le travail des défenseur·e·s des droits humains. Cela permet de comprendre ce qu’ils ou elles vivent contre les injustices. À l’ère du numérique, il faut penser à se protéger si l’on souhaite dénoncer une situation.

La défense des droits humains : comment utiliser sa voix ?

Il y a plusieurs moyens d’utiliser sa voix pour défendre les droits humains. Le premier est le fait de socialiser sur les différents médias sociaux. En échangeant avec les autres, cela permet de prendre position et d’aiguiser ses connaissances en matière de droits humains. Aussi, cela permet de développer des habiletés communicationnelles. Un deuxième moyen est de lancer des conversations sur les droits humains. Cela peut se faire à l’école, au travail ou sur le web par exemple. Troisièmement, le fait de s’impliquer dans la société est bénéfique. Que ce soit comme bénévole ou en prenant part à des actions qui ont un impact positif et en concordance avec nos idées. Pour ceux qui ont un talent artistique, la création d’œuvres d’art peut avoir des conséquences positives, car elles permettent la transmission d’un message. L’organisation d’événements est aussi un bon moyen de conscientiser à la cause, comme le fait de joindre un groupe d’activiste.

La défense des droits humains : les actions collectives

Selon Amnistie internationale, une action collective est une « action menée par un groupe de personnes qui visent à atteindre un objectif commun. » Les mots clés : groupe de personnes. Le fait de se rassembler en groupe renforce la puissance du message. En tout cas, plus que si on est seul à le faire. Il n’y a pas de nombre précis de personnes. Le plus important est de partager la même vision et que l’objectif du groupe soit commun. Il est donc important de s’en fixer un qui réalisable et de se concentrer sur ce dernier. L’action collective, tout comme la liberté d’expression est protégée par le droit international. Donc, aussi un droit fondamental. Parfois, il faut agir vite, en raison du sujet de l’action. Parfois, on a plus de temps pour s’organiser. Tout dépend de l’ampleur de l’action et de son objectif.

La défense des droits humains : les collaborations créatives

Si on dit action collective, on parle aussi de collaborations. Celles qui fonctionnent le plus sont celles qui sont créatives. Ces dernières se propagent plus rapidement que les traditionnelles. Ce qui donne une plus grande portée aux messages à transmettre. Par exemple, l’organisation d’une journée d’actions pacifiques et ludiques. Des exemples ? Si vous étiez au Québec en 2012, vous avez entendu parler des casseroles contre la hausse des frais de scolarité. On se rassemblait aux coins des rues afin de cogner sur nos casseroles avec nos voisins. C’était à la fois pacifique et créatif. L’idée avait été reprise durant la crise de la charte des valeurs en 2013. J’avais été à une manifestation avec mon ex-mari et on avait apporté la couscoussière que sa mère avait mise dans sa valise. Résultat : mon ex-mari l’avait complètement renfoncé tellement il cognait avec enthousiasme. J’ai racheté une autre couscoussière et des cuillères en bois.

Bref, lorsqu’on parle de passer à l’action, beaucoup de facteurs sont à prendre en considération. Il faut être actif tout en se protéger. Créatif tout en étant concret. Plusieurs habiletés sont aussi nécessaires, donc la communication et la collaboration. Pourtant, on a tous l’opportunité d’être des défenseur·e·s des droits humains selon nos capacités et nos intérêts. Il faut juste trouver la bonne cause.

Vous, quelle cause vous seriez prêt·e·s à vous battre ? Le faite vous déjà ?

Les top 5 du lundi

Aujourd’hui, nous avons déjà fait la moitié du Ramadan. Au moment de la publication de cet article, il ne reste plus ou moins 10 jours avant la fin du jeûne de ce mois. La majorité des gens savent que les musulman·e·s jeûnent de l’aube au coucher du soleil pendant une période de 30 jours. Donc un mois complet à manger et boire que lorsque le soleil est couché. Idem pour les relations sexuelles. En plus de cela, le comportement est à surveiller. On doit faire attention à ce que l’on peut dire ou comment l’on peut agir avec autrui. Voici donc cinq faits que vous connaissez peut-être sur le Ramadan ou non.

Le Ramadan est l’un des piliers de l’Islam

(c) http://khadijamine.centerblog.net/rub-les-5-piliers-de-islam-.html

L’Islam a cinq piliers sur lesquels se basent les musulmans pour pratiquer leur religion. Le premier est l’attestation de foi. On la répète tous les jours pour confirmer le fait que l’on soit musulman. C’est ce que j’ai dit lorsque je me suis convertie il y a six ans. On la dit aussi aux nouveau-nés dès leur naissance. Le deuxième pilier est la prière. Il y en a 5 obligatoires à faire quotidiennement, mais il est possible d’en faire plus pour ceux qui le désir. Le troisième est l’aumône en soutien aux pauvres. Par contre, certaines conditions sont à respecter. La quatrième est le jeûne du Ramadan. Ce jeûne mensuel revient tous les ans à des dates différentes. Le dernier pilier est le pèlerinage à la Mecque, pilier obligatoire pour celui ou celle qui en a les moyens financiers.

On ne fait pas le Ramadan, mais on jeûne durant ce mois

(c) Pixabay birrelwalsh

Le Ramadan est le neuvième mois du calendrier hégirien. Ce dernier remonte à la migration du prophète de la Mecque vers Médine. Contrairement au calendrier grégorien, qui se base sur la rotation du soleil, celui des musulmans se base sur la rotation de la lune. Ce qui fait que les mois hégiriens durent en moyenne 29 ou 30 jours. Comme les mois hégiriens sont un peu plus courts que les mois grégoriens, les dates changent tous les ans. Lorsque j’ai fait mon premier jeûne lors du Ramadan, les dates étaient de la mi-juillet à la mi-août. C’était en 2012. En 2018, le Ramadan a débuté le 17 mai. Comment sait-on qu’un nouveau mois commence ? En observant le ciel. Si l’on voit la nouvelle lune, c’est le début officiel du mois. Si l’on voit que la lune est décroissante, le mois précédent n’est pas encore terminé.

Jeûne du Ramadan ou Carême ?

Je ne sais pas si je suis la seule à ne pas comprendre pourquoi certain·e·s arabo-musulman·e·s traduisent le siyam (jeûne en arabe) par le terme Carême. Malgré le fait qu’ils soient tous les deux liés à une période de privation spirituelle, elles n’ont pas grand-chose en commun. J’ai posé la question à mon mari au début du jeûne et il m’a répondu que c’était en lien avec le colonialisme français. C’est plausible, mais je n’ai pas vérifié. En tant que convertie, chaque fois que j’entends Carême pour parler du jeûne, je titille. Lorsque j’étais catholique, je n’ai jamais jeûné durant le carême. Comme la très grande majorité des catholiques actuel·le·s. Mais bon, c’est peut-être le fait que j’ai une relation amour/haine avec le christianisme qui me fait que ce point me dérange tant. Par chance, je l’entends rarement.

Dates importantes en lien avec le jeûne du Ramadan

La période du Ramadan a de nombreuses dates qui y sont rattachées. La première révélation coranique a eu lieu vers la fin du mois en l’an 610. Le prophète était en retraite spirituelle et a reçu la visite de l’ange Gabriel durant la nuit pour lui révéler les cinq premiers versets de la sourate ʾal-ʿAlaq (العلق). Aujourd’hui, on appelle cette nuit est connu sous le nom de la nuit du destin et se situe dans les derniers jours impairs (21, 23, 25, 27 ou 29) du mois du Ramadan. Culturellement, beaucoup de gens croient que cette nuit est le 27 ramadan, mais dans les faits, personne ne sait réellement quand elle a lieu.

Le Ramadan et les conflits…

Le mois du Ramadan est un mois où à l’époque du Prophète, de nombreux événements ont eu lieu. On pense notamment à Badr en 624, à la conquête de la Mecque en 630. Bien qu’il s’agisse d’un mois où les conflits sont à éviter, la défense de la religion reste prioritaire en toute situation.

Le Ramadan, un moment collectif de partage

(c) Wikia Saveurs du monde

Le Ramadan est un mois qui se passe en communauté. Bon nombre de mosquées organisent des iftars ((إفطا. C’est le repas que l’on prend pour rompre le jeûne juste après l’appel à la prière du Maghreb. Plusieurs apportent de la nourriture à partager avec les autres ou aide à la préparation du repas collectif. Aussi, plusieurs personnes en profitent pour faire de bonnes actions, comme de donner aux pauvres ou de prendre le temps d’enseigner le Coran à d’autres musulman·e·s. Ce qui est spécifique au Ramadan, ce sont les prières de nuits faites en groupe à la mosquée. En fait, plusieurs personnes ne vont à la mosquée que pour faire ces prières, appelées tarawih (تراويح). Il faut donc s’armer de patience lors de ces moments ou être capable de rappeler les bonnes manières avec tact.

Zakat al fitr à donner la fin du ramadan

aumôme

(c) Pixabay Kimthecoach

À la fin du Ramadan, il y a une aumône particulière appelée zakat al fitr ( زكاة الفطــر). C’est un montant fixe à donner en nourriture à quelqu’un dans le besoin. Par contre, certaines personnes préfèrent le donner directement à la mosquée qui, elle, donnera ce qu’il faut aux gens dans le besoin. Mais comme toute chose en Islam, l’interprétation joue beaucoup sur les actions des musulaman·e·s. Le but de cette zakat est de purifier le jeûneur et de valider son jeûne. Le chef de famille donne la zakat pour tous les membres de sa famille. On multiplie donc le moment en fonction du nombre de personnes dans le clan. Cela inclut aussi les enfants à naître. Cette zakat doit être déposé avant la prière de l’Aïd al fitr.

Bref, le Ramadan est un mois bénéfique

Le Ramadan est une période très spirituelle. On ne fait pas que se priver de manger ou de boire. On essaie de devenir de meilleures personnes en se rapprochant des enseignements d’Allah. Ainsi, on apprend à se surpasser en tant qu’être humain en faisant ce que l’on juge bon de faire. Je ne croyais jamais réussir à ne pas manger durant une aussi longue période, en pleine canicule ! Oui, on se prive de quelque chose qui est vital à l’humain, mais il est important de savoir qu’en certaines conditions, il est possible de ne pas jeûner. Par exemple, lorsque l’on est malade ou que l’on voyage. Une fois le Ramadan terminé, on rattrape les jours que l’on en manqué. C’est important de ne pas jouer avec notre santé. On pense aux femmes enceintes ou ayant ses règles. Elles ne jeûnent pas. Bref, le Ramadan est un mois spécial pour ceux et celles qui savent en tirer profit.

 

 

Les top 5 du lundi

Aujourd’hui, c’est la journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement. Qu’est-ce que cela signifie ? En fait, il s’agit d’une manière de connaître les autres cultures. Nous vivons tous la diversité d’une manière ou d’une autre. Alors de prendre le temps de discuter avec quelqu’un vivant une autre réalité que la nôtre. En fait, le 2 novembre 2011, l’UNESCO s’est dotée d’une déclaration universelle sur la diversité culturelle. Il s’agit d’une manière de faire la promotion de l’identité, la diversité et le pluralisme comme un héritage mondial. Les valeurs et le « vivre ensemble » sont à la base de cette réflexion culturelle. Voici donc cinq raisons de favoriser le dialogue avec une personne ayant une culture différente de vous.

La diversité culturelle : patrimoine de l’humanité

Au fil du temps, la diversité culturelle a eu une influence sur les différentes sociétés. Ce qui en fait le patrimoine de tous. Et comme nous la possédons tous, il va donc de soi d’aller vers l’autre afin de discuter avec cette personne. Nous sommes tous différents les uns des autres et cette diversité identitaire catégorise les gens. Le dialogue interculturel permet donc de briser ces stigmatisations. Nous avons tous quelque chose à apporter aux autres, donc, c’est une raison de plus pour entrer en contact avec les autres cultures qui nous entoure.  Il existe des politiques pour favoriser la cohésion sociale, mais en a-t-on vraiment besoin ? Il semblerait que oui, car même avec ces règles, les gens ont tendance à être discriminatoires avec les minorités. Pourtant, les entreprises ont la possibilité d’élargir leur clientèle et de créer une dynamique de travail différente et ouverte sur le monde.

La diversité culturelle, accessible à tous ?

On pense, souvent à tort, que la diversité est le fait des minorités culturelles visibles. Eh bien non ! Beaucoup ne sont pas visibles, mais audibles, et certaines cultures sont issues de sous-culture. Par exemple, au Québec nous avons une culture majoritaire : blanche, francophone et en santé. Mais ses sous-cultures sont beaucoup plus nombreuses en raison du fait qu’une identité a une mobilité et une flexibilité dans le temps. Aussi, la multiplicité de l’identité fait en sorte qu’il y a une diversité que l’on ne peut contester. Donc, même sans immigration, il y a une diversité culturelle à tenir en compte. On pense à la réalité des handicapé·e·s, des LGBTQ, des autochtones, etc. Ces faits doivent être considérés comme importants et pris en charge par la collectivité. En fait, la diversité culturelle a ses propres droits à respecter. Le mieux que l’on peut faire reste l’enseignement et le dialogue.

La diversité culturelle : source de créativité

 

La créativité puise ses idées dans les traditions culturelles que l’on connaît. Au contact des autres, cette créativité est donc stimulée et se multiplie. D’où l’importance d’entrer en contact avec des gens diamétralement à l’opposé de qui nous sommes. Comme mentionné plus haut, le fait d’avoir une diversité culturelle au travail peut être bénéfique pour les employé·e·s et les entreprises. C’est l’une des raisons pour lesquelles la diversité culturelle est un héritage commun à tout être humain. Mais pour stimuler la créativité, il faut avoir l’opportunité de discuter avec les gens sur ce qui les intéresse et motive. En sachant cela, il sera plus facile de protéger ce patrimoine et aux marchandages que cela occasionne. Il ne faut pas oublier que les traditions font partie de l’identité. Par exemple, même si je ne fête plus Noël depuis longtemps, au contact de l’odeur de sapin et les lumières, des souvenirs me reviennent.

La diversité culturelle et le dialogue

Oui, je le répète encore une fois. Le fait de parler avec les autres nous permet d’apprendre sur plusieurs points. Premièrement sur soi, mais énormément sur ce qui nous entoure. Comme notre environnement ou les gens que l’on côtoie. Il nous est possible de voir les différences et de les respecter. Forcément, cela a un impact sur l’identité des gens participant au dialogue. L’ONU avait comme objectif, en instaurant cette journée, d’avoir un monde plus enclin à la paix et tourné vers l’avenir. Selon Elsbeth Müller, secrétaire générale d’Unicef en Suisse, le dialogue est la principale option pour la création d’une base solide à une société diversifiée culturellement. S’ajoutent à cela l’intégration et la compréhension entre cultures pour créer un équilibre essentiel au pluralisme. Le dialogue interculturel permet non seulement de favoriser la paix, mais solidifie la sécurité et la stabilité mondiale.

La diversité culturelle, un droit fondamental

Comme c’est un droit fondamental pour tout humain, il faut donc faire en sorte de faire sa promotion. Cela inclut la lutte contre les stéréotypes et le conformiste. En gros, lutter contre les idées de l’extrême droite qui nous disent qu’on doit tous cadrer dans le même moule. De toute façon, même entre gens d’une même communauté, c’est impossible de tous être identiques à son voisin. Et pour être honnête, ça serait vraiment ennuyant. La diversité culturelle apporte un petit plus à la société. Elle permet un équilibre, car chaque membre qui la compose y met toujours un peu de couleur. En apprenant qui est l’autre, on peut comprendre sa situation, du moins en partie. Par la suite, l’aider, d’une manière ou d’une autre. En gros, la diversité culturelle évite la routine et permet à la société d’être meilleure. À long terme, ça ne peut qu’être bénéfique.

Lire, c’est important ! Je n’arrête pas de vous le dire. Mais aujourd’hui, 23 avril, c’est la journée mondiale du livre et du droit d’auteur·e. C’est une date symbolique en raison du fait que divers événements liés à la littérature se sont produits un 23 avril. Que ce soit la mort ou la naissance d’auteurs réputés. Par exemple, Shakespeare est décédé le 23 avril 1616. Mais l’UNESCO a décidé de consacrer une journée aux livres et au droit d’auteur·e de trois points importants : la lecture, le monde de l’édition et la propriété intellectuelle. Voici 5 raisons de lire les livres que l’on achète.

 Lire, c’est mon droit !

L’édition 2018 de la journée mondiale du livre et du droit d’auteur·e coïncide avec la 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme… et de la femme. D’ailleurs deux articles de la Déclaration sont importants de connaître au sujet du droit à la lecture : les 26e et 27e articles. Voici ce qu’ils stipulent[i] :

« Article 26

  1. Toute personne a droit à l’éducation […]
  2. L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix. […]

Article 27

  1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent. 
  2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l’auteur. »

Donc, si quelqu’un a le droit à l’éducation, il apprendra forcément la lecture. Du moins de façon fonctionnelle. Mais comme il est décrit au point 2 de l’article 26, l’éducation permet l’épanouissement personnel et le renforcement des droits et libertés de la personne. Sans compter l’impact sur les connaissances sur notre environnement immédiat ou non.

Idem pour l’article 27, qui mentionne la participation aux activités culturelles de sa région et les droits d’auteur·e.

Lire, c’est apprendre

Lire c’est l’occasion d’apprendre sur le monde qui nous entoure. La lecture permet de se remettre en question, de s’émanciper. Je vous en avais déjà parlé dans un article en mars dernier. Il faut donc comprendre que la lecture aide à la construction de soi par la confrontation de nos idées avec celles de l’auteur·e. Mais elle peut aussi valider nos pensées sur un sujet.

Mais c’est aussi l’occasion de discuter sur des sujets variés avec les gens qui nous entoure. Des clubs de lectures existent un peu partout sur la planète. Cela permet de faire des résumés et de faire ressortir une vue d’ensemble du livre. Cela permet également de voir autrement l’histoire que par notre propre perception, car personne n’a le même vécu, donc la même conception de ce qui est lu.

Lire, c’est imaginer et comprendre l’autre

Les deux vont de paire. Car, oui, l’imagination fait partie de la lecture en plus de nous permettre de comprendre l’autre. En lisant un roman, on s’imagine le monde dans lequel évolue le personnage. Le même personnage n’aura une allure différente d’un lecteur à l’autre. L’auteur·e créer donc un univers propre à l’histoire que le·la lecteur·trice recréé à son tour. Par contre, selon les psychologues qui se sont intéressées à la lecture de romans, ils permettent de comprendre la psychologie humaine. Déjà en 1986, Jérôme Bruner, de La Faculté de droit de l’Université de New York, mentionnait le fait que la narration est une pensée en soi, car elle forge la conception que l’on peut se faire de l’être humain.

La lecture de romans permettant la compréhension de l’autre grâce aux habiletés sociales que l’on peut développer en lisant. En effet, l’imagination que l’on stimule en lisant permet le développement de l’empathie et le jugement de l’opinion de l’autre. Bien que l’acte de lire soit de prime abord un acte solitaire, ce n’est pas le cas. Il s’agit plutôt d’une interaction avec l’autre.

Lire, c’est choisir

Lorsque l’on décide de lire, on fait un choix. C’est immanquable. Plusieurs facteurs font en sorte que l’on choisit un livre plutôt qu’un autre. Nos états d’âme, nos intérêts, les obligations scolaires, etc. Par moment, des lectures nous sont imposées, comme quand on est à l’école. Souvent dans les cours de français ou de philosophie au Collégiale, les professeurs nous choisissent des livres qui vont nous faire réfléchir ou comprendre notre environnement immédiat. Des années plus tard, avec l’âge et l’expérience, lorsque nous relisons ces livres, nous comprenons autre chose, car nos idées évoluent dans le temps. Bref, les choix littéraires, que nous faisons ou subissons, font en sorte de stimuler notre curiosité et notre intellect.

Lire, c’est voyager

Lire, c’est voyager à peu de frais. Victor Hugo disait que lire, c’est voyager et voyager, c’est lire. Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Que les deux sont des sources d’apprentissage similaire. En effet, l’un comme l’autre permet de se cultiver. Évidemment, ce n’est pas de la même manière, mais on apprend autant au contact d’un qu’en prenant l’avion ! Tout dépendant de notre expérience, l’un confirme l’autre… ou l’infirme. Encore sur ce point, on apprend sur ce qui nous entoure. L’un avec livre, l’autre au contact des gens. L’un est davantage intellectuel, l’autre social. Les deux sont autant bénéfiques que l’autre à l’apprentissage.

Bref, comme on vient de le lire, la lecture est synonyme d’apprentissages. On développe des capacités qui nous serviront toute notre vie. Même si on ne le sait pas dans l’immédiat, ces habiletés sont utiles dans plusieurs situations du quotidien. Donc, lisez et vous serez de meilleures personnes.

[i] Déclaration universelle des droits de l’Homme : http://www.un.org/fr/universal-declaration-human-rights/, vu le 19 avril 2018