Publié dans Réflexion

Hygiène de vie : 3 aspects à considérer

On parle de plus en plus de l’importance d’une bonne hygiène de vie. Mais qu’est-ce qu’être en bonne santé ?

Une bonne santé est un équilibre harmonieux entre le physique, le mental et le social. Bien qu’il y en ait plusieurs autres facteurs, le choix s’est arrêté sur les trois points mentionnés par l’Organisation mondiale de la santé.

Voici donc un survole de ces trois aspects de la santé. Il s’agit d’un extrait de la conférence d’avril 2018

HYGIÈNE PHYSIQUE

La santé physique touche les maladies qui concernent le corps. On parle, par exemple, de maladies pulmonaires, de cancers, de diabète, de maladies cardiovasculaires, de maladies alimentaires, d’orthopédie, de soins palliatifs, le maladies chroniques, le tabagisme, etc. ! Souvent, une condition en entraîne une autre. Par exemple, le fait de fumer peut causer des maladies pulmonaires ou un cancer. L’obésité peut causer le diabète ou des maladies cardiovasculaires. Mais ce n’est pas une certitude. Il y a plusieurs facteurs qui influencent la santé physique, dont l’hérédité, les restrictions financières, le réseau social et les habitudes de vies.

L’exemple de l’alcool

L’Institut canadien d’information sur la santé nous le démontre bien avec les méfaits de l’alcool au Canada. Par exemple, les Canadiens ayant un faible revenu consomment moins d’alcool que le reste de la société. Par contre, ils sont deux fois plus nombreux à séjourner à l’hôpital à cause des méfaits de l’alcool. Si on compare la forte consommation des 20% des plus pauvres à celle des 29% les plus riches au Canada, on peut voir la différence. Pour 100 000 personnes, on compte 411 hospitalisations pour le premier groupe. Pour le deuxième, on en compte 166.

L’exemple de l’obésité

Le phénomène est similaire avec l’obésité. Toujours selon l’Institut canadien d’information sur la santé, en 2004 38 % des adultes autochtones vivant hors réserve étaient obèses. En 2002-2003, 36% des autochtones vivant en réserves étaient obèses. On le sait, cette population est dans les plus vulnérables du Canada. Selon l’étude pancanadienne, on constate que l’obésité était plus importante justement dans ces communautés à deux exceptions : le Nunavut et la Colombie-Britannique.

HYGIÈNE MENTALE

Selon Portail santé mieux-être du Gouvernement du Québec, 1 personne sur 5 souffre de maladie mentale à un moment ou l’autre de sa vie.

Mais qu’est-ce que la maladie mentale ?

On parle de troubles anxieux, de phobies, de trouble obsessionnel compulsif, de troubles de l’humeur, de troubles psychotiques et d’états de stress post-traumatique.

Vivre avec la maladie mentale n’est pas évident pour personne, qu’on en soit celui qui en est atteint ou non. Bien que dans certains cas, la maladie soit présente tout au long de la vie, il est possible d’apprendre avec la maladie.

La guérison

Le processus de rétablissement est différent d’une personne à l’autre. Mais ce qui aide à la stabilisation de l’état de santé est le fait que la personne connaisse ses propres limites. Le fait aussi de développer de nouvelles habiletés est une bonne idée pour reprendre le contrôle de sa vie. On a tous des forces qui lui sont propres. Alors, il est important de les reconnaître pour se permettre d’agir selon qui on est. Être actif au sein de sa communauté et être entouré de gens qui nous apprécient est bénéfique à un bon état de santé. Aucun parcours n’est linéaire, alors, il est important de ne pas se décourager en moment de recul. Évidemment, un suivi médical est aussi nécessaire pour s’en sortir. Dans ce cas, la consultation d’un médecin qui vous connaît est importante, mais un bon réseau social est aussi important.

HYGIÈNE SOCIALE

Selon le dictionnaire en ligne, La Toupie, l’indice de santé sociale est ce qui permet de mesurer la qualité de vie d’un peuple. On mesure le bien-être collectif selon 16 indicateurs élémentaires. Ces derniers sont découpés selon 5 catégories d’âge :

  • Enfants,
  • Adolescents,
  • Adultes,
  • Personnes âgées
  • Tous âges confondus.

Dans tous les cas, il est grosso modo question de pauvreté, de maltraitance, de mortalité, d’accès au logement, de finances, etc.

La santé sociale est donc influencée par plusieurs facteurs. Cela cause des inégalités, évidemment. Comme mention précédemment, le facteur socio-économique est un de ces facteurs. Probablement le plus important, car il influence le reste. La répartition des ressources telles que l’argent, le pouvoir, l’alimentation ou l’éducation influence donc notre relation avec l’autre, avec la société.

Dans une même communauté, même si l’on tente de favoriser l’égalité entre les membres, ce n’est pas toujours simple à réaliser.  Une des solutions proposées pour aider à la santé communautaire est la réinsertion sociale. Le but étant de réintégrer des gens qui sont considérés comme hors-norme. Parce que ceux et celles qui ont tendance à avoir une faible santé sociale sont souvent les exclus de la société. Leur permettre d’y retourner peut les aider. On pense aux immigrants, aux ex-prisonnier·ère·s, aux itinérants et bien d’autres évidemment. Il y a beaucoup d’initiatives au Québec et à l’étranger pour arriver à une meilleure santé sociale. Mais forcément, pour que le succès soit maximal, l’aspect culturel est à considérer.

Et vous, comment prenez-vous soin de votre santé ? Quelle est votre hygiène de vie idéale ?